Le blog de Jean-Marc Guinchard - Page 3

  • La fiabilité des assureurs maladie ...

    Depuis le 1er janvier 2011, le nouveau financement hospitalier a imposé aux cantons de subventionner aussi les hospitalisations en milieu privé. Ce financement, réglé par des contrats de prestations passés entre gouvernements cantonaux et cliniques privées, représente bon an mal an, depuis 2011, plus d'un milliard de francs à la charge des cantons et au bénéfice des assureurs maladie qui pratiquent l'assurance complémentaire privée. Je m'étonnais dans un précédent billet sur ce blog que lesdits assureurs n'aient pas, vu les circonstances, revu leurs contrats et procédé à des baisses de primes dans le secteur privé.

    Il y a quelques jours - soit trois ans après l'introduction du nouveau système - mon assureur m'a annoncé une baisse de ma prime d'hospitalisation privée.

    Que cette annonce intervienne à peine un mois avant la votation du 28 septembre sur la caisse publique est bien entendu une pure coïncidence et ne saurait faire l'objet du moindre soupçon publicitaire avant cette importante échéance...

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  • Traversée de la rade: l'initiative UDC est un plouf

    Le projet de l'UDC va coûter 1 milliard 300 millions, pour rien...

    Imaginez...: 1 milliard 300 millions, ce sont1'300'000 billets de mille francs que vos pourriez aligner sur les 250 mètres du Pont du Mont Blanc...Et avec le vent, ce sont 1'300'000 billets de mille qui vont passer dans le lac, sans effet aucun sur la circulation, sauf un enlaidissement de notre rade et un impact zéro sur la circulation, sauf une concentration au centre...

    Dites, la circulation sur la grande traversée, c'est pas mieux?

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  • Caisse publique, que de contre vérités....

    Surprenant, de voir la propagande des assureurs maladie militant pour le "Non à la caisse publique" en utilisant, contre l'avis du Conseil fédéral, leurs journaux internes et leur "newsletters" pour convaincre leurs assurés.

    Pas si étonnant quand on réalise les enjeux financiers: chasse aux bons risques, peu de contrôle des réserves, technique d'appel en assurance de base afin de vendre des produits d'assurance complémentaire dans tous les secteurs (personnes et choses).

    Contrairement à ce qui est affirmé:

    OUI, les modèles alternatifs d'assurance (réseaux, médecins de famille etc....) pourront être conservés.

    OUI, des économies pourront être réalisées, entre 200 à 300 millions relatifs aux frais administratifs dûs aux changements de caisse chaque année pour environ 1 million d'assurés.

    OUI, des économies sont possibles puisque les frais de publicité ne seront plus nécessaires (de 400 à 500 millions).

    NON, le libre choix du médecin par l'assuré ne sera pas supprimé.

    NON, les primes ne sont pas plus chères, mais elles ne baisseront pas tant que notre démographie continuera d'évoluer  comme maintenant.

    OUI,  le choix d'une complémentaire reste acquis, pour chacun comme à l'heure actuelle.

    En outre, une autre question se pose: si l'initiative passe le 28 septembre, il est prévu qu'elle soit mise en application en trois ans. L'OFSP sera-t-il apte à contrôler, pendant cette période, l'utilisation des réserves et les flux financiers des assureurs? Ces derniers ont certainement un plan B, et cela devra être strictement contrôlé.

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  • Un geste insultant...

    http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/primes-payees-seule-petite-moitie-rendue-geneve/story/18527797

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  • La caisse publique contre la pseudo-concurrence

    Les caisses, leurs lobbies et les grands défenseurs du libéralisme à outrance arguent que la concurrence est saine et que la caisse publique n’est qu’une  intervention de plus de l’Etat. Les mêmes refrains défendant le libéralisme se répètent mais ne posent pas la vraie question.

    Les caisses maladie privées, dont on en dénombre près de 60, se livrent-elles à une « saine » concurrence ? En réalité, c’est tout le contraire.  Le seul mécanisme de concurrence auquel se livrent les caisses, c’est celui de la « chasse aux bons risques ».

    Voilà comment cela fonctionne : pour pouvoir proposer des primes plus basses et ainsi devenir plus intéressante sur le marché de la concurrence, une caisse-maladie va chercher les jeunes en bonne santé. Plus elle a de jeunes (les fameux « bons risques »), moins la caisse doit dépenser d’argent dans les traitements. Cela lui permet donc de baisser ses primes. Les caisses gérant beaucoup de « mauvais risques », les personnes âgées et les malades chroniques,  doivent, elles, augmenter leurs primes. 

    De ce fait, personne ne veut de ces assurés-là qui, en coûtant cher, empêchent les caisses de baisser leurs primes et les rendent donc moins concurrentielles. S’il y a donc bien une certaine concurrence entre les caisses, celle-ci ne porte pas sur la qualité et le prix des traitements des patientes et des patients, mais seulement sur l’acquisition des assuré-e-s présentant des « bons risques ».

    Cette pseudo-concurrence est malsaine puisque ceux qui ont besoin de traitements sont boycottés par les caisses privées. C’est pourquoi il faut impérativement arrêter cette aberration et opter pour seule caisse, pour véritablement se concentrer sur la qualité des soins.

     

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  • Policiers en civil: poulets déplumés?

    Le député Boris Calame a exprimé sur son blog ses rêveries, notamment celle de distribuer dans la rue des brassards "Police" à tout un chacun. On apprenait hier, de surcroît, qu'une cliente d'un supermarché avait appelé la centrale d'alarme de la police, paniquée par la présence dans le dit centre d'une femme armée. Vérification faite, la dame armée était bien une policière, armée car en service.

    Il y  a un peu plus de deux semaines, je circulais à vélo, dans les rues basses, de Bel Air à Rive. Je me suis fait arrêter au milieu de mon trajet par un mec en polo (douteux, le polo...), short, sandales et ceinture de charge abondamment garnie.

    Il me signale que la circulation des cyclistes est prohibée sur ce tronçon, ce à quoi je réponds d'abord qu'elle est tolérée. Que nenni, rétorque le mec, vous êtes amendable. A ce moment, je lui demande de quel droit et à quel titre il m'interpelle. Il me montre un brassard orange, et me dit qu'il est policier.

    Pour moi, un brassard ne veut rien dire, on en trouve partout. Je lui alors demandé sa plaque, ou sa carte d'identité. Il a refusé, et je suis parti. Pas de suite...

    La grève de l'uniforme des policiers est en train de les dévaloriser à un point qu'ils sous-estiment gravement.

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  • Caisse publique: les requins

    En 2007, avant la votation sur la caisse unique, et non publique à l'époque, le Conseiller fédéral Couchepin, dont on connaît les liens avec un assureur valaisan bien connu, déclarait: "Si le peuple accepte cette initiative, les assureurs feront tout pour piller les réserves".

    Il admettait donc ainsi que les assureurs avaient le pouvoir de piller les réserves appartenant à leurs assurés et que l'OFSP n'était pas capable de contrôler ce fait...

    Cela n'a pas changé, et si l'initiative du 28 septembre passe, ce point devra particulièrement surveillé....

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  • La traversée de la rade: un naufrage

    Durant la campagne électorale de l'été passé, l'UDC s'est réappropriée le projet de traversée de la rade (petite traversée parallèle au Pont du Mont Blanc et sous-lacustre), pour des raisons purement électoralistes et pour se rallier les voix des "tout à la bagnole".

    Ce concept date du siècle passé et ne résoudra aucun problème de circulation à Genève. Mais au-delà de cet aspect passéiste et désormais inutile, ce projet devisé à 1 milliard 300 millions ( sans compter les dépassements et surcoûts habituels, donc au minimum 1 milliard 800 millions au total) aura pour seul effet de plomber les finances cantonales, déjà au plus mal.

    En effet, l'initiative UDC exige la réalisation de cet ouvrage en six ans dès son acceptation par le peuple. Or, les investissements prévus par le Conseil d'Etat pour ces prochaines années se montent à environ 1 milliard 300 millions et certains ne peuvent plus attendre. Rénovations lourdes de cycles, de collèges, de l'Uni, route des Nations, extension du tram (en particulier vers Bernex), gare souterraine de Cornavin, et j'en passe...

    L'effort financier demandé au canton pendant ces six années va reporter les investissements les plus urgents aux calendes grecques.

    De surcroît, les projets d'investissement du Conseil d'Etat, pour la plupart, bénéficient d'ores et déjà de la manne fédérale qui, en cas de oui le 28 septembre, sera simplement supprimée et pas forcément reportée plus tard.

    Cette initiative est un leurre, une tromperie, un mensonge. Elle est désuète, inadéquate et inutile. Plus grave, elle bloquerait pour plus de dix ans tout nouvel investissement de l'Etat dans des domaines prioritaires.

    Lors d'un débat sur ce sujet devant l'assemblée des délégués du PDC, le député UDC Patrick Lussi, promoteur de cette initiative, à une question d'un délégué sur le financement, a répondu que les questions de financement n'étaient pas le problème de l'UDC, mais de l'Etat. ben voyons...

    Pour un parti qui coupe systématiquement dans toutes les prestations - c'est son credo - la réponse est un peu courte...

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  • "Traversons..."

    Voici le slogan choisi par l'UDC pour son initiative sur la traversée de la rade - petite traversée, donc - sur laquelle nous voterons le 28 septembre.

    Le ton est donné, puisque l'UDC a fait de cette traversée son slogan pour les dernières élections cantonales.

    Le ton est donné, mais il date. Le choix d'un véhicule - vraisemblablement une coccinelle des années trente - montre bien et à l'envi que le choix d'une petite traversée aurait peut être  été une bonne idée dans les années trente à cinquante. Mais plus maintenant.

    Son coût total, plus d'un milliard de francs, et son inutilité reconnue par de nombreux experts, font de ce projet un simple argument électoral et démagogique, juste bon à plomber le projet d'une vraie traversée, celle du lac.

    La petite traversée de la rade ne résout en rien les problèmes de circulation et de transit en ville et ne constituerait qu'un aspirateur à voitures au centre, ce dont nous n'avons pas besoin.

    De plus, ce projet va plomber nos finances cantonales, déjà bien mises à mal, et ne bénéficiera pas d'une aide fédérale.

    Projet mal ficelé et coûteux, inutile, juste bon à flatter une base électorale bien affaiblie.

    A refuser des deux mains, donc...!!

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  • LAMal et caisse publique: le bonneteau des parlementaires

    Le bonneteau est un jeu de dupes de l'ordre de l'escroquerie, proposé à à d'innocents badauds, en France depuis le XIV ème siècle, puis dans de nombreux pays.  Très répandu à Genève ces années passées, il a disparu grâce à l'action des forces de l'ordre et à la mobilisation de courageux citoyens.

    Chacun a pu voir ce jeu dans lequel l'escroc déplace habilement et rapidement trois petites boîtes dont l'une cache une boule. Il s'agit pour l'innocent passant appâté de deviner quelle est la boîte qui cache la petite boule. Gagnant les première  ou duexième fois, le chaland se fait ensuite tordre et perd rapidement les mises qu'il a proposées.

    C'est à ce même jeu que semblent s'adonner nos parlementaires fédéraux, membres de la commission de la santé du Conseil national, s'agissant de la loi sur la surveillance de l'assurance maladie (LSAMal). Ce texte, déjà adopté par par le Conseil des Etats, est coincé auprès de la Commission de la santé du Conseil national qui tarde à le boucler, grâce aux manoeuvres dilatoires du lobby des assureurs. Conséquence: le texte ne pourra pas être soumis au Conseil national réuni en plénière dès ce lundi 2 juin. Il sera donc reporté à la session de septembre et ce, vraisemblablement après la votation du 28 du même mois sur la caisse publique.

    Or, un des arguments le plus souvent invoqué par les opposants à la caisse publique est justement le fait que l'application de cette loi sur la surveillance permettra à l'Office fédéral de la santé (OFSP) de mieux surveiller les caisses et d'éviter les dérapages du passé (primes trop élevées ou artificiellement baissées, réserves inadéquates et j'en passe...).

    Si donc le texte n'est pas adopté avant le 28 septembre et si l'initiative pour une caisse publique est refusée par le peuple et les cantons, il y a fort à parier que le Parlement, mis sous pression par les assureurs, rejettera la LSAMal. On se retrouvera ainsi dans la situation actuelle, sans surveillance accrue et nécessaire des assureurs maladie, et le peuple, qui pensait miser sur la bonne boîte de bonneteau, aura perdu toute sa mise.

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  • Quai 9: 10 ans d'un savant équilibre...

    A l'occasion du 10ème anniversaire du local d'injection Quai 9, le CE Mauro Poggia, revenant sur une position qu'il avait soutenue avec son parti, est déterminé à maintenir ce lieu d'injection proche de la gare.

    Cette position doit être saluée car elle reflète bien le rôle du département de la santé qui a osé, il y a dix ans, créer et soutenir ce projet capital dans le domaine du traitement et du suivi des toxicomanes.

    Rappel: la politique de la drogue dans notre pays, et en particulier à Genève, se base sur quatre piliers: prévention, répression, soins et réduction des risques.

    En permettant à des toxicomanes de s'injecter les substances dont ils sont dépendants dans un lieu propre, dans des conditions d'hygiène et de salubrité optimales, avec les conseils de personnel médical et du matériel propre, Quai 9 répond aux objectifs thérapeutiques, de prévention et de réduction des risques de cette politique globale.

    En association avec les autres partenaires, dont le voisinage et les forces de police, ce lieu répond aussi, ou du moins en accepte les contingences, aux nécessités de la répression.Cette situation est loin d'être facile à gérer, et ce pour tous les acteurs: la police ne peut admettre que Quai 9 soit un lieu de non droit et un endroit de "deal", ce qui est normal vu son devoir. Les voisins ont droit au respect et à la tranquillité, et les usagers de Quai 9 doivent pouvoir être reçus dans des conditions leur permettant ensuite un retour à une vie normale.

    Peut-être que certains, à l'instar du MCG,  préfèrent exiler ce lieu de soins et d'accueil dans une zone industrielle ou aux HUG, mais ils oublient que la gare, et ses environs, bien sécurisés depuis, est le lieu idéal puisque,elle le centre de rencontres des toxicomanes et des dealers. Chasser Quai 9 du centre laisserait à l'abandon des gens en souffrance, à la santé compromise, au risque de répéter à terme les situations effroyables et dramatiques en terme de santé publique du Letten à Zürich.

    Les lausannois ont refusé il y a quelques années un tel lieu d'injection, sans proposer d'alternative à cette population de malades et à ceux qui les encadrent, ou du moins qui essaient de le faire. Dommage, Genève, Zürich et Bâle rencontrent de beaux succès en la matière.

    La position du Conseil d'Etat et celle du patron de la santé en la matière doit donc être saluée.

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  • Secret médical et détenus: la faute du Conseil d'Etat

    Le Conseil d'Etat va soumettre prochainement au Grand Conseil un projet de loi modifiant la loi cantonale d'application du Code pénal suisse (CPS) et visant notamment à libérer du secret médical les professionnels de la santé intervenant en milieu carcéral, dans le contexte de l'évaluation du caractère dangereux d'une personne condamnée.

    Ce projet s'inscrit dans la droite ligne des conséquences de l'affaire de la Pâquerette. 

    Il sied de rappeler ici en premier lieu que rien, dans le rapport établi à la demande du Conseil d'Etat par Me Ziegler, ne met en exergue une corrélation entre la levée ou le maintien du secret médical et l'horrible meurtre qui s'est produit. Le rapport pointe essentiellement les défauts d'organisation et de fonctionnement qui sont apparus et qui se sont amplifiés depuis des années, teintés d'angélisme coupable considérant les détenus dangereux plus comme des "patients" que comme des personnes incarcérées.

    Le secret médical est consacré depuis plus de deux mille ans dans les serments d'Hippocrate et d'Aviscène, puis dès 1949, dans le Serment de Genève, que tous les médecins prêtent au moment soit de l'obtention de leur diplôme, soit de leur adhésion à l'association cantonale.

    Le secret protège le patient, au delà de son décès d'ailleurs, et est intangible. Il n'est toutefois pas absolu, puisqu'un professionnel de santé peut demander sa levée dans des cas bien particuliers (danger imminent par exemple). La commission qui donne son accord dans ces cas peut se réunir très rapidement et délibérer au plus vite, dans l'intérêt bien compris du patient et de ses proches.

    Le détenu, dangereux ou non, n'est pas un sous-homme et ses droits fondamentaux doivent être respectés. Leur respect constitue la vitrine de l'attention que la société porte à tout être humain, fût il un criminel. Lever le secret automatiquement dans ces cas aura pour conséquence qu'aucun détenu ne se confiera plus à ses thérapeutes et qu'ainsi, aucun thérapeute ne pourra plus se prononcer en connaissance de cause.

    D'autre part, les professionnels de santé ont montré leur pugnacité, au moment de l'entrée en vigueur de la LAMal, quant au respect strict du secret, que les assureurs trouvaient lourd à gérer sur le plan administratif. Le moindre coup de canif dans ce domaine suscitera les mêmes réactions et ouvre de surcroît la porte à tous les excès dans des domaines autres que carcéraux.

    Enfin, cette disposition légale est clairement contraire au droit fédéral et ne saurait tout simplement pas être applicable.

    Le Conseil d'Etat, emmené sur ce dossier par un ancien défenseur des assurés et des patients, partisan acharné du secret médical dans le passé, ne fait pas une simple erreur d'appréciation, il commet une faute, et grave.

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  • Et si CA Voiblet n'était pas suisse...?

    Le Matin Dimanche épingle CAV, coordinateur romand de l'UDC et ancien président et secrétaire général du parti vaudois,  pour n'avoir pas déclaré aux assurances sociales la femme de ménage - étrangère bien entendu - employée au secrétariat de l'UDC.

    Le sieur Voiblet affirme que la caisse de compensation du canton de Vaud lui aurait confirmé que pour un salaire inférieur à 2300 frs par année, une déclaration aux assurances sociales ne s'imposait pas.

    Coïncidence: la semaine passée, le camarade de parti de Voiblet, Hans Fehr, proposait aux Chambres de modifier la LAVS en n'imposant pas les salaires inférieurs à 2300 frs par an.

    Coïncidence encore, le même Hans Fehr avait été épinglé en son temps pour une affaire semblable de travail au noir...

    Et coïncidence ultime: la semaine passée aussi, sous la coupole, l'UDC proposait de durcir la procédure de renvoi des criminels étrangers en y incluant les délits commis aux dépens des assurances sociales...

    Il y a quand même quelque chose de berlusconien, chez ces gens là....Mais bon, même lui a fini par devoir partir.

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  • Pharmacie en ligne

    Le Matin Dimanche consacre une page ce jour au développement incessant des pharmacies en ligne, permettant, à l'instar de la pharmacie "zur Rose", de commander en ligne les médicaments non soumis à ordonnance.

    De nombreux sites du même type existent déjà, permettant en particulier de commander des médicaments, y compris ceux prescrits sur ordonnance. Certains d'entre eux, afin de se procurer un vernis de sérieux, proposent aux futurs clients de remplir un questionnaire "médical", dont les auteurs nous disent qu'il sera examiné de façon scrupuleuse par un médecin.

    Comment cependant croire à ces affirmations et à la pertinence des déclarations d'un client soucieux de se commander du viagra ou des anti-dépresseurs en ligne, sans passer par une consultation réelle avec un médecin, le cas échéant sur la base d'analyses sérieuses?

    "zur Rose" en fait pourtant une ligne de sa défense et de son sérieux. En effet, elle utilise le même type de questionnaire afin de vérifier l'état de santé du client et son aptitude à recevoir des médicaments. Encore une fois, une simple déclaration unilatérale du client ne saurait, à notre avis, justifier la livraison de médicaments. Le passage chez un médecin, ou à tout le moins à l'officine du pharmacien le plus proche reste le meilleur moyen de se médiquer sans danger.

    Mais le problème est ailleurs: "zur Rose", pharmacie autorisée dans le canton d'Argovie, livre à domicile des médicaments sur prescription médicale. Gain de temps, rabais aux patients et avantages consentis aux médecins qui utilisent ce service. Douteux sur le plan légal, hautement condamnable sur le plan éthique.

    Le plus grave, ce système présenté comme pratique et bon marché par "zur Rose", n'offre aucune garantie quant à l'efficacité de la livraison: retards dans les envois, perte de colis, rupture de la chaîne du froid, nous en passons et des meilleures.

    Rien ne remplace en la matière le conseil personnalisé du professionnel de santé et ses compétences. Nous sommes en Suisse largement pourvus en médecins et pharmaciens pour privilégier ce contact direct, plutôt que les dangers inhérents à des commandes en ligne sous prétexte d'économies peu convaincantes.

     

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  • Bruxelles sait où ça fait mal...

    http://www.tdg.ch/suisse/bruxelles-gele-participation-suisse-programme-recherche/story/13242267

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