25/02/2015

Oui à l’initiative sur les familles le 8 mars 2015

Nous votons le 8 mars 2015 sur l’initiative pour les familles « Aider les familles ! Pour des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle exonérées de l’impôt ! ». L’initiative veut défiscaliser les allocations pour enfant et de formation professionnelle à l’échelle fédérale, cantonale et communale.

Aujourd’hui les familles ne peuvent pas profiter complètement du montant de l’allocation, puisque l’Etat en récupère une partie, de manière injustifiée, sous forme d’impôt.

 

 Les trois raisons d’un OUI à l’initiative sur les familles :

 

 

Cet argent appartient aux familles et non à l’Etat ! Un enfant coûte en moyenne 1000 francs par mois. C’est pour compenser cette diminution du pouvoir d’achat que chaque année les employeurs versent aux familles 5 milliards de francs en allocations familiales. L’Etat empoche immédiatement un milliard. C’est injuste : cette somme appartient aux familles.

 

Les allocations familiales ne sont pas une augmentation de salaire ! Par le simple fait d’avoir des enfants, aujourd’hui, les allocations familiales sont considérées comme une augmentation de salaire. Les familles subissent ainsi une plus forte progression fiscale et paient davantage d’impôts. De cette manière, l’Etat récupère un cinquième des allocations, amputant le soutien que les allocations tentent d’apporter aux familles.

 

Toutes les familles en profitent ! La défiscalisation bénéficie à toutes les familles qui touchent des allocations et qui paient des impôts. Elle bénéficie même doublement aux familles à faible revenu : en diminuant leur revenu imposable, ces dernières paient moins d’impôts et se voient plus facilement octroyer des bourses, des rabais sur les primes et des tarifs réduits pour l’accueil extra-familial des enfants.

 

 

 

 

 

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22/02/2015

Allocations familiales et initiative du PDC: que de fausses affirmations...

A entendre les opposants à cette initiative bienveillante pour les classes moyennes, PLR et PS en tête, on se surprendrait  à sourire si le sujet n'était aussi sérieux. En particulier face à des arguments aussi faibles et si peu argumentés.

Pour le PLR, l'initiative ne fait qu'affaiblir les finances cantonales et fédérales, lui qui n'a cependant pas les mêmes scrupules lorsqu'il s'agit de baisses d'impôts au bénéfice des entreprises.

Pour le PS, seules les familles aisées seront favorisées, réaction typique d'un parti qui n'a pas eu cette idée avant...

Chiffres en mains, qu'en est-il?

A Genève, l'allocation familiale se monte à 230 frs par mois, ce qui représente, pour une famille avec deux enfants, un montant total de 5'520 frs.

Dans le contexte actuel, cette famille, gratifiée d'un revenu brut annuel de 78'000 frs, paie 2'452 frs d'impôts, et avec l'initiative, 1'237 frs, soit une économie de 1'215 frs. 

La même famille, dotée elle d'un revenu de 130'000 frs, réaliserait, en cas d'acceptation de l'initiative du PDC, une économie de 2'172 frs.

Ces montants peuvent paraître dérisoires aux yeux de certains, ils n'en demeurent pas moins intéressants compte tenu des revenus des classes moyennes.

Prétendre dès lors que le texte du PDC ne favoriserait que les gros revenus est faux. D'autant plus que pour les revenus modestes, la non fiscalisation des allocations familiales aura pour conséquence de leur ouvrir à nouveau les subsides pour les primes d'assurance maladie, ce qui bien entendu ne sera pas le cas pour les hauts revenus.. Et cela aussi, ce n'est pas négligeable.

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15/07/2014

Un geste insultant...

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/primes-payees-seule-petite-moitie-rendue-geneve/story/18527797

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14:09 Publié dans Votations fédérales | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

09/02/2014

La honte

C'est un dimanche noir, pour reprendre les termes de Jean-Pascal Delamuraz à l'issue du scrutin sur l'EEE.

Et on se retrouve dans une situation de fermeture et d'exclusion, marquée encore une fois par le fossé entre alémaniques et romands.

Ce qui vient de se passer me navre et me fait honte. Mais je continue de croire dans notre système de démocratie directe.
Le vote sur l'initiative UDC montre:
- que les pouvoirs publics ont minimisé l'impact psychologique de la libre circulation des personnes
- que les autorités ont failli en ne prenant pas les mesures d'accompagnement nécessaires en matière d'emploi, de logement et de mobilité
- que dans ces domaines, nous avons un retard de trente ans, sur un champ laissé libre à quelques patrons et bailleurs malhonnêtes et peu scrupuleux.

Le libéralisme pur et dur a ses limites, et le fait de ne pas intervenir dans des domaines aussi sensibles montre ses limites.

Les conséquences seront lourdes, et difficiles à assumer pour l'avenir. L'UDC et ses partisans - dont les grands patrons travaillent essentiellement avec les pays de l'UE - devront en assumer les conséquences et proposer des solutions.

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12/01/2014

L'immigration massive selon l'UDC

Le 9 février prochain, nous voterons sur l'initiative de l'UDC "contre l'immigration massive". Au delà du fait que cette initiative contrevient aux accords internationaux signés par la Suisse, notamment ceux concernant la libre circulation des personnes. Celle-ci a notamment pour avantage de permettre à notre pays de bénéficier de compétences intellectuelles dont nous avons besoin. En effet, selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS), la grande majorité des migrants sont titulaires d'un diplôme universitaire.

Les opposants à l'initiative, dont je suis, mettent particulièrement en avant les avantages que procure cette immigration à l'économie de notre pays. Certes, cet élément doit être pris en compte. Mais cette vision purement économiciste est quelque peu réductrice et ne tient pas compte d'autres composantes.

Sur la question de la formation d'abord, l'OFS estime qu'en 2018 la part de la population étrangère diplômée du tertiaire pourrait atteindre 48% contre 46% pour les suisses. Ce chiffre de 48% monte encore si l'on tient compte des suisses d'origine étrangère. Les étrangers sont désormais, en tout cas, aussi bien formés que les suisses. Les écarts risquent même de se creuser si la tendance actuelle se poursuit : actuellement, une forte majorité des nouveaux migrants sont diplômés du tertiaire.

Sur le plan du sport ensuite, on constate que notre équipe de football a été qualifiée pour le Mondial grâce à un entraîneur allemand et des joueurs majoritairement naturalisés. Parlons aussi des Jakub Hlasek et Stan Wawrinka en tennis, sans aborder la longue liste d'autres sportifs. Autre exemple, l'équipe qui a construit Alinghi était constituée de personnes de 17 nationalités.

Sur le plan de la culture enfin, on rappellera entre autres que le seul réalisateur de cinéma suisse nominé trois fois de suite à Cannes est Basil Da Cunha, d'origine portugaise...

Pour toutes ces raisons, et en nous souvenant que dans ce pays nous sommes quasiment tous des étrangers d'origine, cette initiative malsaine doit être refusée.

 

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