27/06/2012

Les petits vieux ne sont plus ce qu'ils étaient...

Aujourd'hui, sur facebook, je reçois une invitation d'une nouvelle amie...Ma mère, je n'y crois pas...A plus de 80 ans, voilà que ma douce génitrice se met aux réseaux sociaux. Je n'y crois pas, et pourtant...

En famille, nous l'avions convaincue de se mettre au courriel. En effet, ses petits enfants, en voyage à des degrés divers de par le monde, nous envoyaient des nouvelles par le net, sans penser à écrire des cartes postales à leur grand'mère.

"Ces jeunes, c'est fou, ils n'écrivent plus...". Nostalgie...

Dès lors, nous lui avons offert ordi et assistance, et depuis, mails, jeux, e-banking et tout le bazar.

On constate que les jeunes délaissent les mails pour privilégier les réseaux sociaux...Manifestement, ils ne sont plus les seuls.

Et c'est un bien, à quand des cours d'initiation plus poussés dans les quartiers, dans les EMS, afin de maintenir le contact et la vivacité intellectuelle?

Ma mère est adorable, et elle est entrée dans le XXI ème siècle avec aisance...

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Constitution 2012

Le 14 octobre prochain, les citoyens du canton seront appelés à se prononcer sur le projet de nouvelle Constitution, texte adopté après 4 ans de travaux par la Constituante, à 75 % des membres présents de la Constituante. Chaque constituant, par thème, pouvait rédiger un texte bref sur un sujet de sa préférence, sous le chapeau "Quelles avancées pour Genève?".

Régulièrement, je publierai sur mon blog, de façon aléatoire et avec l'autorisation des auteurs, ces différents textes.

Pour le surplus, rappelons que le texte du projet est disponible au lien suivant: http://www.ge.ch/constituante/doc/Projet_de_constitution_version_finale_190612_

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08:32 Publié dans Constituante | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

26/06/2012

Constitution 2012

Le 14 octobre prochain, les citoyens du canton seront appelés à se prononcer sur le projet de nouvelle Constitution, texte adopté après 4 ans de travaux par la Constituante, à 75 % des membres présents de la Constituante. Chaque constituant, par thème, pouvait rédiger un texte bref sur un sujet de sa préférence, sous le chapeau "Quelles avancées pour Genève?".

Régulièrement, je publierai sur mon blog, de façon aléatoire et avec l'autorisation des auteurs, ces différents textes.

Pour le surplus, rappelons que le texte du projet est disponible au lien suivant: http://www.ge.ch/constituante/doc/Projet_de_constitution_version_finale_190612_

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17/06/2012

LAMal: suite de cette votation du 17 juin

L'UDC fourbit ses armes suite au scrutin de cette fin de semaine et prépare deux plans. Le plan A, qui a peu de chance d'être suivi par le reste de la droite, vise à supprimer l'obligation de s'assurer contre la maladie, datant de 1996. Cette disposition visait à instituer une solidarité entre jeunes et vieux, malades et bien portants, hommes et femmes. La supprimer, comme le souhaite ce parti rétrograde, revient à écorner gravement un des pans de notre système de sécurité sociale.

Nous ne naissons pas égaux devant la maladie, pour des raisons génétiques notamment, et la reconnaissance de ce fait par la société est hautement éthique. L'UDC, en niant cette réalité, ajoute à sa xénophobie patente et vulgaire la négation du rôle social de l'Etat.

Son plan B, qui pourrait être suivi par le PLR, vise à laisser les assureurs libres de conclure avec les médecins et les hôpitaux de leur choix, en ne tenant compte que des statistiques de coûts, soit en niant la réalité des gravités des pathologies, en particulier des personnes âgées. Son argumentation: le marché -quel vilain terme - de la santé, doit être soumis aux règles de la libre concurrence afin de faire baisser les coûts.

Pourquoi appliquer au domaine de la santé des règles de concurrence inexistantes dans les autres assurances sociales? Parce qu'une bonne partie des députés UDC et PLR sont membres de conseils d'administration de caisses maladie, fonctions fort lucratives, alors qu'être membres de conseils en matière d'AI, de 2ème pilier ou d'assurance accident l'est moins...

La santé n'est pas un marché, et si l'on suivait l'UDC, il faudrait aussi renoncer à l'bligation d'assurance pour les autres assurances sociales, l'instruction publique et, à terme, aux autres prestations de l'Etat.

Quel beau programme...

15:13 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

16/06/2012

Savoir raison garder

 

"Communiqué de presse du Bureau de la Constituante"

"L’Assemblée constituante a pris connaissance avec satisfaction de l’arrêt rendu par la Chambre administrative de la Cour de justice suite au recours déposé le 11 mai 2012 par deux citoyens et que certains médias avaient relayé. Les deux auteurs du recours invoquaient une violation des droits politiques en relation avec la campagne d’information de l’Assemblée constituante, lancée fin mars 2012, et demandaient d’interdire à l’Assemblée toute publicité politique ou toute information portant sur le projet de constitution.

La Chambre administrative a rejeté ce recours, considérant que la Constituante, en informant de manière objective les citoyens jusqu’au 26 juin, remplissait le mandat d’information de la population conféré par la loi à la Constituante et ne constituait pas une violation des opérations électorales".


Cet arrêt de la Chambre administrative de la Cour de justice confirme donc la qualité du travail réalisé par la Constituante, en particulier de son Bureau, en matière d'information et de sensibilisation de la population genevoise sur le contenu et la portée des dispositions du projet de constitution qui sera soumis au peuple ce 12 octobre prochain.

Notons ques les deux recourants sont membres du comité de l'AVIVO, association dont le représentant a été mis au courant de toutes les démarches d'information prévues jusqu'au 26 juin, date de la remise du texte au Conseil d'Etat.

Les recourants contestaient non seulement le devoir d'information de la Constituante, mais aussi les moyens financiers mis en oeuvre, moyens dont le représentant cité ci-dessus était informé.

L'AVIVO s'est faite élire sur son popposition à toute modification, et pendant quatre ans, tout lui a été bon pour  saborder ce projet.

Minorisée en votation plénière, qui a accepté le projet à 75% des votants, elle choisit maintenant la voie de la judiciarisation de la démocratie et menace de déposer recours sur recours.

La majorité de la Constituante attend avec sérénité le verdict des urnes et du peuple genevois. Dans ce cadre, le recours par l'AVIVO aux tribunaux, droit non contesté, mais coûteux pour le contribuable, est souvent le déni de l'échec démocratique.

 


21:05 Publié dans Constituante | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

05/06/2012

De la parole aux actes

Ce matin, j'ai reçu mon matériel de vote pour cette élection du 17 juin.
J'ai lu avec attention les arguments et prospectus des divers candidats, en prêtant attention à chacun d'entre eux, soit pour leur côté sympathique et/ou innovant, soit pour leur capacité électorale.
Au delà des candidatures folkloriques habituelles, ou de celles qui tentent de faire connaître un mouvement ou des idées, je me suis concentré sur trois candidats. Les plus en vue, à défaut d'être, pour certains, les plus crédibles. Pour une telle élection, je tiens personnellement compte plutôt des personnalités que des partis.
Notre canton, et le Conseil d'Etat, a besoin d'un homme de sang neuf, dynamique, habitué à négocier en tant que minoritaire, susceptible d'avoir une vision pour Genève qui dépasse le simple programme quadriennal. Il m'importe peu que la droite reprenne ou conserve le pouvoir au Conseil d'Etat. Ce qui m'importe, c'est que le futur élu (ou la future élue) soit apte à apporter au Conseil d'Etat ce qui lui manque cruellement actuellement: de la collégialité, de l'esprit de décision, de la vision à long terme, de l'écoute et de la notion de la région.
Le  ou la candidate doit donc remplir ces conditions nécessaires. Rassembleur, jeune, dynamique, visionnaire, capable d'idées novatrices et parfois iconoclastes, ayant fait ses preuves dans un exécutif. A l'écoute du citoyen, qui lui répond et lui donne des solutions possibles en cas de problème.
La réponse est donnée, j'ai voté Pierre Maudet, et je vous invite à faire de même. Votez et faites voter pour lui.

22:59 Publié dans Elections et motivation | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

03/06/2012

Monsieur le président Ogi

Monsieur le Président,

Je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous en avez le temps.

Je vous ai suivi ce midi sur "La Soupe", et j'a bien apprécié. Vous avez dit, entre autres, regretté que vous ne pourriez pas faire le Mont Blanc, certitude que vous avez acquise en faisant une randonnée en peaux de phoque d'Arolla à la cabane Bertol. Cette course, avec plus de 1300 m de dénivellé, est dure et exigeante, et la faire à 70 ans force l'admiration.

Pour le Mont Blanc, ne vous en faites pas trop... C'est une montagne à vaches, trop fréquentée, surchargée et pas trop exigeante sur le plan technique.

Je suis certain que vous serez bien plus heureux sur la Blümisalp.

Merci pour ce bon moment et bonne suite à vous

 

 

13:40 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

01/06/2012

Déclaration du groupe GE Avance

Déclaration finale du Groupe G(e)'avance à l'Assemblée constituante

31 mai 2012

 

 

 

Issu des milieux économiques, le Groupe G(e)'avance a pris une part active dans les travaux de la Constituante. Composé de représentants provenant de sensibilités diverses mais réunis dans la conviction que l'économie et la bonne marche des entreprises sont le moteur du développement, de la cohésion sociale et du bien-être de notre Société et de sa population, notre groupe s'est largement investi dans les travaux dont nous célébrons aujourd'hui le terme.

 

Disons-le d'emblée : cette célébration passe par un certain nombre de regrets ou de frustrations. Si la Confédération et nombre de cantons ont réactualisé leurs Constitutions, l'exercice a sans doute manqué de souffle et de vigueur dès lors qu'aucun bouleversement n'en avait créé le besoin. Genève n'a pas échappé à la règle, même si la Constitution actuelle, datant de 1847, nécessitait d'être modernisée et rendue plus lisible, ce qui a été fait.

 

Ce n'est pas tant l'élection, en 2008, de 80 constituants qui a fait problème, que le quorum à 3% prévalant pour cette élection. En faisant éclater le nombre de listes représentées, ce quorum a rendu les débats plus difficiles, plus longs et la recherche de compromis plus complexe. Il s'agit là d'un vieux débat entre une démocratie toujours plus large et la recherche d'une efficacité toujours plus problématique si l'on veut bien rappeler que le peuple aura toujours le dernier mot, puisque c'est lui qui se prononcera sur notre projet le 14 octobre prochain.

 

Née de cet éparpillement, la dilution des opinions exprimées au sein de notre Assemblée a, par un contre-effet presque mécanique, amené à des tentatives de "convergences" entre les principaux groupes de "droite" et de "gauche", dont les extrêmes ne se sont pas sentis ou n'ont pas voulu être partie prenante. Il résulte de cette situation un projet qui certes "tient la route", mais qui, pour s'assurer un soutien populaire, a évité les audaces et les sujets qui auraient pu fâcher, d'un côté comme de l'autre.

 

Du point de vue de notre groupe, le projet a manqué d'ambition en ce qui concerne les relations entre l'Etat et les communes, qui en étaient pourtant l'un des enjeux majeurs, avec la fiscalité et la péréquation intercommunale. Les risques de blocage ou de confrontation, particulièrement entre l'Etat et la Ville de Genève, vont donc perdurer alors que la place économique suisse - et singulièrement genevoise - est soumise à de nombreuses incertitudes qui sont autant de défis. De même, en est-il du contrôle des dépenses publiques et du frein à l'endettement dont on voit bien à quelles calamités peut mener le laxisme en la matière. De même encore, nous sommes-nous opposés à l'institution d'une Cour constitutionnelle cantonale qui ne fera qu'alourdir les procédures sans décharger le Tribunal fédéral, qui doit demeurer le garant du respect des droits au niveau fédéral. De même enfin, regrettons-nous la reprise, bien que simplifiée, des dispositions actuelles en matière d'énergie, qui n'offrent pas les garanties suffisantes ni n'ouvrent de perspectives en matière de transition énergétique et qui sont susceptibles de porter préjudice au développement de notre canton.

 

Sans être exhaustif, le maintien de la contradiction entre le principe affiché de la séparation des pouvoirs et la réalité qui permet, sauf exception, aux agents de la fonction publique de siéger dans les législatifs, de même que l'introduction d'une disposition sur les whistleblowers sont pour nous source d'interrogation.

 

Ces aspects négatifs ne doivent cependant pas occulter les éléments positifs contenus dans le projet. L'énumération des droits individuels, des buts et des tâches de l'Etat doit être saluée. Elle répond aux besoins de la population en matière de droits politiques, de logements, de respect dû aux handicapés et du renforcement du rôle de l'Etat de par une élection tous les cinq ans et de par la création, tout au long de la législature, d'une fonction de président de ce Conseil. S'agissant des instruments de la démocratie directe, le passage d'un chiffre brut à un pourcentage pour la récolte des signatures préserve l'évolution de la démographie. A plusieurs reprises, l'effort de l'Etat intervient subsidiairement à l'effort individuel. Le rôle de l'économie et la liberté entrepreneuriale sont soulignés.

 

Au total, notre groupe comme, je l'imagine, la population, sera partagé entre le souhaitable et le possible, entre la réalité et le rêve, ce rêve qui a parfois marqué nos travaux.

 

Les membres de notre groupe sont libres de voter selon leur conscience face au projet qui résulte de nos travaux. S'agissant de la votation populaire du 14 octobre prochain, il appartiendra à l'Association G(e)'avance et aux milieux économiques dont il est issu de se déterminer en temps opportun.

 

Permettez-moi de conclure en vous disant l'intérêt que nous avons pris à discuter durant près de quatre ans, tous ensemble, de sujets qui nous touchent et nous concernent tous. C'est de l'avenir de Genève dont il est question et ces échanges, expression de nos diversités, furent vraiment aussi instructifs qu'intéressants, sans même parler des amitiés qui purent s'y nouer.

 

Je vous remercie, en remerciant tout particulièrement la Présidence et le Secrétariat de la Constituante de leur travail et de leur disponibilité.

 

 

Michel Barde

31 mai 2012

11:11 Publié dans Constituante | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

30/05/2012

Le réseau est mort, vivent les réseaux

La modification de la loi sur l'assurance maladie (LAMal) qui nous est proposée le 17 juin prochain vise à instituer des réseaux de soins intégrés, en bon français des "managed care". Les Chambres fédérales ont accepté cette nouveauté à une confortable majorité. Depuis l'aboutissement du referendum, la pluart des partis qui avaient accepté ces dispositions ont revu leur position et préconisent le "NON". Pourquoi?

Parce qu'au Parlement fédéral, les assureurs font la la loi en matière d'assurance maladie, et leurs représentants avaient pu convaincre les députés. Maintenant, seul le PLR reste favorable à ces réseaux de soins.

Les réseaux existent déjà, et ceux qui y adhèrent le font avec une certaine liberté, car malgré leurs contraintes, ils permettent des réductions de primes. Si le projet devait passer le 17 juin, les assurés déjà membres d'un réseau ne bénéficieraient d'auncun avantage supplémentaire. En revanche, ceux qui s'y refuseraient verraient leur participation grimper à 15% au lieu de 10%, et leur franchise passer à 1'000 CHF par an.

Ce sont des faits, bruts et incontournables. Ce qui n'empêche pas les partisans du OUI de parler de réseaux "incitatifs"... Qu'y a t-il d'incitatif dans le fait de ne rien changer pour les assurés qui connaissent déjà ce système et de pénaliser ceux qui n'e voudraient pas? Le Conseil fédéral espère attirer, avec ses promesses, 60% de patients dans ces réseaux. Qui seront ils? Les malades chroniques, ou les jeunes bien portants soucieux d'économiser, ou les plus défavorisés. Resteront en dehors du système ceux qui en ont  les moyens... Ce n'est pas une médecine à deux vitesses, c'est une assurance de classe.

Cerise sur le gâteau, la déclaration d'Isabelle Moret, parlementaire fédérale PLR vaudoise: "J'incite mes parents à adhérer à un réseau, car ils vivront mieux et plus longtemps ". C'est totalement inepte, car rien ne peut le prouver, et c'est surtout insultant pour le médecin généraliste actuel de ses parents.

Les réseaux actuels, certes peu développés en suisse romande, fonctionnent déjà, et ils n'ont pas attendu Berne pour se mettre en place. Ils ont besoin de coups de pouce pour mieux fonctionner, mais pas comme cela.

20:32 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

11/05/2012

Une belle fête

A tous les esprits chagrins, cliquez sur ce lien: http://youtu.be/n2KECMrMtN0

Voilà ce que 800 bénévoles efficaces, un comité d'organisation, des autorités motivantes, des partenaires engagés peuvent réaliser pour la huitième fois consécutive à Genève, en ville et en campagne, dans des paysages superbes et par des conditions atmosphériques idéales.

01:48 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

29/04/2012

Mensonge d'Etat

"Tout est sous contrôle"...

C'est ce que disaiient les responsables militaires au moment du vote sur l'initiative qui visait à supprimer l'arme au domicile.

On l'apprend aujourd'hui, l'armée suisse a perdu les données concernant l'équipement à retourner de 27.000 anciens soldats. Elle ne sait donc pas si l'arme d'ordonnance a été rendue par ces personnes au terme de leurs obligations.

Depuis la votattion, au moins dix suicides ou crimes avec l'arme de service ont eu lieu.

Les suisses ont donc voté non à cette initiative en étant trompés par la Confédération.

C'est un mensonge d'Etat, une violation manifeste du droit d'information des citoyens.

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25/04/2012

"Merck Salerno...?"

Indépendamment des diverses conjectures relayées par la presse concernant la fermeture du site de Serono à Sécheron, il n'en demeure pas moins que ce sont 1'250 emplois qui seront purement et simplement supprimés à Genève. Certes, l'entreprise "offre" des reclassements à 750 des employés, mais comme l'écrit très justement Thierry Apotheloz sur son mur, ces nouveaux postes se trouvent aux Etats Unis, en Allemagne ou en Chine, ce qui ne facilite guère les choses pour les employés et leurs familles.

Il conclut à juste titre que ce ne sont donc pas "seulement" les 500 employés victimes d'un licenciement sec qui émargeront - au moins pour un temps - au chômage, mais certainement beaucoup plus. Il a raison, et son propos est teinté d'une profonde sympathie et de beaucoup de compréhension.

Sa camarade de parti, la Conseillère administrative Salerno, après des déclarations récentes et dommageables sur les entreprises internationales à Genève, fait montre derechef d'un dogmatisme simplet en déclarant que le sort des employés de Serono lui cause moins de souci que dans le cas de Novartis, dans la mesure où il s'agit de "cols blancs" hautement qualifiés qui n'auront guère de peine à retrouver un emploi.

La définition des cols blancs et des cols bleus est désuète et paratiquement plus utilisée. Le faire de nos jours montre un certain entêtement à conserver une vision manichéenne de la distinction entre employés, vision dépassée et qui date du XXème siècle.

Imaginer que du personnel hautement qualifié - qui va arriver en masse sur le marché du travail, et ce dans les mêmes délais - va retrouver facilement du travail, c'est nier les difficultés des employés âgés de plus de 45 ans, par exemple,  et la réalité de la situation actuelle du marché de l'emploi.

C'est surtout afficher du mépris et fort peu d'empathie à l'égard de personnes dont le seul tort est de se retrouver dans une situation difficile, position qui devrait au moins susciter le respect et l'écoute d'une magistrate de gauche.

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20/04/2012

Quel mépris...

"L'assureur maladie zurichois Sanitas, qui exploite les marques Sanitas, Wincare et Compact, a triplé son bénéfice net à 79,4 millions de francs.

Le volume des primes s’est pour sa part accru de 4,1% au regard de l’année précédente à 2,55 milliards de francs, alors que les dépenses liées aux prestations médicales ont augmenté de 1,9% à 2,32 milliards."

C'est l'information que relaye ce jour la TG sur son site.

Parfait, quelle bonne gestion de Sanitas, on ne peut en être que satisfait. En effet, une augmentation du volume des primes de 4.1 % pour une augmentation des dépenses en assurance de base de seulement 1.9%, voilà qui démontre une rigueur prudente...mais qui illustre bien ce que nous connaissons depuis 1996, à savoir une surestimation des coûts et un surplus de primes facturé aux assurés, ceci pour permettre à certains assureurs de gonfler inutilement leurs réserves, jusqu'à 40% pour certains d'entre eux, alors que le minimum légal est de 10%, voire de 15%.

C'est la situation que connaissent 7 cantons, dont Genève, Zurich et Vaud. Depuis des années, les Conseillers d'Etat Maillard et Unger ont dénoncé cette situation, en rappelant que les assureurs de ces deux cantons romands disposaient de réserves de plus de 500 millions pour chacun d'entre eux. Suite à de nombreuses interventions, l'administration fédérale a enfin décidé de corriger le tir et a proposé des modalités de remboursement du trop perçu auprès des assurés.

Las, il y a quelques jours, on apprenait que la commission de la santé er de la sécurité sociale du Conseil des Etats décidait de repousser cette décision à plus tard, en l'intégrant dans les dispositions de la future loi fédérale sur la surveillance des assureurs maladie. La raison? Lors de la procédure de consultation, 14 cantons ont exprimé leurs réserves quant à ce réajustement. Normal, ce sont pour la plupart des cantons qui connaissent des primes basses, financées en partie par les asurés des 7 cantons cités plus haut.

Cette décision est choquante, car elle montre un mépris affiché pour les assurés qui ont, depuis des années, payé des primes surfaites, ce que tout le monde admet maintenant. Mais quand on sait que la majorité des parlementaires de cette commission des Etats représentent des assureurs, ce n'est guère étonnant...

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12/04/2012

Ecologie et Constituante

Constituante et écologie : un équilibre bien dosé

 

Le lundi 16 avril prochain, les membres de l’assemblée constituante commenceront leur troisième lecture du futur texte fondamental de notre République et Canton.

L’occasion pour chaque groupe, pour chaque parti représentés, de fourbir ses armes et de préparer ses dernières cartouches. C’est certainement le cas de mon contradicteur qui profite de cette occasion, par tactique ou par conviction, de tirer à boulets rouges sur le soi disant « recul écologique inacceptable » de ce projet.

Il sied peut-être de rappeler, en préambule, qu’un texte constitutionnel est et doit rester une norme générale et abstraite, qui permet ensuite au gouvernement ou au Grand Conseil de légiférer au mieux, sur la base de principes généraux.

Les opposants à ce texte – extrême gauche en particulier – ont dit dès le début leur opposition à une nouvelle Constitution. Ils se sont même fait élire sur cette opposition…

Rien d’étonnant donc que certains esprits chagrins ne parviennent pas à imaginer un texte autre que celui de notre charte actuelle, dont le détail et l’avalanche de précisions ne sont pas de rang constitutionnel et ne laissent aucune marge au législateur.

Soyons factuels, le projet actuel pose en son article 10 un principe fondamental et général : » l’activité publique s’inscrit dans le cadre d’un développement équilibré et durable ». Ce principe général est un élément non négligeable, qui enjoint à l’Etat, à ses Institutions et à son administration, de prendre en compte cette notion de durabilité dans toutes leurs actions.

De plus, sans reprendre, il est vrai, toutes les dispositions détaillées actuelles, le projet de Constitution pose les grands principes de gestion de l’Etat en matière de protection de l’environnement, des eaux, du paysage, du climat. Il définit aussi les principes de l’écologie industrielle en privilégiant le traitement des déchets à la source.

Il met également en exergue la primauté accordée aux espaces de proximité et aux quartiers durables.

Qui plus est, il maintient un principe cher au peuple genevois, l’interdiction totale du recours, sur son sol ou à proximité, au nucléaire sous toutes ses formes.

Enfin, notre projet règle les bases de l’exploitation de la géothermie, nouveauté non négligeable.

En conclusion, force est de constater que le projet de Constitution, sur la base de compromis impliquant les forces du centre, prend en compte de façon large et soutenue les aspects écologiques du « vivre ensemble », de façon fondamentale et large, comme il sied à un projet novateur. Le nier revient à se cantonner à des principes réactionnaires et non innovants, peu propices au modernisme d’un texte fondamental.

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25/03/2012

Alain Berset a tourné sa veste...?

C'est ce que semblaient affirmer les médias cette semaine suite à la déclaration du Conseiller fédéral sur le projet de réseaux de soins intégrés (managed care en bon français....).

Cette modification de la LAMal a fait l'objet d'un referendum, dont les signatures ont été très vite réunies, grâce à l'apport des médecins, de la gauche et des syndicats.

Conseiller aux Etats, Alain Berset a voté contre cette modification, suivant ainsi les consignes de  son groupe. Aujourd'hui, il se dit favorable au projet, source d'économies possibles, ce qui fait hurler ses amis politiques qui crient à la trahison.

Certes, ce projet n'est pas bon, il pénalise les assurés au lieu de les inciter, et il ne reconnaît pas la valeur des médecins. Vu le succès de la récolte des signatures, il va certainement être refusé en votation populaire. Alors, quel intérêt pour notre nouveau Conseiller fédéral de soutenir cette modification?

Il n'a pas tourné sa veste, il a peut être été convaincu par son administration, hypothèse possible.

Je vois une autre piste: le réseau de soins, c'est une idée de son prédécesseur, donc il la soutient loyalement et collégialement. Mais elle est vouée à l'échec, dans la mesure où jamais une modification légale ne pourrait être acceptée contre les médecins, les syndicats  et la gauche unie....

Donc Alain Berset joue la carte de la continuité, tout en sachant que cet échec lui permettra de rebondir et de présenter un nouveau projet de révision de fond de la LAMal, comme contre-projet direct à l'initiative sur la caisse unique...

Pour un Conseiller fédéral dont certains critiquaient le côté lisse et consensuel, ce sera bien joué... C'est ça, la politique...

 

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