19/02/2013

Daniel Vasella: manque de courage et mépris

Novartis l'a annoncé ce jour: son Président du conseil d'administration, Daniel Vasella, renonce à son indemnité de départ de 72 millions.

Une maladresse de plus. Soit cela signifie qu'elle était vraiment injustifiée, ce qui est grave et scandaleux vu le montant en jeu, soit c'est une forme de mépris supplémentaire, du genre "de toutes façons, je n'en ai pas besoin...". J'ai connu un Daniel Vasella plus combatif et pugnace dans les années soixante, alors qu'il était membre de la LMR. Pourquoi n'a-t-il pas accepté de défendre son parachute platiné devant les actionnaires de Novarits vendredi prochain? Pressions des opposants à l'initiative Minder, lassitude, mépris ou lâcheté?

Un peu de tout, vraisemblablement. En doit du travail, l'employeur impose en général une claude de non concurrence à un collaborateur précieux, lui interdisant, pendant une période donnée après sa démission, d'exercer la même activité dans un certain rayon géographique. Cette clause est assortie d'une pénalité en cas de non respect. En l'occurrence, on est dans la situation inverse. C'est le collaborateur, M. Vasella, qui fixe le prix de sa non activité pendant 6 ans au service d'une entreprise concurrente.

Ce prix a été fixé d'entente avec le membre du CA de Novartis responsable des rémunérations, le boss de Mc Kinsey. Et dès après son départ de Novartis, Daniel Vasella sera consultant auprès de Mc Kinsey...Ben voyons!

Le pire, c'est le mépris...Après avoir annoncé qu'il ferait don d'une partie de ses 72 millions à des oeuvres caritatives, Daniel Vasella y renonce tout simplement. Il n'en pas besoin, certes, et il le fait savoir. Cette somme, injustifiée à tous les niveaux, n'avait donc donc pas lieu d'être, sachant qu'en tout, au service de Novartis, Daniel Vasella s'est constitué au minimum un pactole d'au moins 400 millions. De quoi vivre une retraite assez acceptable, somme toute.

Et ce n'est pas ce geste qui va inverser la tendance des sondages de l'initiative Minder. Au contraire. Et ses opposants, aux arguments de plus en plus faibles, n'auront plus qu'à se mordre les doigts de ne pas avoir senti le vent venir.

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10/02/2013

Le mépris des assureurs maladie

Dans le contexte du scandale des primes trop perçues par les assureurs maladie, notamment dans les cantons de Genève, Vaud, Fribourg, Zuerich et Neuchâtel, Helsana et le Groupe Mutuel ont enfin pris position. Ce dernier estime que rendre cet argent ne serait pas une bonne idée et que cette situation n'est pas imputable aux assureurs, mais à l'autorité de surveillance. Ben voyons...Sachant que les assureurs ont systèmatiquement surévalué les risques dans ces cantons, et ce sous la bienveillante surveillance de l'OFAS, on tombe des nues devant une telle candeur...

Mais le plus scandaleux reste l'attitude de Helsana. Par la bouche de son président, Daniel Schmutz, il écarte tout simplement la moindre idée de remboursement des primes et, pire, menace d'augmenter les primes en raison des dommages potentiels causés par "les politiciens et l'administration".

Il sied de rappeler ici que les assureurs maladie, tout en restant des entités privées, n'agissent et n'encaissent des primes que par délégation de la loi et de l'autorité fédérale. L'argent qu'ils prélèvent ne leur appartient pas. Certes, la LAMal leur a donné tellement de pouvoirs qu'aujourd'hui ils se croient propriétaires de notre système de santé. D'où le mépris constant qu'ils affichent envers les soucis de santé des assurés, les coûts trop élevés des hôpitaux, et les professionnels de santé qu'ils ne considèrent que comme "fauteurs de coûts".

Il faudra très rapidement cadrer des gens comme le président d'Helsana, dont la traduction du nom de famille en français donne une image assez juste du personnage...

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27/01/2013

Initiative Minder

Débat intéressant vendredi soir, comme d'habitude, sur Forum. En particulier le volet consacré à l'initiative Minder contre les rémunérations abusives des grands patrons, suite au sondage réalisé durant la semaine du 13 janvier et qui donne le texte de M. Minder gagnant à 58%.

Certes, l'on sait que durant ces 5 prochaines semaines, jusqu'au jour de la votation du 3 mars, le score peut s'effriter, voire s'inverser, comme cela arrive souvent s'agissant d'un initiative populaire.

je reste surpris du message martelé par Economie suisse qui investit dans la campagne pour le non près de 6 à 7 millions de francs, avec des méthodes et des arguments plutôt spécieux.

Jugeons plutôt: Economie suisse en appelle à la raison de la population, en lui demandant de ne pas voter de façon émotionnelle.

Deux remarques:

Comment d'abord parler de raison, quand tout un chacun peut constater que la conduite de nos dirigeants bancaires, de cacades en fraudes, n'a rien eu de raisonnable ces dernières années et leur a permis, en plus de salaires indécents, de récolter bonus et parachutes dorés, sans sanction eût égard à leur conduite et leur responsabilité...?

Comment ensuite demander au citoyen de ne pas céder à l'émotion alors que face à ces évènements il passe de la rage au sentiment d'injustice, de l'incompréhension à la colère?

Certes, l'initiative Minder est certainement, par certains aspects, un peu excessive, mais ces aspects ne justifient pas la vision d'avenir apocalyptique que donnent ses opposants quant à l'emploi et à la difficulté de trouver de bons patrons pour assurer l'avenir pour nos industries...

M. Minder le prouve: pour réussir, il n'a pas eu besoin de salaire exorbitant et, de surcroît,  il investit dans cette campagne ses énergies physiques, mentales et financières, et quasiment seul. Et cela, cela plaît aux Suisses, qui découvre un modèle de patron dont le salaire mensuel ne correspond pas à 5 ans du salaire moyen de l'un de ses employés.

Précision non négligeable: le sondage mentionné par Forum a été réalisé avant les révélations du départ de Daniel Vasella de Novartis, et surtout avant l'annonce de ses indemnités pour les 5 prochaines années, juste pour ne rien faire...

Un autre argument avancé par Economie suisse est la solidité du contre projet. Mais bon, ce n'est pas un contre projet direct, et rien n'assure qu'il sera mis en oeuvre ou qu'il ne sera pas l'objet d'un referendum. Certes, Economie suisse a garanti qu'elle ne lancerait pas un tel referendum. Mais quid des autres organisations économiques et patronales...?

En l'état, Economie suisse a tout intérêt à changer son message, et surtout son chargé de com...

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15/01/2013

Santé: DRG et secret médical, patients, dégagez....!

Les DRG (Diagnosis Related Groups) sont la nouvelle façon de rémunérer les prestations des hôpitaux dès le 1er janvier 2012. En pratique, cela signifie qu'on ne rémunère plus en fonction des prestations fournies, mais d'un forfait par cas. Donc, par exemple, une prothèse de hanche "vaut"...disons 10 jours d'hospitalisation. Au delà de ce délai, l'hôpital perd de l'argent si le délai est dépassé, d'où tentation assez forte de "virer" le patient le plus tôt possible.

Deux exemples récents qui ont touché deux de mes proches:

- un ami victime d'une dissection aortique, et qui passe une semaine dans un hôpital universitaire. A la fin de la semaine, on lui propose non pas de passer en institution de réhabilitation, mais de se retrouver en famille pour les fêtes.Ssans lui préciser bien sûr que s'il passe plus de 48 heures chez lui, en ambulatoire, son traitement de réhabilitation ne pourra se faire qu'en ambulatoire, et non plus dans un établissement spécialisé.

- une proche, victime d'une fracture du bassin. Hospitalisation de 7 jours, puis pression pour l'envoyer en réhabilitation . Problème, les places manquent. Donc proposition d'un traiteent ambulatoire à domicile, avec aide familiale, déplacement tous les jours dans un établissement spécialisé.

Dans les deux cas, les assureurs exercent donc une pression inadmissible, par le système des DRG, en imposant aux hôpitaux d'éjecter leurs patients le plus tôt possible, reportant ainsi les coûts - car ceux-ci subsistent - sur d'autres structures. Où donc est l'économie....? Et que penser du patient, pris en otage entre les hôpitaux, soucieux de leurs finances, et les assureurs, soucieux de leurs profits?

Qui plus est, cerise sur le gâteau, tous les renseignements médicaux, même les plus intimes, sont transmis à l'assureur. L'introduction de ces DRG, malgré les promesses faites, met à mort les principes de base du secret médical. 

Voir à ce sujet le Temps Présent de ce prochain temps Présent....Edifiant, mais surtout inquiétant.

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06/01/2013

La vie est belle...

...certes, surtout en ces périodes de fêtes, du moinspour les plus favorisés d'entre nous.

Et la mort est toujours aussi moche, surtout brutale, violente, inattendue et en particulier en ces périodes de fêtes...

La tragédie de Daillon, au centre d el'actualité depuis quelques jours, nous rappelle quelques souvenirs assez récents:

"Tout est sous contrôle, l'Armée sait exactement qui est en possession d'une arme de service..."

"Un registre centralisé de recensement des armes, tel que demandé par l'initiative contre l'arme à la maison, serait trop lourd à gérer. C'est le problème des cantons, et nous promettons de faciliter rapidement les échanges de renseignements entre ces derniers..."

"L'arme est à la maison, mais les soldats n'ont plus leurs cartouches à la maison...."

"Les contrôles effectués à la sortie des stands de tir et à la fin des exercices de tir permettent d'exclure que des cartouches ne soient subtilisées..."

"Les échanges entre la police et l'Armée concernant des individus dangereux sont réguliers et satisfaisants..."

Quelques deux ans après le rejet de la dite initiative - rejet massif en particulier en Valais - et quelques morts supplémentaires plus tard, les Voruz et Perrin, comme d'autres ténors de l'UDC ou de la droite, reconnaissent aujourd'hui - et avec quelle quelle clairvoyance - qu'il y a un problème et qu'il faut le gérer sur le plan fédéral.

En effet, au lendemain de la votation, on apprenait:

- que plusieurs milliers d'armes de sevice se promenaient dans la nature sans contrôle

- que les échanges d'informations entre la police et l'Armée étaient pour le moins lacunaires

- que des individus considérés comme psychologiquement faibles étaient toujours en possession de leur arme de service

- que les cantons n'ont toujours rien fait en matière de coordination de renseignements.

On se souviendra aussi de l'affiche représentant le président des jeunes UDC genevois, nu, avec comme cache sexe - ou substitut - son seul fusil d'assaut... Belle preuve de puissance et de mâle virilité, dont le retour sur image est particulièrement sordide après Daillon.

Ces défenseurs de l'arme à la maison ne sont rien moins que des complices de meurtre, par dol éventuel. Ils savent que la situation actuelle peut favoriser, voire provoquer des meurtres et des suicides, mais ils en prennent leur parti et - considérant que ce n'est pas monnaie courante - admettent que ce soit possible et qu'il faut bien faire avec.

Messieurs, combien vous faut il de morts de plus pour changer d'avis?

15:15 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

18/12/2012

"Rester coi"

C'est sous ce titre que Fathi Derder, conseiller national PLR, signe la rubrique "Les petits secrets du palais" dans Le Matin de ce lundi 17 décembre.

Bonne plume, celui qui a ravi longtemps les auditeurs de l'ex RSR La Première, raille une de ses collègues du Conseil national qui, à son goût, prend trop souvent et trop longtemps la parole pour s'exprimer en plénière.

Il déplore également les débats libres, sans limite, au cours desquels de multiples orateurs se succèdent sans rien apporter, selon lui, de concret ni de constructif, les opinions étant déjà largements forgées.

Coincidence: ce même journal publiait la semaine passée le classement des parlementaires les plus assidus, au moins au moment des votes. Et parmi les Romands, c'est le même Fathi Derder qui était classé parmi les moins présents. Il est vrai que les votes comptent si peu, et qu'il vaut mieux être présent dans la presse de boulevard afin d'être réélu.

"Rester coi": il aurait dû faire de ce titre sa devise et en rester là...

04:33 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

16/12/2012

Non à une armée différente

C'est fait! Cette semaine, le Conseil national a rejeté l'initiative du Groupe pour une suisse  sans armée en refusant également de lui opposer un contre projet.

Près de 50 orateurs se sont succédés à la tribune, sans originalité d'ailleurs. On a constaté les mêmes guerres de tranchées entre les opposants et les partisans d'une armée de milice.

Désolant, car aucun parlementaire n'a osé proposé une solution alternative, telle que, parmi d'autres, celles exposées en un temps récent par Pierre Maudet, dans un raport complet et intelligent. Certes, tout ne plaît pas, en particulier aux collègues PLR zurichois, banquiers et colonels de Pierre Maudet.

Mais cela mérite une réflexion plus approfondie que ce que nous avons entendu cette semaine.

Les mérites de l'armée de milice ont été vantés: mélange de classes sociales, ouverture sur l'autre, sens de la camarederie, découverte du pays. Mais que penser de ces objectifs quand on sait que seuls 50% des suisses font encore leur armée?

Renforcer ce sédiment social, plutilingue et multicurel, passe par une autre voie: celle d'un service communautaire. Obligatoire pour tout jeune de 18 à 25 ans, il impose a tout suisse de donner - et c'est peu de choses - un an de sa vie à son pays et à ses institutions. Un an, en service  militaire et/ou civil selon les choix.

Cette année de service à la communauté remplit les conditions de sa réussite:

- maintien d'une force armée destinée à la protection de la population

- engagement de civilistes en EMS, hôpitaux, institutions sociales et associations sans but lucratif.

Afin de favoriser cette cohésion sociale tant vantée par notre système actuel, le formation doit être précédée par deux mois de formation commune. Les thèmes abordés seraient: organisation politique, système de défense, instruction civique, organisation des systèmes sanitaire et social, techniques de débat, art de parler en public, sport.

Ensuite, pour les dix mois suivants, travail communautaire en service militaire ou civil.

Cette solution permet de mettre en commun les expériences de chaque citoyen et de mieux les faire se connaitre.

Le Conseil des Etats, qui doit se prononcer sur ce point, serait bien inspiré de proposer un contre-projet dans ce sens.

15:03 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

13/12/2012

Le mépris érigé en dogme politique

Citation de la Tribune de ce jour:

"Le débat sur l'adoption d'enfants par les couples de même sexe a donné lieu à des passes d'armes plutôt animées ce matin au National. Certains propos tenus à la tribune ont choqué.

Oskar Freysinger (UDC), rapporteur de la minorité de la commission qui refusait totalement l'idée d'une adoption, a fait l'apologie du «binôme père et mère qui est essentiel à la construction de l'identité de l'enfant». Pour le Valaisan, seule la famille traditionnelle avec un père et une mère, offre des conditions harmonieuses de développement à un enfant: «Déjà qu'une grande partie de l'éducation et de l'enseignement relève des femmes, comment un garçon qui n'a pas de père pourrait-il trouver un modèle et construire son identité masculine?»

Le Genevois Antonio Hodgers (Verts) le questionne alors: «Monsieur Freysinger, moi je n'ai pas eu de père dans mon enfance. Considérez-vous que j'ai des problèmes d'identité?»

Oskar Freysinger lance alors une réponse sonore: «Oui!...» Et de considérer son interlocuteur d'un large sourire sans rien ajouter."

L'UDC nous a habitués à de constants écarts de langage teintés de mépris et d'irrespect. S'agissant d'un débat aussi fondamental, dont les conclusions sont enfin favorables aux couples homoparentaux, les moqueries et la morgue affichées par un candidat au Conseil d'Etat valaisan et un enseignant dont le rôle est de transmettre des valeurs, sont édifiantes quant à la qualité et à la profondeur de raisonnement des représentants de ce parti. Quant on sait que Antonio Hodgers a été élevé par sa mère suite à l'assassinat de son père par la junte argentine, il y a de quoi frémir.

 

 

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09/12/2012

A rebours du bon sens...

Les EPF annoncent le doublement des taxes d'inscription des étudiants, et les CFF une augmentation majeure de leurs abonnements.

En Suisse, tous les programmes des partis, à l'occasion d'élections cantonales et fédérales, prônent l'accès aux études pour le plus grand nombre et la facilitation de la mobilité par le train plutôt que par la voiture.

Alors pourquoi ces décisions?

Pour les études, les taxes universitaires actuelles permettent à des étudiants, même issus de classes défavorisées, de s'inscrire et de décrocher un diplôme après les années imposées. Doubler les taxes revient à supprimer cet accès aux études pour nombre d'excellents candidats, qui font la richesse de notre pays à l'heure actuelle. Et les jobs d'été, ou annexes, ne sont plus guère possibles compte tenu de la crise ambiante.

Une telle décision, qui risque d'ailleurs de s'étendre ensuite aux unis, prive notre pays de cervaux bien formés. Elle est méprisante, élitaire et contrevient à la plupart des dispositions constitutionnelles fédérales et cantonales. Dans ce cas, le luxe des constructions des EPF pourrait facilement être diminué afin de réaliser des économies...

Issu d'un milieu modeste, des taxes telles que celles envisagées ne m'auraient jamais permis, comme à nombre de camarades d'études, d'entreprendre des études universitaires. Ceci fait notre force, et ne doit pas être oublié.

En ce qui concerne les transports publics, l'Etat ou les communes oublient toujours un principe de base: les prix des transports ne peuvent  être rentables, puisque l'Etat doit d'assumer, constitutionnellement, la desserte la plus large possible.

En augmentant massivement leurs tarifs, les CFF, dont le but n est pas de faire du bénéfice, vont rapidement décourager leurs usagers qui, évidememnt, reprendront leurs véhicules privés.

Manifestement, dans ces deux cas symptomatiques, l'administration foule aux pieds les dispositions constitutionnelles de base de notre pays et va à l encontre de deux principes fondamentaux: l'accessibilité aux études supérieures et la mobilité douce.

Je m'interroge: pourquoi si peu de politiciens réagissent?

 

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02/12/2012

Homoparentalité et adoption

Marc Bonnant, dans le Matin de ce dimanche, publie un articulet tout teinté de sa morgue habituelle.

Son sujet: l'homosexualité, le mariage gay et l'adoption par des parents gays.

Loin de moi l'idée de lui dénier le droit de donner son avis sur l'institution du maraige, dont il fait une question morale, alors qu'elle n'est plus que juridique, et mérite d'être étendue aux couples homosexuels, sans restriction, afin de préserver les droits et obligations de chacun des conjoints et de leurs enfants, comme le fait le Code civil pour les hétéros.

Mais que dire de sa référence aux "nombreux" psychiatres et pédopsychiatres qui déterminent, selon lui, que seul l'exemple d'un père et d'une mère permet l'accomplissement complet de l'enfant?

D'abord que ces psychiatres sont en majotité ouvertement homophobes et continuent de considérer l'homosexualité comme une déviance, ensuite que rien ne me prouve, statistiquement parlant et ou expériences faites, que les couples hétéros s'acquittent mieux de leurs devoirs d'éducation et d'épanouissument de leurs enfants que les couples gays.

Enfin, ce qui ne passe pas, c'est cette appréciation: "Etre gay, c'est un must..."

Non, Monsieur Bonnant, être gay n'est pas un must, sauf peut être pour quelques artistes au faîte de leur gloire. Ce ne l'est même pas pour de grands sporitfs connus qui hésitent à afficher leur différence et leur sensibilité.

Votre affirmation nie la difficultés des jeunes gays, en particulier, qui subissent force quolibets, insultes et mépris dans les cours de récréation, les clubs sportifs et les casernes. Cet avis  de votre part, émis à brûle pourpoint, sans réflexion, nie la réalité et le nombre élevé de suicides de jeunes gays qui, sentant leur différence, n'arrivent pas à l'assumer et se donnent la mort, en proie à une tristesse meurtrière.

Vous niez de même la difficulté des gays de se faire accepter sur leurs lieux de travail, même dans des pays occidentaux.

Comme d'habitude, vous profitez de la tribune dominicale qui vous est offerte par le Matin pour priviligier le verbe et sa beauté, et ici sans connaître le fond du problème.

Ceci est méprisant et méprisable, indigne.

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30/11/2012

Vaccination contre la grippe

On nous l'annonce, la vaccination contre la grippe n'a jamis aussi été aussi faible que cette année.

Deux raisons à celà:

- la plupart des gens des gens qui se vaccinent pensent que c'est inutile car ils "chopent" quand  même une crève en décembre, toussent et crachent, sans que ce soit la grippe...

- les autres pensent que les immunités naturelles doivent être favorisés.

Il faut bien avouer que rien ne facilite cette vaccination: un rendez vous chez le médecin prend souvent trois semaines, ce qui décourage les meilleures volontés.

Une solution envisageable: la vaccination chez les pharmaciens, du moins ceux qui sont dûment formés. Facilité d'accès, immédiateté de la réponse et du service, donc proximité.

Et finalement, le vaccin est aussi une forme de respect vis à vis des autres.

Donc, reste à espérer que le Conseil fédéral autorisera cette vaccination dans les officines des pharmaciens.

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21/11/2012

Berset et l'AVS

La réforme proposée par le Conseiller fédéral Alain Berset est juste, et c'est hautement satisfaisant de constater qu'il prend ce problème à bras le corps et provoque un débat salutaire et juste dans le contexte de l'évolution de notre démographie.

Lorsque le chancelier allemand Bismarck a introduit un système de retraites pour les gens de plus de 65 ans, fort peu de ses concitoyens y parvenaient au 19ème siècle.

La donne a changé, les aînés de plus de 65 ans deviennenet plus nombreux et ont manifestement les capacités de travailler au-delà de cet âge limite qui, rappelons le, n'interdit pas de travailler, mais ouvre juste le droit à une rente.

Le projet Berset est donc juste, ce d'autant plus qu'il introduit une notion de flexibilité. Un maçon ou un travailleur de force aura besoin de cesser plus tôt une activité physique lourde. Autre est la situation d'employés des secteurs tertiaires.

Il me semble toutefois qu'un élément manque: si tout un chacun s'accorde à admettre que l'âge de la retraite n'est plus un tabou majeur, pourquoi les employeurs - ou les banques pour les indépendants - ont encore la fâcheuse habitude de considérer que dès 50 ans on est trop vieux pour le marché du travail?

A Genève, les services de François Longchamp interdisaient à l'interne toute annonce fixant des imites d'âge...Bon exemple, à suivre.

Ce qui manque au projet Berset, c'est justement la valorisation, par des mesures d'accompagnement, des qualités et de l'expérience des plus de 50 ans... Gros chantier, mais possible.

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29/10/2012

Claude du besoin, qelle impéritie...

Le Conseiller fédéral Alain Berset va réunir les partenaires de la santé afin de les convaincre, avant le 5 novembre prochain, d'accepter le principe de la réintroduction de la clause du besoin dès le semestre prochain.
La première clause du besoin, ou plus clairement l'interdiction pour les médecins d'ouvrir un nouveau cabinet, a fait l'objet d'une modification de la LAMal le 1er juillet 2002.
Annoncée en mars 2002, elle avait eu pour conséquence de provoquer, en à peine plus de trois mois, l'installation d un nombre de médecins équivalent à celui de trois ans. Donc un coup pour rien.
Prolongée de trois ans en trois ans, elle est échue au 31 décembre 2011, sauf pour les médecins de premier recours pour qui un assouplissement à été consenti dès le 1er janvier 2011.
À la demande pressante de plusieurs cantons, dont les cantons universitaires, cette interdiction d ' installation devrait être renouvelée, si les chambres la votent, pour une nouvelle période de trois ans, soit jusqu'en 2016.
Cette période devrait laisser le temps au Conseil fédéral de plancher sur de nouveaux moyens de régulation à mettre en œuvre pour l'avenir.
Effet pervers: alors que cette année près de 1500 médecins ont déjà obtenu en Suisse le droit de s'installer, contre 900 en 2011, ce ne sont pas moins de 1000 médecins de plus qui accompliront cette démarche avant juillet 2012. Quel gâchis... Alors que MM. Couchepin et Burkhalter et leurs services ont eu dix ans pour trouver une autre solution de régulation et qu'ils n'ont rien fait...
Il appartient donc à Alain Berset de gérer ce lourd héritage d'imprévoyance en assumant la colère du corps médical .
Des solutions sont possibles, notamment celles privilégiant des concordats intercantonaux visant à imposer l'installation de médecins dans les régions démunies. Atteinte à la liberté du commerce? Certes, mais justifiée par l'intérêt supérieur de couvrir les besoins dans toutes les régions, mêmes périphériques.
Solution aussi qui consisterait à imposer aux médecins européens de commencer leur activité dans un hôpital plutôt qu'en libre pratique et à faire la preuve de leurs connaissances de notre système de soins et de ses bases légales, ce qui est d'ailleurs exigé par la loi sur les professions médicales. Cela éviterait à certains patients de devoir s'acquitter eux-mêmes de tout ou partie d'un traitement en raison de la mauvaise connaissance assécurologique d'un médecin européen peu au fait des subtilités de notre système.
Bref, du pain sur la planche, et à réaliser en moins de trois ans, avec le consensus de tous les partenaires, ce qui est loin d être une sinécure...

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22/10/2012

Elections au Conseil administratif: la voie pragmatique

Le 4 novembre prochain, les électeurs de la ville de Genève sont appelés à élire le remplaçant de Pierre Maudet au Conseil administratif. Quatre candidats sont en lice.
Le candidat indépendant, Didier Bonny, a d'ores et déjà reçu le soutien appuyé de l'ATE (Association Transport et environnement, écologiste) et de la fédération LGBT (lesbiennes, gays, bis, trans). L'action méritoire de Didier Bonny au sein du comité de l'ATE et son engagement en faveur de la communauté homosexuelle sont ainsi reconnus, à juste titre.
Dans cette prochaine élection  même si les élections partielles privilégient les personnalités - le candidat indépendant n'a, mathématiquement, aucune chance d'être élu.
Appeler à voter pour lui, c'est disperser les voix et donner toutes ses chances au candidat de l'UDC, Eric Bertinat. Très catholique, d'un conservatisme que la communauté d'Ecône ne renierait pas, Eric Bertinat est ouvertement homophobe et fort peu soucieux de la protection de l'environnement.
Si les mots d'ordre de l'ATE et des LGBT étaient suivis, c'est donc donc un élu farouchement opposé aux valeurs que ces deux associations défendent qui se retrouverait au Conseil administratif, avec les conséquences que l'on peut deviner.

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14/10/2012

Nouvelle Constitution: première étape

C'est fait, et c'est OUI, comme nous l'espérions. Ce n'est pas le lieu de gloser encore et encore sur les pourcentages d'acceptation et de participation, voire de contester le résultat et de demander un nouveau vote, comme le fait un blogueur. 

La campagne a été difficile, tant il est ardu de détailler les avancées d'un texte qui se doit de rester - selon les critères de droit - une norme générale et abstraite - face à des partisans du non qui invoquaient quelques points spécifiques plutôt que l'ampleur progressiste de l'ensemble.

Ce soir et ces prochains jours, on pourra constater la masse de travail qui a été nécessaire, l'engagement de la majorité des constituants favorables au OUI et l'appui important de ceux qui ont mis un OUI dans l'urne. Merci à tous, et plaçons nos espoirs dans un canton dont la population a choisi la nouveauté.

Ce qui compte mantenant, c'est le délai de cinq ans qui doit permettre au Grand Conseil, d'une part d'adapter la législation actuelle, et de l'autre de créer les normes légales nouvelles voulues par le texte constitutionnel et ce, avec les mêmes majorités constructrices de gauche, du centre et de droite qui ont accepté le texte constitutionnel.

Et c'est durant ce délai, et en définitive à son terme, que chacun pourra réaliser les progrès réalisés.

 

23:43 Publié dans Constitution 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook