26/11/2013

Changement d'assureur maladie...que d'imprécisions

Nous le savons tous, nous avons jusqu'à ce prochain 30 novembre pour décider si, oui ou non, nous souhaitons changer d'assureur maladie, en base bien sûr.

Dès lors, nous assistons depuis deux ou trois mois à un déferlement de publicités plus ou moins attrayantes et plus ou moins proches de la vérité aussi.

Ainsi en va-t-il d'un assureur qui propose, afin de garder précieusement ses ouailles, de leur octroyer un rabais important, environ 12 à 15% selon les cas. pour une famille avec trois enfants, l'économie n'est pas négligeable.

Les conditions de ce cadeau de presque Noël ne sont pas précisées, si ce n'est que l'on annonce à l'assuré qu'il aura recours au système dit de "médecin de famille", soit un réseau de généralistes chargés de la première prise en charge du patient.

L'assuré n'a rien à signer. Mais ce qu'il a accepté, c'est la suppression de sa faculté de choisir librement son médecin. Je n'ai rien contre les réseaux, c'est aussi une forme de travail intéressante.

Mais comment tolérer le manque de précision, voire le mensonge, chez des assureurs qui tiennent leur pouvoir, en principe, du peuple et de la loi...?

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15/09/2013

"Le spectre de la cohésion nationale hante le débat sur l'armée"

C'est le titre d'une page consacrée à ce thème par le Matin de ce dimanche.

Débat assez intéressant, mais somme toute  - et étonnamment - assez peu critique. A part H.-U. Jost, qui estime que les CFF et La Poste font plus pour la cohésion nationale que l'armée.

Ceux qui rappellent inlassablement ces temps, dans les médias sociaux, dans les médias et dans les assemblées politiques, que l'armée est le ciment de l'unité de notre pays et le garant de notre cohésion nationale estiment que c'est grâce à l'armée que tous les jeunes de notre pays apprennent à se connaître, à échanger par delà les frontières des langues et à découvrit leur pays, sous le même uniforme et sans distinction de classe sociale.

Cette conception s'est révélée vraie, jusque dans les années 90. Mais soyons réalistes, ce n'est plus le cas. Au siècle passé, plus de 80 % des jeunes faisaient leur école de recrues et leurs cours de répétition. Ce taux est tombé à 40 ou 60 % selon les cantons ou les régions. Donc, on ne doit plus parler à cet égard d'instrument de cohésion.

Ceux qui défendent cette option sont des passéistes, ils font un déni grave de la réalité.

Ils esquivent de surcroît l'intelligence des propositions du PLR genevois, soutenues par le PDC, d'ouvrir un nouveau débat sur l'obligation de servir qui, contrairement à l'initiative du GSSA, étendrait cette obligation à tous les jeunes de 18 à 25 ans, soit dans l'armée, dont nous avons besoin, soit dans des domaines communautaires (associations, hôpitaux, EMS, services d'aide à domicile, etc...).

Aucun jeune ne refuserait de donner 9 à 12 mois de sa vie au service de la communauté.

Ce principe de base, dans son application, devrait aussi tenir compte des jeunes qui se consacrent à des activités de volontaires, notamment au sein des pompiers volontaires et/ou des services de secours sanitaires.

De même, les jeunes étrangers qui suivraient cette voie devraient pouvoir bénéficier par ce biais d'une naturalisation facilitée.

Abandonner ce dogme de cohésion nationale par la seule armée est une condition nécessaire pour ouvrir, après le rejet de l'initiative du GSSA, un débat constructif et plus large.

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08/09/2013

"A qui doit appartenir Genève...?"

C'est le titre du texte écrit sur son blog - et relayé dans la version écrite de la TdG de ce samedi - par Patrick Lussi, député UDC au Grand Conseil.

Et de constater que si la situation ne change pas en matière de politique d'immigration, il y aura bientôt plus d'étrangers que de suisses dans notre canton.

La question de l'appartenance - ou de la "propriété"  - de Genève dans ce contexte  est-elle pertinente?

Si oui, il sied de rappeler ici quel le canton "appartient" à sa population, à ceux qui y vivent, qui y travaillent et qui assurent sa prospérité. Et dans ce cas, nous devons à la vérité de dire que les débuts du développement de ce canton datent de la Révocation de l'Edit de Nantes, qui a eu pour effet un afflux de réfugiés français à Genève. Ceux-ci y ont apporté leur savoir faire, en particulier dans le domaine de l'horlogerie.

Depuis, Genève et la Suisse ont été des pays d'immigration, ce qui nous a permis ces dernières années de combler notre déficit de natalité et d'assurer, en passant, le financement de nos assurances sociales.

Faire aujourd'hui des étrangers la cause de tous nos maux (chômage et logement) comme le fait M. Lussi, nie la réalité historique de façon réductrice. Je ne me reconnais pas dans une Genève ou une Suisse de cette sorte, frileuse et xénophobe, je plaide pour l'ouverture et l'accueil.

Et je rappelle que cette immigration a aussi permis au canton du Valais de voir vivre sur son territoire un enseignant, poète et maintenant Conseiller d'Etat, membre de l'UDC. Comme quoi l'immigration peut avoir des effets étonnants...

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05/09/2013

Police et casquettes: un détail?

les journaux l'ont mentionné: Pierre Maudet veut que ses policiers portent la casquette, partie intégrante de leur uniforme et, partant, symbole aussi de l'autorité qu'ils représentent. Mais le hic, c'est que les membres du corps de police trouvent cet accessoire moche, voire ridicule. C'est juste...

Certains en rient, d'autres en profitent pour brocarder le magistrat.

Ne leur en déplaise, il a raison. Dans toutes les professions à qui l'Etat confie une tâche d'autorité (police, protection civile, pompiers,gardiens de prison), le port de l'uniforme, et de la casquette qui lui y est associée, a une valeur symbolique non négligeable, tant pour celui qui les porte que pour les usagers.

Si un uniforme paraît peu seyant, ou rend son porteur ridicule, celui-ci s'en trouve affecté et sa motivation aussi.

Même dans le domaine associatif bénévole qui exige le port d'un uniforme - pour des raisons de visibilité en particulier - un uniforme de qualité est aussi une forme de reconnaissance pour l'activité déployée.

Le problème n'est donc pas aussi anodin, et P. Maudet a raison de s'en soucier.

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01/09/2013

Epidémies: les animaux seront mieux protégés...

Nous votons le 22 septembre sur la modification de la loi sur les épidémies. La loi actuelle date de 1970 et, depuis, nous avons connu les crises et les risques d'épidémies et de pandémies liées au SRAS, ainsi qu'aux virus de la grippe H5N1 et H1N1.

Ces crises et leurs gestions, canton par canton, ont montré les limites de la loi actuelle. Le projet soumis en votation donne plus de pouvoir à la Confédération afin d'optimiser une gestion directe et centralisée.

Les épidémies, et leur propagation sont mondiales, et prennent rapidement une dimension internationale qui exige des temps de réaction rapides, peu conciliables avec des compétences laissées à 26 directions de la santé cantonales.

C'est pourquoi je suis surpris de l'affiche électorale du Parti du Travail (PdT), à Genève..."Non à une loi liberticide et répressive!".

Comment peut-on imaginer, au-delà du simple raccourci purement opportuniste, que ces nouvelles dispositions - qui veillent en fait à mieux protéger la population - puissent être liberticides et répressives? Le PdT a toujours milité contre le nucléaire, en particulier contre la centrale proche de Creys Malville, en arguant du fait - à juste titre - que les particules nucléaires ne connaissaient pas les frontières nationales.

Et voilà qu'il tente de nous faire accroire que les virus, eux, connaissent les frontières cantonales et se soumettront sagement aux directives de 26 directions de la santé...

Enfin, la loi sur les épizooties - épidémies animales - acceptée récemment par le peuple, donne justement plus de compétences à la Confédération dans ce domaine.

Devrions-nous dès lors admettre que les animaux soient mieux protégés que les humains face à ces dangers épidémiques...? Répondre, c'est voter oui le 22 septembre...

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28/08/2013

En période électorale, on fait plage de tout bois...

http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/Faute-de-plage--des-bains-provisoires--et-vite--31601485

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18/08/2013

Epidémies

Nous voterons en septembre sur la modification de la loi sur les épidémies.

Les opposants à cette modification invoquent le risque que la Confédération oblige toute la population à se faire vacciner en cas de pandémie. C'est faux, la vaccination est un acte invasif, et donc il ne peut être imposé à tout un chacun.

Des exceptions s'imposent, notamment pour le personnel soignant. mais ceux qui refuseraient seraient déplacés.

Le but de la loi est aussi de donner plus de compétences à la Confédération. C'est juste, mais nécessaire. pour avoir vécu toutes les mesures de pandémie au moment du H5N1 et H1N1 en sonbtemps, en tant que directeur de la santé de ce canton, j'ai été effaré de constater le manque de coordination entre cantons et le principe d'appliquer 26 fois des mesures différentes.

A l'avenir, des pandémies de ce genre vont se multiplier, et il est indispensable que'un seul organisme, la Confédération en l'état, prenne la direction des affaires sanitaires. il ne s'agit pas d'abandon de souveraineté cantonale, mais de logique et d'efficacité

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17/08/2013

Jean-Charles Simon

Il nous quitte ce jour, atteint par ce foutu âge de la retraite qui ne veut rien dire...

Pourquoi la RTS ne renonce - t - elle pas à cette rigidité qui va nous priver d'un bon compagnon.

Artiste, épicurien, il nous a récemment enchanté avec A quoi qu'on sert? et avec Miam miam...

Il a , avec son compère Lapp, trivialisé les opéras les plus difficiles à comprendre, il a guidé des milliers d'auditeurs dans cette ardue découverte de la musique classique...

Et ses miam miam, découverte de pains, de chocolats, de plats typiques

Un seul être nous manque, et tout est dépeuplé...

JCS, tu vas nous manquer, et si personne n'est irremplaçable, toi tu étais notre aiguillon culinaire et artistique...

A+, l'Ami

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14/08/2013

Fêtes de Genève: le vrai problème

Je regarde ce soir le reportage de Léman Bleu sur les feux des FdG, avec l'excellent Pascal Matthieu. Une chose me frappe: dans plusieurs plans, Pascal Mathieu parle ou fait parler ses invités devant les horribles cahutes des quais, notamment sur le quai des Eaux-Vives.

Les feux sont les plus beaux du monde, certes. Ils ne sont pas gratuits pour tout le monde, et les places au bord du lac sont relativement chères, donc réservées à des gens aisés.

De plus, GB a raison, le concept actuel des fêtes a fait son temps...Il a besoin d'un second souffle, et les propos lénifiants de Genève Tourisme quant à l'augmentation des participants ne tient pas la route. Ce sont les feux qui attirent le monde, et les autres participants viennent boire (surtout...) et manger...

Au moment des FdG, il est frappant de constater que Genève cache une fois de plus ce qu'elle de plus beau: sa rade et ses quais, encombrés en temps normal de moches cabanons et de bicoques en ruine, et masquée pendant dix jours par les attractions des forains qui occupent tout le bord du Lac.

Les FdG doivent permettre aux touristes de découvrir notre rade, et aux genevois de se la réapproprier.

Donc assez de stands bruyants et laids, misons sur des villages à thèmes, des concerts sympas et, surtout, la possibilité pour ceux qui bossent de se retrouver les pieds dans l'eau, au calme, pour un apéro sympa.

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16/07/2013

Elections: quand les politiques faseyent...

Faseyer, du néerlandais faselen (agiter) se dit en marine d'une voile qui bat, parce que le vent est trop faible pour la faire gonfler.

En l'occurrence, c'est un politicien, député PLR au Grand Conseil et candidat à sa réélection (quasi assurée d'ailleurs), qui faseye non pas une voile, mais le voile islamique, pour se faire gonfler non par manque de vent, mais vu l'absence d'actualités dignes de ce nom en période estivale. Estivale certes, mais bien pré-électorale...

Ainsi le député annonce un projet de loi visant à interdire le port du voile au nom du respect de la femme et de celui du principe de la laïcité.

Ce dernier, présent dans notre ancienne Constitution cantonale, a été encore renforcé dans le nouveau texte fondamental entré en vigueur le 1er juin 2013. Certains constituants sont d'ailleurs allés jusqu'à exiger, au nom de cette laïcité, la suppression du IHS sur les armoiries genevoises et la fin de l'utilisation du temple de St Pierre pour les cérémonies officielles.

La laïcité voulue par les constituants est celle qui incombe à l'Etat vis à vis de ses concitoyens. Il n'est par exemple pas possible d'afficher des symboles religieux dans des bâtiments publics, qui plus est dans des établissements scolaires.

Mais cette obligation n'est pas un devoir du citoyen qui, au nom du respect de la liberté de croyance, peut porter sur lui de tels symboles. je vois souvent des personnes porter, de façon visible ou plus discrète, autour du cou ou en gourmette, qui une croix, une étoile de David, un croissant ou encore une croix catharre. En sommes-nous offusqués pour autant?

Le foulard est à mes yeux un symbole d'une appartenance religieuse. Une loi pour interdire ce seul symbole serait manifestement discriminatoire et inéquitable, sauf à s'étendre à tous les autres symboles. Curieux alors de voir comment l'appliquer s'agissant de tatouages représentant de tels symboles, durant le cours de natation ou sous les douches.

Le président du Conseil d'Etat - TdG de ce matin 16 juillet - a raison: l'école doit être le lieu où les enfants sont confrontés aux différences de culture, ce qui les amène à les cmprendre et à mieux les accepter.

Et les préaux de cette même école ne doivent pas être les lieux de joutes pré-électorales.

 

  

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14/07/2013

Primes d'assurance-maladie 2014: pourquoi une hausse aussi "faible"...?

Fidèles à leur traditionnel râout d'avant les départs en vacances - peut-être pour éviter toute réaction négative et toute critique - les assureurs viennent d'annoncer la semaine dernière que la hausse des primes pour 2014 sera en moyenne de 2% seulement. "Seulement", car même ce 2% représentera toujours pour une famille modeste une taille conséquente dans son budget annuel, surtout que ledit ménage n'a toujours pas reçu, en l'état, le remboursement des primes exagérées qu'il a payées depuis  des années, en particulier dans les cantons de Genève et Vaud.

"Seulement", parce qu'aussi ce montant, supérieur à l'inflation, ne tient pas compte de la hausse des coûts de la santé de 9% durant le premier trimestre 2013.

Or, pour calculer ses primes 2014, l'assureur tient compte de ses résultats en 2012 et des résultats du premier trimestre 2013, ce qui lui permet de faire ses projections pour 2014.

Donc, si cette logique implacable était respectée, ce n'est pas 2% qui seraient nécessaires, mas au minimum 4 à 5 % en moyenne.

Ajoutons à cela que Comparis, le comparateur de primes réputé plutôt favorable aux assureurs qui font de la publicité sur son site, estime que les assureurs, pour cette hausse, ont dû puiser abondamment dans leurs réserves.

Comme ces réserves vont être tout prochainement sollicitées pour le remboursement des primes indûment perçues, il y a problème...

La solution est simple: une "modeste" augmentation pour 2014, puis ensuite un rattrapage massif dès 2015.

Ces dates ont-elles de l'importance?

Oui, car c'est en 2013 que nous voterons sur le principe de la caisse publique, laissant aux assureurs le soin de conclure uniquement des contrats privés en cette matière, mais donnant à une caisse unique le soin de gérer l'assurance de base, comme dans le système SUVA, qui a fait ses preuves...Système qui empêcherait donc l'assureur de base actuel de chercher les bons risques pour  s'assurer de juteux bénéfices.

J'ajoute à cela que les récente initiatives des assureurs de faire les yeux doux à certaines professions de la santé pour leur proposer des augmentations - du jamais vu depuis 1996 - procède de la même manoeuvre.

L'annonce des assueurs est donc une manoeuvre habile et bien dans leur logique. "Nous maîtrisons les coûts, donc restons dans le système actuel qui est bon..."

Mais généralement, le peuple suisse vote bien, alors, confiance...

 

 

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02/07/2013

"Eine Genferei mehr...."

TdG du jour:

Le WWF gagne contre la plage des Eaux-Vives

Par Christian Bernet. Mis à jour à 15h30 12 Commentaires

Le Tribunal administratif vient d’annuler l’autorisation de construire. La plage ne sera pas réalisée, à moins que l’Etat fasse recours.

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25/06/2013

Clause du besoin pour les médecins: rôle des cantons

Lors de la session d’été 2013, le Parlement a à nouveau discuté de la réintroduction du gel des admissions pour les spécialistes. Initialement, le Conseil national avait demandé d’exclure de la clause du besoin les médecins qui ont exercé pendant au moins cinq ans dans un établissement de formation postgraduée suisse reconnu. Le 21 juin 2013, les deux Chambres se sont finalement mises d’accord pour réduire cette période à trois ans. Par ailleurs, elles ont supprimé la différenciation entre spécialiste et médecin de premier recours.

La clause, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain, ne devrait pas excéder trois ans, temps nécessaire au Conseil fédéral pour fixer de nouvelles modalités de planification dès le 1er juillet 2016.

Les modalités d'application laissent une certaine appréciation aux cantons, comme c'était le cas sous l'empire de l'ancienne clause du besoin, de 2000 à 2012. Une occasion peut-être pour les cantons romands - et la partie francophone du canton de Berne - de coordonner leurs efforts.

Comment? En passant entre eux un concordat qui leur permettrait de couvrir les besoins selon les régions concernées. Si Genève connaît une pléthore de certaines spécialités, tel n'est pas le cas de cantons comme Fribourg, Neuchâtel, Jura, certaines régions du Valais ou du canton de Vaud qui, dépourvus de proximité universitaire, souffrent cruellement du manque de pédiatres, de gynécologues, de psychiatres voire de généralistes, sans parler de neurologues ou autres dermatologues et neurologues.

Un concordat intercantonal pourrait dès lors inciter des médecins sohaitant obtenir un droit de pratique à Genève ou dans la région lausannoise, de déposer plutôt leur demande dans un canton ou une région où leur spécialité correspondrait vraiment à un besoin et où ils seraient certainement reçus à bras ouverts.

Certes, la liberté du commerce et d'établissement s'en trouverait quelque peu écornée, mais le devoir de planification qui incombe aux cantons, dans les domaine hospitalier et ambulatoire, le justifie.

Dans un autre contexte, il faut bien avouer que les médecins européens qui se sont installés cers dernières années n'ont aucune connaissance de notre système de soins et des dédales - parfois bien complexes - de nos assurances sociales. Certes, la nouvelle réglementation impose aux médecins, dorénavant, de passer trois ans dans un établissement hospitalier reconnu. Cette période les confrontera à l'organisation de notre système de soins.

Ce que les médecins formés en Suisse acquièrent durant l'entier de leur cursus leur permet de mieux connaître l'ensemble de la législation applicable en matière de santé et de prise en charge. Ce qui pourrait être exigé des médecins européens - sans que cela ne constitue une inégalité de traitement ni une discrimination - c'est de s'engager à acquérir ces diverses connaissances, notamment dans les domaines de l'AI, de l'assurance-accidents, de la LAMal, des lois sanitaires cantonales, du code de déontologie de la FMH et j'en passe. Le champ est en effet bien vaste.

La LAMal, la loi sur les professions médicales comme la plupart des lois cantonales imposent aux médecins de connaître notre organisation sanitaire et exigent d'eux qu'ils soient capables de renseigner leurs patients aussi dans ce domaine. Or, cette exigence ne peut être satisfaite que par le suivi d'une formation ad hoc...

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18/06/2013

Assurances sociales: un paquet bien ficelé

Alain Berset a donc présenté ses mesures et sa stratégie pour assuer, à terme, la prennité de nos assurances sociales, ces trois piliers que bon nombre de pays nous envient.

Certes, la situation n'est pas catastrophique et les comptes de l'AVS sont même bénéficiaires de deux milliards (dûs en partie, on le rappellera, à un fort taux d'immigration).

Cela dit, les mesures présentées la semaine passée mettent enfin un terme à la tactique qui a a prévalu si longtemps sous Pascal Couchepin.

De mini propositions de ci de là, saupoudrées de mesures propres à plaire à presque tout le monde, pour finalement arriver à ces constats cinglants: les diverses mesures proposées n’ont jamais convaincu. La 11e révision de l’AVS, tout comme un relèvement de la TVA, furent sèchement rejetés en votation populaire en 2004. Et en 2010, c’est l'échec de cette même 11ème révision à qui le Parlement n'a laissé aucune chance. Sans parler du refus massif du peuple de réduire le taux de conversion LPP.

Le projet proposé par le Conseil fédéral cette fois-ci a le mérite de l'ampleur et de la vision à long terme. 

Augmentation de l'âge de la retraite pour les femmes, baisse du taux de conversion, mais aussi flexibilisation de l'âge terme AVS, augmentations successives de la TVA.

Ce projet, équilibré, sensé, tient compte des projections faites pour ces trentes prochaines années, en particulier en matière de démographie et assure, à terme, le financement fiable de nos premier et deuxième piliers sans péjorer la situation matérielle des assurés.Tous éléments fort opportunément rappelés d'ailleurs par les divers intervenants de la 3ème journée de sécurité sociale organisée il y a peu par la FER Genève.

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16/06/2013

Renaturation de l'Aire

 

Selon la TdG de ce samedi 15 juin, la renaturation de l'Aire - longtemps attendue et intelligemment réalisée - permet la création de méandres propices à l'habitat de la faune locale.

Contradiction bien genevoise: ce sont les méandres législatifs - et leur cortège de procédures et de recours -  qui empêchent le canton et les communes de créer des lieux propices à l'habitat des humains, simplement...

On se rappellera à ce sujet la position de l'UDC et du MCG qui contestent toute densification des zones urbaines et de villas, favorisant ainsi l'émigration physique et fiscale des contribuables genevois vers les canton et pays voisins.

De telles positions péjorent les finances cantonales, favorisent une mobilité aberrante et source de pollutions, et forcent nos enfants à l'exil en terres vaudoises et françaises.

Cherchez l'erreur, ou l'horreur...

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