17/08/2013

Jean-Charles Simon

Il nous quitte ce jour, atteint par ce foutu âge de la retraite qui ne veut rien dire...

Pourquoi la RTS ne renonce - t - elle pas à cette rigidité qui va nous priver d'un bon compagnon.

Artiste, épicurien, il nous a récemment enchanté avec A quoi qu'on sert? et avec Miam miam...

Il a , avec son compère Lapp, trivialisé les opéras les plus difficiles à comprendre, il a guidé des milliers d'auditeurs dans cette ardue découverte de la musique classique...

Et ses miam miam, découverte de pains, de chocolats, de plats typiques

Un seul être nous manque, et tout est dépeuplé...

JCS, tu vas nous manquer, et si personne n'est irremplaçable, toi tu étais notre aiguillon culinaire et artistique...

A+, l'Ami

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14/08/2013

Fêtes de Genève: le vrai problème

Je regarde ce soir le reportage de Léman Bleu sur les feux des FdG, avec l'excellent Pascal Matthieu. Une chose me frappe: dans plusieurs plans, Pascal Mathieu parle ou fait parler ses invités devant les horribles cahutes des quais, notamment sur le quai des Eaux-Vives.

Les feux sont les plus beaux du monde, certes. Ils ne sont pas gratuits pour tout le monde, et les places au bord du lac sont relativement chères, donc réservées à des gens aisés.

De plus, GB a raison, le concept actuel des fêtes a fait son temps...Il a besoin d'un second souffle, et les propos lénifiants de Genève Tourisme quant à l'augmentation des participants ne tient pas la route. Ce sont les feux qui attirent le monde, et les autres participants viennent boire (surtout...) et manger...

Au moment des FdG, il est frappant de constater que Genève cache une fois de plus ce qu'elle de plus beau: sa rade et ses quais, encombrés en temps normal de moches cabanons et de bicoques en ruine, et masquée pendant dix jours par les attractions des forains qui occupent tout le bord du Lac.

Les FdG doivent permettre aux touristes de découvrir notre rade, et aux genevois de se la réapproprier.

Donc assez de stands bruyants et laids, misons sur des villages à thèmes, des concerts sympas et, surtout, la possibilité pour ceux qui bossent de se retrouver les pieds dans l'eau, au calme, pour un apéro sympa.

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16/07/2013

Elections: quand les politiques faseyent...

Faseyer, du néerlandais faselen (agiter) se dit en marine d'une voile qui bat, parce que le vent est trop faible pour la faire gonfler.

En l'occurrence, c'est un politicien, député PLR au Grand Conseil et candidat à sa réélection (quasi assurée d'ailleurs), qui faseye non pas une voile, mais le voile islamique, pour se faire gonfler non par manque de vent, mais vu l'absence d'actualités dignes de ce nom en période estivale. Estivale certes, mais bien pré-électorale...

Ainsi le député annonce un projet de loi visant à interdire le port du voile au nom du respect de la femme et de celui du principe de la laïcité.

Ce dernier, présent dans notre ancienne Constitution cantonale, a été encore renforcé dans le nouveau texte fondamental entré en vigueur le 1er juin 2013. Certains constituants sont d'ailleurs allés jusqu'à exiger, au nom de cette laïcité, la suppression du IHS sur les armoiries genevoises et la fin de l'utilisation du temple de St Pierre pour les cérémonies officielles.

La laïcité voulue par les constituants est celle qui incombe à l'Etat vis à vis de ses concitoyens. Il n'est par exemple pas possible d'afficher des symboles religieux dans des bâtiments publics, qui plus est dans des établissements scolaires.

Mais cette obligation n'est pas un devoir du citoyen qui, au nom du respect de la liberté de croyance, peut porter sur lui de tels symboles. je vois souvent des personnes porter, de façon visible ou plus discrète, autour du cou ou en gourmette, qui une croix, une étoile de David, un croissant ou encore une croix catharre. En sommes-nous offusqués pour autant?

Le foulard est à mes yeux un symbole d'une appartenance religieuse. Une loi pour interdire ce seul symbole serait manifestement discriminatoire et inéquitable, sauf à s'étendre à tous les autres symboles. Curieux alors de voir comment l'appliquer s'agissant de tatouages représentant de tels symboles, durant le cours de natation ou sous les douches.

Le président du Conseil d'Etat - TdG de ce matin 16 juillet - a raison: l'école doit être le lieu où les enfants sont confrontés aux différences de culture, ce qui les amène à les cmprendre et à mieux les accepter.

Et les préaux de cette même école ne doivent pas être les lieux de joutes pré-électorales.

 

  

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14/07/2013

Primes d'assurance-maladie 2014: pourquoi une hausse aussi "faible"...?

Fidèles à leur traditionnel râout d'avant les départs en vacances - peut-être pour éviter toute réaction négative et toute critique - les assureurs viennent d'annoncer la semaine dernière que la hausse des primes pour 2014 sera en moyenne de 2% seulement. "Seulement", car même ce 2% représentera toujours pour une famille modeste une taille conséquente dans son budget annuel, surtout que ledit ménage n'a toujours pas reçu, en l'état, le remboursement des primes exagérées qu'il a payées depuis  des années, en particulier dans les cantons de Genève et Vaud.

"Seulement", parce qu'aussi ce montant, supérieur à l'inflation, ne tient pas compte de la hausse des coûts de la santé de 9% durant le premier trimestre 2013.

Or, pour calculer ses primes 2014, l'assureur tient compte de ses résultats en 2012 et des résultats du premier trimestre 2013, ce qui lui permet de faire ses projections pour 2014.

Donc, si cette logique implacable était respectée, ce n'est pas 2% qui seraient nécessaires, mas au minimum 4 à 5 % en moyenne.

Ajoutons à cela que Comparis, le comparateur de primes réputé plutôt favorable aux assureurs qui font de la publicité sur son site, estime que les assureurs, pour cette hausse, ont dû puiser abondamment dans leurs réserves.

Comme ces réserves vont être tout prochainement sollicitées pour le remboursement des primes indûment perçues, il y a problème...

La solution est simple: une "modeste" augmentation pour 2014, puis ensuite un rattrapage massif dès 2015.

Ces dates ont-elles de l'importance?

Oui, car c'est en 2013 que nous voterons sur le principe de la caisse publique, laissant aux assureurs le soin de conclure uniquement des contrats privés en cette matière, mais donnant à une caisse unique le soin de gérer l'assurance de base, comme dans le système SUVA, qui a fait ses preuves...Système qui empêcherait donc l'assureur de base actuel de chercher les bons risques pour  s'assurer de juteux bénéfices.

J'ajoute à cela que les récente initiatives des assureurs de faire les yeux doux à certaines professions de la santé pour leur proposer des augmentations - du jamais vu depuis 1996 - procède de la même manoeuvre.

L'annonce des assueurs est donc une manoeuvre habile et bien dans leur logique. "Nous maîtrisons les coûts, donc restons dans le système actuel qui est bon..."

Mais généralement, le peuple suisse vote bien, alors, confiance...

 

 

13:21 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

02/07/2013

"Eine Genferei mehr...."

TdG du jour:

Le WWF gagne contre la plage des Eaux-Vives

Par Christian Bernet. Mis à jour à 15h30 12 Commentaires

Le Tribunal administratif vient d’annuler l’autorisation de construire. La plage ne sera pas réalisée, à moins que l’Etat fasse recours.

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16:54 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

25/06/2013

Clause du besoin pour les médecins: rôle des cantons

Lors de la session d’été 2013, le Parlement a à nouveau discuté de la réintroduction du gel des admissions pour les spécialistes. Initialement, le Conseil national avait demandé d’exclure de la clause du besoin les médecins qui ont exercé pendant au moins cinq ans dans un établissement de formation postgraduée suisse reconnu. Le 21 juin 2013, les deux Chambres se sont finalement mises d’accord pour réduire cette période à trois ans. Par ailleurs, elles ont supprimé la différenciation entre spécialiste et médecin de premier recours.

La clause, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain, ne devrait pas excéder trois ans, temps nécessaire au Conseil fédéral pour fixer de nouvelles modalités de planification dès le 1er juillet 2016.

Les modalités d'application laissent une certaine appréciation aux cantons, comme c'était le cas sous l'empire de l'ancienne clause du besoin, de 2000 à 2012. Une occasion peut-être pour les cantons romands - et la partie francophone du canton de Berne - de coordonner leurs efforts.

Comment? En passant entre eux un concordat qui leur permettrait de couvrir les besoins selon les régions concernées. Si Genève connaît une pléthore de certaines spécialités, tel n'est pas le cas de cantons comme Fribourg, Neuchâtel, Jura, certaines régions du Valais ou du canton de Vaud qui, dépourvus de proximité universitaire, souffrent cruellement du manque de pédiatres, de gynécologues, de psychiatres voire de généralistes, sans parler de neurologues ou autres dermatologues et neurologues.

Un concordat intercantonal pourrait dès lors inciter des médecins sohaitant obtenir un droit de pratique à Genève ou dans la région lausannoise, de déposer plutôt leur demande dans un canton ou une région où leur spécialité correspondrait vraiment à un besoin et où ils seraient certainement reçus à bras ouverts.

Certes, la liberté du commerce et d'établissement s'en trouverait quelque peu écornée, mais le devoir de planification qui incombe aux cantons, dans les domaine hospitalier et ambulatoire, le justifie.

Dans un autre contexte, il faut bien avouer que les médecins européens qui se sont installés cers dernières années n'ont aucune connaissance de notre système de soins et des dédales - parfois bien complexes - de nos assurances sociales. Certes, la nouvelle réglementation impose aux médecins, dorénavant, de passer trois ans dans un établissement hospitalier reconnu. Cette période les confrontera à l'organisation de notre système de soins.

Ce que les médecins formés en Suisse acquièrent durant l'entier de leur cursus leur permet de mieux connaître l'ensemble de la législation applicable en matière de santé et de prise en charge. Ce qui pourrait être exigé des médecins européens - sans que cela ne constitue une inégalité de traitement ni une discrimination - c'est de s'engager à acquérir ces diverses connaissances, notamment dans les domaines de l'AI, de l'assurance-accidents, de la LAMal, des lois sanitaires cantonales, du code de déontologie de la FMH et j'en passe. Le champ est en effet bien vaste.

La LAMal, la loi sur les professions médicales comme la plupart des lois cantonales imposent aux médecins de connaître notre organisation sanitaire et exigent d'eux qu'ils soient capables de renseigner leurs patients aussi dans ce domaine. Or, cette exigence ne peut être satisfaite que par le suivi d'une formation ad hoc...

15:55 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

18/06/2013

Assurances sociales: un paquet bien ficelé

Alain Berset a donc présenté ses mesures et sa stratégie pour assuer, à terme, la prennité de nos assurances sociales, ces trois piliers que bon nombre de pays nous envient.

Certes, la situation n'est pas catastrophique et les comptes de l'AVS sont même bénéficiaires de deux milliards (dûs en partie, on le rappellera, à un fort taux d'immigration).

Cela dit, les mesures présentées la semaine passée mettent enfin un terme à la tactique qui a a prévalu si longtemps sous Pascal Couchepin.

De mini propositions de ci de là, saupoudrées de mesures propres à plaire à presque tout le monde, pour finalement arriver à ces constats cinglants: les diverses mesures proposées n’ont jamais convaincu. La 11e révision de l’AVS, tout comme un relèvement de la TVA, furent sèchement rejetés en votation populaire en 2004. Et en 2010, c’est l'échec de cette même 11ème révision à qui le Parlement n'a laissé aucune chance. Sans parler du refus massif du peuple de réduire le taux de conversion LPP.

Le projet proposé par le Conseil fédéral cette fois-ci a le mérite de l'ampleur et de la vision à long terme. 

Augmentation de l'âge de la retraite pour les femmes, baisse du taux de conversion, mais aussi flexibilisation de l'âge terme AVS, augmentations successives de la TVA.

Ce projet, équilibré, sensé, tient compte des projections faites pour ces trentes prochaines années, en particulier en matière de démographie et assure, à terme, le financement fiable de nos premier et deuxième piliers sans péjorer la situation matérielle des assurés.Tous éléments fort opportunément rappelés d'ailleurs par les divers intervenants de la 3ème journée de sécurité sociale organisée il y a peu par la FER Genève.

17:42 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

16/06/2013

Renaturation de l'Aire

 

Selon la TdG de ce samedi 15 juin, la renaturation de l'Aire - longtemps attendue et intelligemment réalisée - permet la création de méandres propices à l'habitat de la faune locale.

Contradiction bien genevoise: ce sont les méandres législatifs - et leur cortège de procédures et de recours -  qui empêchent le canton et les communes de créer des lieux propices à l'habitat des humains, simplement...

On se rappellera à ce sujet la position de l'UDC et du MCG qui contestent toute densification des zones urbaines et de villas, favorisant ainsi l'émigration physique et fiscale des contribuables genevois vers les canton et pays voisins.

De telles positions péjorent les finances cantonales, favorisent une mobilité aberrante et source de pollutions, et forcent nos enfants à l'exil en terres vaudoises et françaises.

Cherchez l'erreur, ou l'horreur...

15:00 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

10/06/2013

Grand Conseil: 25% d'augmentation pour les députés?

Le Matin Dimanche faisait état de cette curieuse proposition qui pourrait émaner du Bureau du Grand Conseil. 25 % d'augmentation des jetons de présence en plénière et en commission afin de tenir compte du renchérissement d'une part, et de l'augmentation du volume de travail de l'autre. Il est vrai que ces indemnités n'ont pas été revues depuis 2001. Mais...

...quelques chiffres: 

- de janvier 2001 à décembre 2012, l'indice suisse des prix à laconsommation a augmenté de 7.4 %,

- de janvier 2001 à mai 2013, on relève une augmentation de 7.8 %,

- durant cette dernière période, l'indice genevois des prix à la consommation a progressé de 9.8 %.

On est donc loin des 25 % proposés par le Bureau et plutôt proche des 10 % estimés comme plus justes par le chef de groupe PDC Bertrand Buchs.

Et l'augmentation du volume de travail?

Elle provient essentiellement de l'avalanche de projets de loi, d'amendements, de propositions de résolution et de questions écrites provoquée par les députés eux-mêmes. Genève est pratiquement le seul canton dans lequel les députés peuvent proposer des projets de loi. Ailleurs, les députés demandent au Conseil d'Etat, par voie de motion ou de postulat, de présenter de tels projets.

On rappellera aussi les interminables et inutiles débats - comme celui sur le déménagement d'un service de l'Etat - au cours duquel certains députés ont poussé le détail jusqu'à parler des m2 disponibles, des placards de rangement et de l'archivage des dossiers...

Enfin, Genève est aussi le canton dans lequel les commissions parlementaires sont les plus nombreuses, ce qui augmente les temps de présence et de travail.

Certes, tout travail mérite salaire ou, à tout le moins, une compensation correcte. Mais s'octroyer ainsi une augmentation de 25 % alors que l'on demande à tout un chacun de se serrer la ceinture, ça ne peut pas se concevoir.

16:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

07/06/2013

SPMI

Je suis ce soir le débat du Grand Conseil consacré à la situation du service de la protection des mineurs.

Certes, la situation des collaborateurs de ce service est parfois difficile et tendue.

Cela étant, j'ai élu des députés au Grand Conseil pour présider "aux destinées de la République", comme le dit l'exhortation rappelée à l'ouverture de chaque session.

Et je fais le constat qu'en fait, une partie d'entre eux font un travail de conciergie, s'occupent de locaux, de surfaces, d'ergonomie, de dossiers et d'armoires de classement.

Et pendant ce temps, qui définit la stratégie de notre République...?

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Flânerie

Le beau temps et la chaleur - de saison et enfin revenus - incitent à la flânerie dans notre belle ville...Belle? Voire...

Du Rond Point de Rive - cette verrue moche - à la Gare, suivons les Rues Basses, dont Jacqueline Burnand avait dit à l'époque que ce serait la plus belle rue piétonne d'Europe... Pas réellement piétonne, d'abord pavée et recouverte de beau granit, décorée de poutres de bois et de garnitures  de cuivre, elle a perdu la majorité de ses pavés, remplacés par des "pansements" de goudron, ensuite,les poutres et le cuivre ont disparu.

Nous laissons à notre droite la Place Longemalle, inaugurée à la gloire de notre ancien Maire M. Pagani, sur laquelle les bancs circulaires mettent les jambes de ceux qui les utilisent à nouveau à portée des pare-chocs des voitures qui y viennent chercher Dieu sait quoi.

Arrivée à la Place Bel Air, moche et peu conviviale, encombrée de piétons paumés, de bus et de trams qui s'encombrent les uns les autres, de cyclistes désécurisés...

Passons à la Place St Gervais, dont le socle noir et stalinien doit plaire à l'ancien maire, mais dont l'esthétique massive et rugueuse n'inspire rien.

Poussons jusqu'à la gare, dont la place est désolante de tristesse et de mauvais goût...

Mais qui sont donc les architectes, les urbanistes et les ingénieurs qui, à prix d'or, peuvent concevoir de telles horreurs?

Qui sont ces gens qui ont donné au nouveau bâtiment du Collège Calvin la même architecture que l'ancien Palais du peuple de Berlin Est, heureusement détruit depuis. Qui sont-ils , ceux qui ont conçu cette laideur du batiment des APM au Boulevard du Pont d'Arve?

Cette ville, notre ville, ne peut elle donner à ses habitants le vrai goût d'y flâner et de s'y sentir bien?

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01/06/2013

Constitution 2012

La nouvelle Constitution est entrée en vigueur il y a une heure. Célébrée par les constituants qui ont dit oui, cette nuit, elle devra déployer ses effets ces 5 prochaines années en modifiant les textes législatifs pertinents.

Nombre de constituants se présentent au Grand Conseil cet automne. Leur but est de srvir la République, mais aussi et surtout d'apporter leur expertise et leur expérience afin d'éclairer leurs futurs collègues députés lorsque des questions d'interprétation se poseront, inévitablement.

J'encourage les lecteurs des blogs d'apporter leur soutien à ces candidats, dont je publierai prochainement la liste, tous partis confondus, sur ce blog.

Leur expérience, et le sens du compromis et de la négociation qu'ils ont démontrés ont permis le succès de ce beau projet novatuer et moderne. Ces qualités insuffleront, à n'en pas douter, une nouvelle forme de débats au futur Grand Conseil.

01:08 Publié dans Constitution 2012 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

11/05/2013

Joli coup

En nommant Isabelle Chassot à la tête de l'office fédéral de la culture, Alain Berset marque un point. En premier lieu, il étoffe ainsi son état-major en le mâtinant d'un peu de francophilie et place à ce poste stratégique une femme ouverte à la culture et aux arts, charismatique et compétente.

Ensuite, il fait appel à une ancienne conseillère d'Etat et ancienne présidente de la conférence des directeurs de l'instruction publique (CDIP), donc à une femme qui connaît bien les mécanismes des cantons et leurs susceptibilités respectives et fédéralistes face à toute tentative d'intervention de la Confédération.

Sur un sujet aussi sensible que la culture, domaine sur lequel bien des cantons sont chatouilleux et tiennent à garder leurs compétences, l'expertise d'une femme de tête et son sens de la diplomatie ne seront pas de trop pour permettre enfin d'avoir dans ce pays une politique de la culture concertée et cohérente.

On se prendrait à souhaiter une initiative aussi originale dans un autre domaine: le sport. Puissant facteur d'ntégration, canal essentiel de la promotion de la santé et de la prévention des maladies, le sport ne peut que perdre en force s'il est laissé au responsable pâlot du DDPS. 

Il aurait ainsi toute sa place au DFI, sous la houlette d'un ministre qui saurait de quoi il parle et qui pourrait, en créant un secrétariat d'Etat, réunir ainsi la santé et le sport dans une logique sans faille et cohérente.

Mais bon, la cohérence et la politique vont rarement de pair...

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06/05/2013

MCG et récup

Ce matin, lors du débat traditionnel sur RTS 1, il était question de quotas éventuels à imposer dans les classes d'enseignement afin d'viter que la proportion d'élèves non francophones ne soit trop importante, au risque de péjorer les capacités des élèves francophones de suivre normalement l'enseignement dispensé et de retarder ainsi l'acquisition de leurs connaissances.

A cette occasion, Eric Stauffer est notamment intervenu en affirmant - ce qui n'était pas l'objet du débat d'ailleurs - que le MCG, son parti, avait déposé au Grand Conseil un projet de loi imposant la scolarité obligatoire jusqu'à l'âge de 18 ans. C'est sûrement vrai, mais un minimum de correction et d'honnêteté aurait pu lui faire dire que cette disposition avait été adoptée par l'Assemblée Constituante et figure dès lors dans notre Constitution, qui entre en vigueur le 1er juin prochain. 

J'ajoute - parce que lui ne l'a pas fait et ne le fera jamais - que le Conseiller d'Etat Charles Beer a beaucoup plaidé devant la Constituante pour l'introduction de cette disposition, ce qui n'a pas été une partie facile, tant la droite a eu des réticences à cet égard.

Cette attitude - peut-être logique en politique électoraliste et politicienne - me fait penser à celle de cet oiseau qui va pondre ses oeufs dans le nid des autres, le coucou. Et coucou, ce n'est pas loin de coquin...

Donc, rendons à César ce qui appartient à César, et reprenons à Riquet ce qui ne lui appartient pas, tant il est vrai que le MCG, comme on le disait des Japonais dans le temps, copie bien et ne crée pas grand chose.

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14/04/2013

Sainte Anastasie

Ce lundi 15 avril, c'est la Sainte Anastasie. Je ne connais personne de ce prénom, donc personne à féliciter...

Sur le plan politique, personne non plus à féliciter pour une votation ou une élection.

Mais quand même: quel séisme à Lugano, où la Lega, premier mouvement historique du populisme de bas étage, prend la majorité de l'exécutif. Bonne ou mauvaise nouvelle?

Dans un sens, bonne , je pense, car c'est la première fois qu'un mouvement populiste prend la majorité d'un exécutif...

Au Tessin, la Lega dispose de deux sièges au Conseil d'Etat, que leurs titulaires ont assumé sans se mouiller et en n'administrant que des départements non sensibles et sans risques.

Avec une majorité dans l'exécutif de la plus grande commune du Tessin, ce mouvement populiste se trouve pour la première fois confronté aux réalités du pouvoir et à ses conséquences. Enfin, il nous sera donné de voir dans quelle mesure ces éternels mouvements d'opposition assumeront réellement le pouvoir et ses conséquencesn

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