22/02/2015

Allocations familiales et initiative du PDC: que de fausses affirmations...

A entendre les opposants à cette initiative bienveillante pour les classes moyennes, PLR et PS en tête, on se surprendrait  à sourire si le sujet n'était aussi sérieux. En particulier face à des arguments aussi faibles et si peu argumentés.

Pour le PLR, l'initiative ne fait qu'affaiblir les finances cantonales et fédérales, lui qui n'a cependant pas les mêmes scrupules lorsqu'il s'agit de baisses d'impôts au bénéfice des entreprises.

Pour le PS, seules les familles aisées seront favorisées, réaction typique d'un parti qui n'a pas eu cette idée avant...

Chiffres en mains, qu'en est-il?

A Genève, l'allocation familiale se monte à 230 frs par mois, ce qui représente, pour une famille avec deux enfants, un montant total de 5'520 frs.

Dans le contexte actuel, cette famille, gratifiée d'un revenu brut annuel de 78'000 frs, paie 2'452 frs d'impôts, et avec l'initiative, 1'237 frs, soit une économie de 1'215 frs. 

La même famille, dotée elle d'un revenu de 130'000 frs, réaliserait, en cas d'acceptation de l'initiative du PDC, une économie de 2'172 frs.

Ces montants peuvent paraître dérisoires aux yeux de certains, ils n'en demeurent pas moins intéressants compte tenu des revenus des classes moyennes.

Prétendre dès lors que le texte du PDC ne favoriserait que les gros revenus est faux. D'autant plus que pour les revenus modestes, la non fiscalisation des allocations familiales aura pour conséquence de leur ouvrir à nouveau les subsides pour les primes d'assurance maladie, ce qui bien entendu ne sera pas le cas pour les hauts revenus.. Et cela aussi, ce n'est pas négligeable.

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01/12/2014

La grève des TPG EST illégale

Nouvelle Constitution genevoise

Art. 36 Liberté syndicale 
1 La liberté syndicale est garantie. 
2 Nul ne doit subir de préjudice du fait de son appartenance ou de son activité syndicale. 
3 L’information syndicale est accessible sur les lieux de travail. 
4 Les conflits sont réglés en priorité par la négociation ou la médiation. 

Il n'y a pas eu, jusqu'à présent, de négociation, pas plus que de médiation. Or, la grève est une "ultima ratio"qui ne doit être utilisée que lorsque toutes les négociations ou une éventuelle médiation ont échoué.

De plus, si une personne syndiquée, ou non, ne souhaite pas se joindre au mouvement, la liberté syndicale implique qu'elle ne soit pas soumise à des pressions de la part des grévistes, ce qui a pourtant bien été le cas lors de la grève des TPG.

Art. 37 Droit de grève 
1 Le droit de grève et le droit de mise à pied collective sont garantis s’ils se rapportent aux relations de travail et sont conformes aux obligations de préserver la paix du travail ou de recourir à une conciliation. 
2 La loi peut interdire le recours à la grève à certaines catégories de personnes ou limiter son emploi afin d’assurer un service minimum. 

Une grève, dite "préventive" ne se rapporte pas aux conditions actuelles de travail, dans ce cas précis, puisqu'elle invoque des licenciements dont personne n'est sûr et, qui plus est, qui interviendraient seulement en 2016. Elle n'est pas, toujours dans le cas des TPG, conforme à l'obligation de préserver la paix du travail.

Cette grève, préventive et sans tentative de négociation entre les syndicats et les TPG, en particulier de sa direction ou de son CA, est donc illégale. De ce fait, les auteurs doivent être sanctionnées.

La prise en otage de la population, de même que les pressions exercées sur les députés, ne feront pas changer d'avis ces derniers.Ce mouvement, en plus d'être illégal, est encore et surtout contre productif...

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20/11/2014

Forfaits fiscaux: équité ou égalité?

 


 

 

 

Le parti socialiste prétend que les forfaits fiscaux seraient inégalitaires. Mais aucun système fiscal n’est réellement égalitaire. L’égalité fiscale, c’est le taux unique pour tous et aucune déduction possible pour qui que ce soit. Riches, pauvres, familles, célibataires, locataires, propriétaires : vous serez tous logés à la même enseigne. Vous avez des frais pour loger votre famille ? Tant pis pour vous. Vous souhaitez déduire vos frais de déplacements professionnels car vous habitez loin de votre lieu de travail ? Hors de question, ce n’est pas égalitaire. Après tout, vous n’avez qu’à déménager...
C’est justement parce que notre système fiscal n’est pas égalitaire qu’il est équitable. On a fait des choix de société pour alléger la facture de certaines catégories de contribuables (familles, « pauvres », etc.). A l’inverse, les taux d’imposition ordinaires étant progressifs, les « riches » paient proportionnellement plus que les autres. Le but de la fiscalité doit être d’imposer tout le monde au mieux, pour le bien de la collectivité.
Le lien avec les forfaits ? Ils s’adressent aussi à une catégorie spécifique de
contribuables : ils doivent être étrangers et n’ont pas le droit de travailler en Suisse. La collectivité accepte de les imposer d’une manière spécifique, et en échange, la Suisse reçoit 1 milliard de francs d’impôts par année. C’est un contrat social. Ce n’est pas égalitaire, mais c’est équitable. Tout le monde y gagne. Par contre, si on était égalitaire ces contribuables ne seraient pas en Suisse. Tout le monde y perdrait.
Un dernier détail, et pas des moindres : contrairement aux Suisses, qui y échappent, les
« forfaitaires » sont soumis à un impôt sur les successions. Ça aussi, ce n’est pas égalitaire. Mais c’est équitable. Refusons donc les initiatives pour la suppression des
« forfaits fiscaux ». A force de rechercher l’égalité partout, le PS nous demande de tous nous appauvrir. Ça, ce n’est pas équitable.

 

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14/10/2014

La chienlit....

Je suis pour le moins stupéfait et atterré par la décision du Bureau du Grand Conseil de n'infliger aucune sanction à Eric Stauffer. Ainsi, un députer peut impunément:


- prendre la parole sans la demander
- hurler et invectiver ses collègues depuis sa place de deuxième vice-président du Grand Conseil
- faire étalage de son incivilité et de sa mauvaise éducation
- occuper le centre de la salle de délibérations entouré de sa garde prétorienne
- mépriser les institutions et les fouler au pied
- refuser toutes les injonctions du Président du Grand Conseil
- participer au vote concernant la proposition de sanctions contre lui.


L'UDC a soutenu Stauffer, ce qui ne m'étonne guère, tant il est vrai que je n'attends plus rien de ce parti volage et politiquement adultère, qui se pose pourtant en défenseur de la règle, de la sécurité, du patriotisme et du respect des institutions.


En revanche, j'ai plus de peine à comprendre la position de Ensemble à gauche, dont les députés se font régulièrement maltraités et moqués méchamment par ceux du MCG.
Comprenne qui pourra, mais ce n'est pas ce genre d'exemple qui pourra convaincre des jeunes, notamment, de se lancer en politique et de rejoindre ce marigot agité et peu séduisant...

20:38 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook

11/10/2014

Le déni de démocratie du MCG

Dans un dernier billet sur ce blog, et suite à un article du président du PS C. Levrat, j'avais assimilé le MCG genevois à l'UDC quant à ses méthodes que je qualifiais de "fascisantes".

Cela m'a valu un texte au vitriol du secrétaire général du MCG, nous qualifiant de "Benito Leyvrat - au lieu de Levrat - et d'Adolf Guinchard"....

Ce soir, ou presque cette nuit, le MCG a utilisé toutes les méthodes, démocratiques ou non, pour faire échouer un projet de loi: renvois en commission, amendements et autres.

Puis, violant toutes les règles de bienséance et de politesse, le président d'honneur du MCG est intervenu depuis la tribune présidentielle, sans avoir demandé la parole, hurlant et exigeant une suspension de séance.

Rappel à l'ordre, réunion d'urgence du Bureau et décision d'expulsion du trublion par les forces de police décidée. Heureusement, avec dignité, le Président du CE et son collègue M. Poggia ont convaincu le bouillant député de sortir sans qu'il soit nécessaire de l'expulser par la force.

Tous les députés MCG, sans aucun esprit critique, se sont massés autour de leur "chef" pour le protéger et empêcher la police de l'embarquer.

Culte du chef, protection rapprochée, processus interne de décision autoritaire, blocage des institutions,insultes, menaces de mort et j'en passe...

Cela ne vous rappelle rien?

00:48 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

28/09/2014

L'après Rade...

Le résultat est sec  et sans appel, et c'est heureux. Belle claque pour le MCG et l'UDC qui ont rivalisé d'arguments mensongers sans se préoccuper du coût indécent de cet ouvrage inutile, alors qu'ils sont les premiers à vouloir rogner sur les dépenses, sociales en particulier. Ce résultat est excellent. Eût-il été plus serré que ces deux partis auraient pu, à l'envi, jouer les Calimeros en arguant du fait qu'une fois de plus, on ne les aime pas...

Claque aussi pour les quelques égoïstes de la Rive gauche qui craignent tant une densification de leur "gold coast" si la grande traversée se fait un jour.

Claque également pour les quelques milieux économiques férus de bétonnage qui avaient prôné le "OUI".

Claque enfin pour le TCS, qui s'est manifestement fait piéger dans cette aventure et qui devra reconstruire son image, prouver qu'il est le club de tous, et non le garant du "tout à la bagnole", en soutenant tous les usagers de la route et en montrant enfin son intérêt pour l'avenir, soit la mobilité douce.

Belle victoire surtout  pour les opposants et pour le Conseil d'Etat, en particulier pour Luc Barthassat et Serge Dal Busco, dont les arguments solides et porteurs ont été entendus. Et bon point marqué auprès de la Confédération, qui ne pourra plus douter de la cohérence et de la sagesse des genevois et qui pourra, enfin, admettre le financement de la grande traversée, seul ouvrage multimodal capable de compléter le contournement de Genève.

Au boulot donc, le plus dur reste à faire...

14:33 Publié dans Circulation et transport | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

26/09/2014

Caisses maladie: où est la concurrence

C'est fait et annoncé, et de surcroît avalisé par l'OFSP: en 2015, nos primes maladie augmenteront en moyenne de 4%, alors que la moyenne d'augmentation des coûts de la santé ne dépasse guère les 3%...

Alors, anticipation des assureurs pour reconstituer des réserves dont le Parlement a enfin reconnu, après presque dix ans, qu'elles étaient injustifiées?

Indépendamment de ce fait, cette annonce de hausse est à nouveau l'occasion pour les conseillers d'Etat en charge de la santé, d'inciter les assurés à changer de caisse et à choisir la moins chère.

C'est un mauvais message. En effet, l'assuré qui quitte sa caisse y laisse les réserves que celle-ci a constituées sur sa tête, et la caisse qui l'accueille devra, année après année, reconstituer des réserves pour ce nouvel assuré, au risque de devoir, s'ils sont trop nombreux, augmenter à nouveau ses primes.

C'est là toute l'incongruité du système actuel dont la concurrence est tant vantée par les opposants à la caisse publique:

- d'une part, près d'un million d'assurés changent de caisse chaque année, engendrant peu ou prou des frais administratifs supplémentaires de 100 à 200 francs par personne, soit un coût inutile de 100 à 200 millions de francs par an,

- de l'autre, la captation des réserves ne sert que l'assureur qui les conserve, et qui n'a de surcroît obligation de les rembourser en cas de trop perçu, et ce malgré la nouvelle loi sur la surveillance des assureurs.

Seule la caisse publique peut remédier à ces deux aspects: une économie - parmi d'autres - de 200 millions par année, et la constitution d'un fond fédéral chargé de gérer ces réserves en toute transparence et au profit des assurés.

11:13 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

14/09/2014

La montée des extrêmes

http://www.tdg.ch/suisse/Pour-Christian-Levrat-l-UDC-est-sur-la-voie-du-fascisme/story/15025417 

Je ne partage que rarement les positions de Monsieur Levrat, mais là, je pense qu'il a raison...

L'UDC est le premier parti de Suisse, et sa légitimité électorale doit être respectée...

L'analyse de C.Levrat est correcte, et il faut l'étendre aux autres partis extrémistes, comme le MCG à Genève.

L'UDC et le MCG sont des partis fascisants, qui drainent leur électorat par leur populisme et leur haine de l'autre. Crainte de l'autre, haine de l'étranger, cela doit être dénoncé.

Quand ces partis se sont attaqués aux accords internationaux, je n'ai rien dit.

Quand ils se sont attaqué aux frontaliers , je me suis tu.

Quand ils m'ont m'ont attaqué , c était trop tard...

Genève, et la Suisse, ont une tradition d'accueil et de réception reconnues sur le plan international. Nous sommes, à Genève, tous des étrangers immigrés.

Le nier est une hérésie. Il faut ostraciser ces partis populistes et xénophobes, il faut expliquer à nos électeurs que la prospérité se construit sur la région et non sur le canton et la préférence cantonale.

 

 

23:29 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

13/09/2014

Caisse publique: nouveau paradoxe mensonger

Les opposants à la caisse publique, en particulier les assureurs dont les affiches - payées par nos primes - fleurissent sur tous les murs et dans tous les journaux, prétendent que la caisse publique va supprimer le libre choix du médecin pour les patients. Ce qui est totalement faux, si on lit bien le texte de l'initiative.

Parallèlement, un conseiller national UDC, membre du conseil d'administration du Groupe Mutuel, a déposé aux Chambres fédérales une motion - donc avec effet contraignant - demandant la fin de l'obligation de contracter. Sous ce vocable un peu obscur se cache la définition suivante: le droit pour les assureurs de choisir les médecins dont ils acceptent de rembourser les prestations et ce, sur le seul critère économique.

Donc, cela signifie que les médecins traitant des cas coûteux - malades chroniques, âgés, atteints de maladies graves et coûteuses - ne verront pas leurs prestations remboursées.

L'initiative pour la caisse publique garantit le libre choix du médecin.

Une fois de plus, les assureurs mentent et jouent un double jeu afin de préserver leurs seuls intérêts.

Mais les votants, qui sont aussi des assurés, n'accepteront pas de se laisser avoir une fois de plus.

De plus, le Conseil fédéral a enfin édicté l'ordonnance permettant le remboursement aux assurés des primes trop perçues depuis 2005. 800 millions de francs seront ainsi remboursés, alors que le montant réel trop perçu se monte à un milliard 600 millions. Et les assureurs n'y contribuent que pour moitié, alors qu'ils sont les seuls coupables.

La caisse publique ne permettra plus ces magouilles, donc votez OUI le 28 septembre.

20:18 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

09/09/2014

Les errements du TCS

Il y a encore quelques mois le TCS assurait aux députés que la petite traversée de la Rade  "n’éloigne pas suffisamment le trafic routier du centre-ville”.

Puis, à la suite d' un retournement incompréhensible de veste, il prône le soutien inconditionnel à la traversée de la rade (petite traversée),  même si le projet est mauvais et hors de prix, même si son acceptation enterrerait définitivement la grande traversée, la seule dont Genève a vraiment besoin !

Ensuite, le TCS publie une étude, dont on ne peut connaître que les conclusions. Impossible de vérifier ou de reproduire les formules, pas plus que le processus scientifique ayant amené au résultat ! On peut facilement penser que c’est une étude dont on connaissait les résultats d’avance !

On remarquera sur ce point que le Conseil d'Etat, lui, a clairement informé sur tous les points et a publié tous ses chiffres en toute transparence.

De surcroît, je suis stupéfait de voir le rouleau compresseur publicitaire mis en place par le TCS et autres partisans de cette petite traversée autant inutile que coûteuse.

 

 

 

18:19 Publié dans Circulation et transport | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

31/08/2014

La fiabilité des assureurs maladie ...

Depuis le 1er janvier 2011, le nouveau financement hospitalier a imposé aux cantons de subventionner aussi les hospitalisations en milieu privé. Ce financement, réglé par des contrats de prestations passés entre gouvernements cantonaux et cliniques privées, représente bon an mal an, depuis 2011, plus d'un milliard de francs à la charge des cantons et au bénéfice des assureurs maladie qui pratiquent l'assurance complémentaire privée. Je m'étonnais dans un précédent billet sur ce blog que lesdits assureurs n'aient pas, vu les circonstances, revu leurs contrats et procédé à des baisses de primes dans le secteur privé.

Il y a quelques jours - soit trois ans après l'introduction du nouveau système - mon assureur m'a annoncé une baisse de ma prime d'hospitalisation privée.

Que cette annonce intervienne à peine un mois avant la votation du 28 septembre sur la caisse publique est bien entendu une pure coïncidence et ne saurait faire l'objet du moindre soupçon publicitaire avant cette importante échéance...

17:59 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

29/08/2014

Traversée de la rade: l'initiative UDC est un plouf

Le projet de l'UDC va coûter 1 milliard 300 millions, pour rien...

Imaginez...: 1 milliard 300 millions, ce sont1'300'000 billets de mille francs que vos pourriez aligner sur les 250 mètres du Pont du Mont Blanc...Et avec le vent, ce sont 1'300'000 billets de mille qui vont passer dans le lac, sans effet aucun sur la circulation, sauf un enlaidissement de notre rade et un impact zéro sur la circulation, sauf une concentration au centre...

Dites, la circulation sur la grande traversée, c'est pas mieux?

22:20 Publié dans Circulation et transport | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

24/08/2014

Caisse publique, que de contre vérités....

Surprenant, de voir la propagande des assureurs maladie militant pour le "Non à la caisse publique" en utilisant, contre l'avis du Conseil fédéral, leurs journaux internes et leur "newsletters" pour convaincre leurs assurés.

Pas si étonnant quand on réalise les enjeux financiers: chasse aux bons risques, peu de contrôle des réserves, technique d'appel en assurance de base afin de vendre des produits d'assurance complémentaire dans tous les secteurs (personnes et choses).

Contrairement à ce qui est affirmé:

OUI, les modèles alternatifs d'assurance (réseaux, médecins de famille etc....) pourront être conservés.

OUI, des économies pourront être réalisées, entre 200 à 300 millions relatifs aux frais administratifs dûs aux changements de caisse chaque année pour environ 1 million d'assurés.

OUI, des économies sont possibles puisque les frais de publicité ne seront plus nécessaires (de 400 à 500 millions).

NON, le libre choix du médecin par l'assuré ne sera pas supprimé.

NON, les primes ne sont pas plus chères, mais elles ne baisseront pas tant que notre démographie continuera d'évoluer  comme maintenant.

OUI,  le choix d'une complémentaire reste acquis, pour chacun comme à l'heure actuelle.

En outre, une autre question se pose: si l'initiative passe le 28 septembre, il est prévu qu'elle soit mise en application en trois ans. L'OFSP sera-t-il apte à contrôler, pendant cette période, l'utilisation des réserves et les flux financiers des assureurs? Ces derniers ont certainement un plan B, et cela devra être strictement contrôlé.

15:27 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

15/07/2014

Un geste insultant...

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/primes-payees-seule-petite-moitie-rendue-geneve/story/18527797

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14:09 Publié dans Votations fédérales | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

10/07/2014

La caisse publique contre la pseudo-concurrence

Les caisses, leurs lobbies et les grands défenseurs du libéralisme à outrance arguent que la concurrence est saine et que la caisse publique n’est qu’une  intervention de plus de l’Etat. Les mêmes refrains défendant le libéralisme se répètent mais ne posent pas la vraie question.

Les caisses maladie privées, dont on en dénombre près de 60, se livrent-elles à une « saine » concurrence ? En réalité, c’est tout le contraire.  Le seul mécanisme de concurrence auquel se livrent les caisses, c’est celui de la « chasse aux bons risques ».

Voilà comment cela fonctionne : pour pouvoir proposer des primes plus basses et ainsi devenir plus intéressante sur le marché de la concurrence, une caisse-maladie va chercher les jeunes en bonne santé. Plus elle a de jeunes (les fameux « bons risques »), moins la caisse doit dépenser d’argent dans les traitements. Cela lui permet donc de baisser ses primes. Les caisses gérant beaucoup de « mauvais risques », les personnes âgées et les malades chroniques,  doivent, elles, augmenter leurs primes. 

De ce fait, personne ne veut de ces assurés-là qui, en coûtant cher, empêchent les caisses de baisser leurs primes et les rendent donc moins concurrentielles. S’il y a donc bien une certaine concurrence entre les caisses, celle-ci ne porte pas sur la qualité et le prix des traitements des patientes et des patients, mais seulement sur l’acquisition des assuré-e-s présentant des « bons risques ».

Cette pseudo-concurrence est malsaine puisque ceux qui ont besoin de traitements sont boycottés par les caisses privées. C’est pourquoi il faut impérativement arrêter cette aberration et opter pour seule caisse, pour véritablement se concentrer sur la qualité des soins.

 

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