09/04/2017

Le jeu trouble d'Alain Berset

Prévoyance 2020 et Tarmed

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19/09/2015

Gestion des réserves des assureurs

La preuve de la faillite du système par l'échec d'Assura

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26/09/2014

Caisses maladie: où est la concurrence

C'est fait et annoncé, et de surcroît avalisé par l'OFSP: en 2015, nos primes maladie augmenteront en moyenne de 4%, alors que la moyenne d'augmentation des coûts de la santé ne dépasse guère les 3%...

Alors, anticipation des assureurs pour reconstituer des réserves dont le Parlement a enfin reconnu, après presque dix ans, qu'elles étaient injustifiées?

Indépendamment de ce fait, cette annonce de hausse est à nouveau l'occasion pour les conseillers d'Etat en charge de la santé, d'inciter les assurés à changer de caisse et à choisir la moins chère.

C'est un mauvais message. En effet, l'assuré qui quitte sa caisse y laisse les réserves que celle-ci a constituées sur sa tête, et la caisse qui l'accueille devra, année après année, reconstituer des réserves pour ce nouvel assuré, au risque de devoir, s'ils sont trop nombreux, augmenter à nouveau ses primes.

C'est là toute l'incongruité du système actuel dont la concurrence est tant vantée par les opposants à la caisse publique:

- d'une part, près d'un million d'assurés changent de caisse chaque année, engendrant peu ou prou des frais administratifs supplémentaires de 100 à 200 francs par personne, soit un coût inutile de 100 à 200 millions de francs par an,

- de l'autre, la captation des réserves ne sert que l'assureur qui les conserve, et qui n'a de surcroît obligation de les rembourser en cas de trop perçu, et ce malgré la nouvelle loi sur la surveillance des assureurs.

Seule la caisse publique peut remédier à ces deux aspects: une économie - parmi d'autres - de 200 millions par année, et la constitution d'un fond fédéral chargé de gérer ces réserves en toute transparence et au profit des assurés.

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13/09/2014

Caisse publique: nouveau paradoxe mensonger

Les opposants à la caisse publique, en particulier les assureurs dont les affiches - payées par nos primes - fleurissent sur tous les murs et dans tous les journaux, prétendent que la caisse publique va supprimer le libre choix du médecin pour les patients. Ce qui est totalement faux, si on lit bien le texte de l'initiative.

Parallèlement, un conseiller national UDC, membre du conseil d'administration du Groupe Mutuel, a déposé aux Chambres fédérales une motion - donc avec effet contraignant - demandant la fin de l'obligation de contracter. Sous ce vocable un peu obscur se cache la définition suivante: le droit pour les assureurs de choisir les médecins dont ils acceptent de rembourser les prestations et ce, sur le seul critère économique.

Donc, cela signifie que les médecins traitant des cas coûteux - malades chroniques, âgés, atteints de maladies graves et coûteuses - ne verront pas leurs prestations remboursées.

L'initiative pour la caisse publique garantit le libre choix du médecin.

Une fois de plus, les assureurs mentent et jouent un double jeu afin de préserver leurs seuls intérêts.

Mais les votants, qui sont aussi des assurés, n'accepteront pas de se laisser avoir une fois de plus.

De plus, le Conseil fédéral a enfin édicté l'ordonnance permettant le remboursement aux assurés des primes trop perçues depuis 2005. 800 millions de francs seront ainsi remboursés, alors que le montant réel trop perçu se monte à un milliard 600 millions. Et les assureurs n'y contribuent que pour moitié, alors qu'ils sont les seuls coupables.

La caisse publique ne permettra plus ces magouilles, donc votez OUI le 28 septembre.

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31/08/2014

La fiabilité des assureurs maladie ...

Depuis le 1er janvier 2011, le nouveau financement hospitalier a imposé aux cantons de subventionner aussi les hospitalisations en milieu privé. Ce financement, réglé par des contrats de prestations passés entre gouvernements cantonaux et cliniques privées, représente bon an mal an, depuis 2011, plus d'un milliard de francs à la charge des cantons et au bénéfice des assureurs maladie qui pratiquent l'assurance complémentaire privée. Je m'étonnais dans un précédent billet sur ce blog que lesdits assureurs n'aient pas, vu les circonstances, revu leurs contrats et procédé à des baisses de primes dans le secteur privé.

Il y a quelques jours - soit trois ans après l'introduction du nouveau système - mon assureur m'a annoncé une baisse de ma prime d'hospitalisation privée.

Que cette annonce intervienne à peine un mois avant la votation du 28 septembre sur la caisse publique est bien entendu une pure coïncidence et ne saurait faire l'objet du moindre soupçon publicitaire avant cette importante échéance...

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24/08/2014

Caisse publique, que de contre vérités....

Surprenant, de voir la propagande des assureurs maladie militant pour le "Non à la caisse publique" en utilisant, contre l'avis du Conseil fédéral, leurs journaux internes et leur "newsletters" pour convaincre leurs assurés.

Pas si étonnant quand on réalise les enjeux financiers: chasse aux bons risques, peu de contrôle des réserves, technique d'appel en assurance de base afin de vendre des produits d'assurance complémentaire dans tous les secteurs (personnes et choses).

Contrairement à ce qui est affirmé:

OUI, les modèles alternatifs d'assurance (réseaux, médecins de famille etc....) pourront être conservés.

OUI, des économies pourront être réalisées, entre 200 à 300 millions relatifs aux frais administratifs dûs aux changements de caisse chaque année pour environ 1 million d'assurés.

OUI, des économies sont possibles puisque les frais de publicité ne seront plus nécessaires (de 400 à 500 millions).

NON, le libre choix du médecin par l'assuré ne sera pas supprimé.

NON, les primes ne sont pas plus chères, mais elles ne baisseront pas tant que notre démographie continuera d'évoluer  comme maintenant.

OUI,  le choix d'une complémentaire reste acquis, pour chacun comme à l'heure actuelle.

En outre, une autre question se pose: si l'initiative passe le 28 septembre, il est prévu qu'elle soit mise en application en trois ans. L'OFSP sera-t-il apte à contrôler, pendant cette période, l'utilisation des réserves et les flux financiers des assureurs? Ces derniers ont certainement un plan B, et cela devra être strictement contrôlé.

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10/07/2014

La caisse publique contre la pseudo-concurrence

Les caisses, leurs lobbies et les grands défenseurs du libéralisme à outrance arguent que la concurrence est saine et que la caisse publique n’est qu’une  intervention de plus de l’Etat. Les mêmes refrains défendant le libéralisme se répètent mais ne posent pas la vraie question.

Les caisses maladie privées, dont on en dénombre près de 60, se livrent-elles à une « saine » concurrence ? En réalité, c’est tout le contraire.  Le seul mécanisme de concurrence auquel se livrent les caisses, c’est celui de la « chasse aux bons risques ».

Voilà comment cela fonctionne : pour pouvoir proposer des primes plus basses et ainsi devenir plus intéressante sur le marché de la concurrence, une caisse-maladie va chercher les jeunes en bonne santé. Plus elle a de jeunes (les fameux « bons risques »), moins la caisse doit dépenser d’argent dans les traitements. Cela lui permet donc de baisser ses primes. Les caisses gérant beaucoup de « mauvais risques », les personnes âgées et les malades chroniques,  doivent, elles, augmenter leurs primes. 

De ce fait, personne ne veut de ces assurés-là qui, en coûtant cher, empêchent les caisses de baisser leurs primes et les rendent donc moins concurrentielles. S’il y a donc bien une certaine concurrence entre les caisses, celle-ci ne porte pas sur la qualité et le prix des traitements des patientes et des patients, mais seulement sur l’acquisition des assuré-e-s présentant des « bons risques ».

Cette pseudo-concurrence est malsaine puisque ceux qui ont besoin de traitements sont boycottés par les caisses privées. C’est pourquoi il faut impérativement arrêter cette aberration et opter pour seule caisse, pour véritablement se concentrer sur la qualité des soins.

 

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01/07/2014

Caisse publique: les requins

En 2007, avant la votation sur la caisse unique, et non publique à l'époque, le Conseiller fédéral Couchepin, dont on connaît les liens avec un assureur valaisan bien connu, déclarait: "Si le peuple accepte cette initiative, les assureurs feront tout pour piller les réserves".

Il admettait donc ainsi que les assureurs avaient le pouvoir de piller les réserves appartenant à leurs assurés et que l'OFSP n'était pas capable de contrôler ce fait...

Cela n'a pas changé, et si l'initiative du 28 septembre passe, ce point devra particulièrement surveillé....

20:09 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

01/06/2014

LAMal et caisse publique: le bonneteau des parlementaires

Le bonneteau est un jeu de dupes de l'ordre de l'escroquerie, proposé à à d'innocents badauds, en France depuis le XIV ème siècle, puis dans de nombreux pays.  Très répandu à Genève ces années passées, il a disparu grâce à l'action des forces de l'ordre et à la mobilisation de courageux citoyens.

Chacun a pu voir ce jeu dans lequel l'escroc déplace habilement et rapidement trois petites boîtes dont l'une cache une boule. Il s'agit pour l'innocent passant appâté de deviner quelle est la boîte qui cache la petite boule. Gagnant les première  ou duexième fois, le chaland se fait ensuite tordre et perd rapidement les mises qu'il a proposées.

C'est à ce même jeu que semblent s'adonner nos parlementaires fédéraux, membres de la commission de la santé du Conseil national, s'agissant de la loi sur la surveillance de l'assurance maladie (LSAMal). Ce texte, déjà adopté par par le Conseil des Etats, est coincé auprès de la Commission de la santé du Conseil national qui tarde à le boucler, grâce aux manoeuvres dilatoires du lobby des assureurs. Conséquence: le texte ne pourra pas être soumis au Conseil national réuni en plénière dès ce lundi 2 juin. Il sera donc reporté à la session de septembre et ce, vraisemblablement après la votation du 28 du même mois sur la caisse publique.

Or, un des arguments le plus souvent invoqué par les opposants à la caisse publique est justement le fait que l'application de cette loi sur la surveillance permettra à l'Office fédéral de la santé (OFSP) de mieux surveiller les caisses et d'éviter les dérapages du passé (primes trop élevées ou artificiellement baissées, réserves inadéquates et j'en passe...).

Si donc le texte n'est pas adopté avant le 28 septembre et si l'initiative pour une caisse publique est refusée par le peuple et les cantons, il y a fort à parier que le Parlement, mis sous pression par les assureurs, rejettera la LSAMal. On se retrouvera ainsi dans la situation actuelle, sans surveillance accrue et nécessaire des assureurs maladie, et le peuple, qui pensait miser sur la bonne boîte de bonneteau, aura perdu toute sa mise.

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18/12/2013

Assurance maladie et protection des données: dix ans de laxisme

"Berne, 18.12.2013 - Dans bon nombre de domaines, les assureurs-maladie ont amélioré la sécurité et la protection des données des patients ; les dernières lacunes doivent être comblées au plus vite. D'ici cinq ans au plus, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) examinera une nouvelle fois si les données sensibles des patients sont suffisamment protégées chez les assureurs-maladie. Le Conseil fédéral a également transmis au Parlement deux projets de loi qui permettront de mieux protéger les données des patients."

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26/11/2013

Changement d'assureur maladie...que d'imprécisions

Nous le savons tous, nous avons jusqu'à ce prochain 30 novembre pour décider si, oui ou non, nous souhaitons changer d'assureur maladie, en base bien sûr.

Dès lors, nous assistons depuis deux ou trois mois à un déferlement de publicités plus ou moins attrayantes et plus ou moins proches de la vérité aussi.

Ainsi en va-t-il d'un assureur qui propose, afin de garder précieusement ses ouailles, de leur octroyer un rabais important, environ 12 à 15% selon les cas. pour une famille avec trois enfants, l'économie n'est pas négligeable.

Les conditions de ce cadeau de presque Noël ne sont pas précisées, si ce n'est que l'on annonce à l'assuré qu'il aura recours au système dit de "médecin de famille", soit un réseau de généralistes chargés de la première prise en charge du patient.

L'assuré n'a rien à signer. Mais ce qu'il a accepté, c'est la suppression de sa faculté de choisir librement son médecin. Je n'ai rien contre les réseaux, c'est aussi une forme de travail intéressante.

Mais comment tolérer le manque de précision, voire le mensonge, chez des assureurs qui tiennent leur pouvoir, en principe, du peuple et de la loi...?

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14/07/2013

Primes d'assurance-maladie 2014: pourquoi une hausse aussi "faible"...?

Fidèles à leur traditionnel râout d'avant les départs en vacances - peut-être pour éviter toute réaction négative et toute critique - les assureurs viennent d'annoncer la semaine dernière que la hausse des primes pour 2014 sera en moyenne de 2% seulement. "Seulement", car même ce 2% représentera toujours pour une famille modeste une taille conséquente dans son budget annuel, surtout que ledit ménage n'a toujours pas reçu, en l'état, le remboursement des primes exagérées qu'il a payées depuis  des années, en particulier dans les cantons de Genève et Vaud.

"Seulement", parce qu'aussi ce montant, supérieur à l'inflation, ne tient pas compte de la hausse des coûts de la santé de 9% durant le premier trimestre 2013.

Or, pour calculer ses primes 2014, l'assureur tient compte de ses résultats en 2012 et des résultats du premier trimestre 2013, ce qui lui permet de faire ses projections pour 2014.

Donc, si cette logique implacable était respectée, ce n'est pas 2% qui seraient nécessaires, mas au minimum 4 à 5 % en moyenne.

Ajoutons à cela que Comparis, le comparateur de primes réputé plutôt favorable aux assureurs qui font de la publicité sur son site, estime que les assureurs, pour cette hausse, ont dû puiser abondamment dans leurs réserves.

Comme ces réserves vont être tout prochainement sollicitées pour le remboursement des primes indûment perçues, il y a problème...

La solution est simple: une "modeste" augmentation pour 2014, puis ensuite un rattrapage massif dès 2015.

Ces dates ont-elles de l'importance?

Oui, car c'est en 2013 que nous voterons sur le principe de la caisse publique, laissant aux assureurs le soin de conclure uniquement des contrats privés en cette matière, mais donnant à une caisse unique le soin de gérer l'assurance de base, comme dans le système SUVA, qui a fait ses preuves...Système qui empêcherait donc l'assureur de base actuel de chercher les bons risques pour  s'assurer de juteux bénéfices.

J'ajoute à cela que les récente initiatives des assureurs de faire les yeux doux à certaines professions de la santé pour leur proposer des augmentations - du jamais vu depuis 1996 - procède de la même manoeuvre.

L'annonce des assueurs est donc une manoeuvre habile et bien dans leur logique. "Nous maîtrisons les coûts, donc restons dans le système actuel qui est bon..."

Mais généralement, le peuple suisse vote bien, alors, confiance...

 

 

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25/06/2013

Clause du besoin pour les médecins: rôle des cantons

Lors de la session d’été 2013, le Parlement a à nouveau discuté de la réintroduction du gel des admissions pour les spécialistes. Initialement, le Conseil national avait demandé d’exclure de la clause du besoin les médecins qui ont exercé pendant au moins cinq ans dans un établissement de formation postgraduée suisse reconnu. Le 21 juin 2013, les deux Chambres se sont finalement mises d’accord pour réduire cette période à trois ans. Par ailleurs, elles ont supprimé la différenciation entre spécialiste et médecin de premier recours.

La clause, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain, ne devrait pas excéder trois ans, temps nécessaire au Conseil fédéral pour fixer de nouvelles modalités de planification dès le 1er juillet 2016.

Les modalités d'application laissent une certaine appréciation aux cantons, comme c'était le cas sous l'empire de l'ancienne clause du besoin, de 2000 à 2012. Une occasion peut-être pour les cantons romands - et la partie francophone du canton de Berne - de coordonner leurs efforts.

Comment? En passant entre eux un concordat qui leur permettrait de couvrir les besoins selon les régions concernées. Si Genève connaît une pléthore de certaines spécialités, tel n'est pas le cas de cantons comme Fribourg, Neuchâtel, Jura, certaines régions du Valais ou du canton de Vaud qui, dépourvus de proximité universitaire, souffrent cruellement du manque de pédiatres, de gynécologues, de psychiatres voire de généralistes, sans parler de neurologues ou autres dermatologues et neurologues.

Un concordat intercantonal pourrait dès lors inciter des médecins sohaitant obtenir un droit de pratique à Genève ou dans la région lausannoise, de déposer plutôt leur demande dans un canton ou une région où leur spécialité correspondrait vraiment à un besoin et où ils seraient certainement reçus à bras ouverts.

Certes, la liberté du commerce et d'établissement s'en trouverait quelque peu écornée, mais le devoir de planification qui incombe aux cantons, dans les domaine hospitalier et ambulatoire, le justifie.

Dans un autre contexte, il faut bien avouer que les médecins européens qui se sont installés cers dernières années n'ont aucune connaissance de notre système de soins et des dédales - parfois bien complexes - de nos assurances sociales. Certes, la nouvelle réglementation impose aux médecins, dorénavant, de passer trois ans dans un établissement hospitalier reconnu. Cette période les confrontera à l'organisation de notre système de soins.

Ce que les médecins formés en Suisse acquièrent durant l'entier de leur cursus leur permet de mieux connaître l'ensemble de la législation applicable en matière de santé et de prise en charge. Ce qui pourrait être exigé des médecins européens - sans que cela ne constitue une inégalité de traitement ni une discrimination - c'est de s'engager à acquérir ces diverses connaissances, notamment dans les domaines de l'AI, de l'assurance-accidents, de la LAMal, des lois sanitaires cantonales, du code de déontologie de la FMH et j'en passe. Le champ est en effet bien vaste.

La LAMal, la loi sur les professions médicales comme la plupart des lois cantonales imposent aux médecins de connaître notre organisation sanitaire et exigent d'eux qu'ils soient capables de renseigner leurs patients aussi dans ce domaine. Or, cette exigence ne peut être satisfaite que par le suivi d'une formation ad hoc...

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24/03/2013

Chambres fédérales: des élus déconnectés...

A trois reprises durant cette session de printemps des Chambres fédérales, nos élus ont pris des décisions peu compréhensibles, voire sévèrement condamnables à l'aune de la tâche qui leur est confiée: la défense des intérêts du peuple, des assurés et des familles.

En refusant en commission de la santé et des affaires sociales, d'accepter le moratoire sur l'installation de nouveaux médecins, nos sénateurs affichent un mépris certain vis à vis des assurés et des cantons, dont ils sont censés représenter les intérêts. Chaque nouveau cabinet génère, au bas mot, 300'000 francs de coûts supplémentaires. Multipliés par les 1'500 demandes nouvelles d'installation en 2012, ces montants donnent une idée assez effrayante des augmentations des coûts globaux de la santé pour 2013, et de leurs conséquences sur nos primes en 2014. C'est indécent. Comment ces autorités peuvent-elles fustiger les dépenses des cantons en matière de santé et, parallèlement, ne pas leur donner les moyens de les contrôler?

En refusant d'opposer un contre-projet bien construit et logique à l'initiative pour une caisse publique et unique, les élus du Conseil national jettent aux orties les préoccupations de la majorité de la population: plus de transparence dans la gestion des caisses, solidarité renforcée entre malades chroniques et personnes en meilleure santé, séparation des assurances de base et des complémentaires. En votant ainsi, nos élus - docilement soumis au lobby des assureurs - n'ont qu'un objectif en vue: le refus de l'initiative par le peuple (comme les deux fois précédentes) et l'obtention de la liberté de contracter pour les assureurs, c'est à dire la possibilité pour ces derniers de choisir les médecins qu'ils souhaitent rembourser, donc les moins coûteux, soit ceux qui accepteront, sous de telles pressions, de limiter leurs soins au plus bas et au meilleur marché. Donc, l'issue certaine d'une médecine au rabais alors que notre système de santé, certes coûteux, est l'un des meilleurs au monde quant à son accessibilité et son efficacité. Et le risque - ou la chance - que l'initiative pour la caisse unique passe, tant l'exaspération des assurés est grande. En effet, la troisième fois sera peut être la bonne.

Enfin, détail anecdotique mais significatif: le refus du National de soutenir le calculateur neutre de la Confédération, priminfo.ch, sous le futile prétexte de la concurrence. Les calculateurs actuels, les comparis et autres, sont subventionnés par des assureurs. Priminfo avait au moins le label rassurant de la neutralité étatique et du rôle nécessaire de la Confédération de renseigner la population de façon objective.

En agissant ainsi, nos élus montrent que leur seul souci est de saborder les projets du ministre Alain Berset, dès lors qu'ils se rendent compte que le candidat consensuel et doux qu'ils avaient élu n'a pas perdu ses convictions de gauche. Et surtout, ils découvrent qu'après l'immobilisme de Couchepin et de Burkhalter au DFI, le socialiste met le doigt sur ce qui ne va pas et là où ça fait mal.

Ces élus ne sont plus à l'écoute de leurs électeurs et de leurs soucis. Malheureusement, aux prochaines élections fédérales, tout le monde aura oublié...

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15/03/2013

Du rôle du Conseil des Etats

Mercredi 13 mars, la commission santé social du Conseil des Etats a, par 7 voix contre six, décidé de ne pas accorder le caractère urgent au projet du Conseil fédéral concernant la prolongation pour 3 ans- à nouveau - du moratoire sur l'ouverture de nouveaux cabinets médicaux.

Conséquence: cette mesure, adoptée de justesse par le Conseil National, est repoussée au mieux en juin, alors qu'il était prévu de la faire entrer en vigueur en avril. Avec pour effet de vider les hôpitaux de médecins qualifiés qui se précipitent pour reprendre  ou ouvrir un cabinet

La question de fond a déjà été traitée ici. Mais se pose la question du rôle des élus du Conseil des Etats. Il y a fort longtemps, les membres du Conseil des Etats étaient nommés par le Conseil d'Etat de chaque canton, voire élus par les différents Grands Conseils. Ils représentaient dès lors clairement la position des cantons.

La gauche, dans pratiquement tous les cantons, a exigé au fil des ans, par souci de démocratie, que ces élections au Conseil des Etats soient aussi faites par le peuple.

Dès lors, ces élus ne relaient plus les préoccupations des cantons, mais celles des partis ou des lobbyes.

Dans le contexte du moratoire, ou de la "clause du besoin", l'intérêt de tous les cantons est d'avoir une régulation de l'offre et de la demande en matière de soins. Las, la majorité des membres de la commission santé social du Conseil des Etats étant inféodée à des assureurs, la décision prise ne répond plus aux soucis de cantons, mais à ceux des assureurs.

Trop de démocratie tue la démocratie, dit on...En l'occurrence, elle tue les intérêts légitimes des cantons, qui devront assumer des coûts supplémentaires en matière de soins...

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