01/02/2011

L'aAvivo et la Constituante

L'Avivo prédit l'échec de la constituante

 

C'est ce titre que l'on voit sur le site de la Julie...En fait, ce n'est pas une prédiction.

Le principe fondamental de toute prédiction, c’est le déterminisme, c’est à dire que l’avenir est déterminé par le passé. Dans le cas de l'Avivo, ou du moins de ses représentants à la Constituante, on ne parle même pas d'avenir, on se cramponne au passé...C'est tellement plus confortable de baigner dans l'acquis plutôt que de rechercher des solutions innovantes...

L'Avivo, et ce n'est pas un "scoop", a toujours été opposée à la révision de la Constitution, et malgré cela, elle dispose en assemblée d'un groupe important.

Toutes ses interventions, tous ses amendements sont juste assez excessifs pour ne rencontrer que des oppositions, avec comme corollaire la menace incessante de ne pas soutenir le projet, ce qui n'étonne personne...

Tout ça n est que du vent, ce qu'on appelle de la gesticulation intempestive, peu constructive. Quant à moi, je fais confiance au peuple genevois, il saura se retrouver dans une Constitution moderne, simple, propice au changement et suffisamment ouverte pour inciter le Grand Conseil à légiférer de façon originale.

Le choix sera simple: un texte datant d'un siècle et demi, devenu lourd et qu' on veut couler dans le bronze de la réaction, ou un acte pro actif et souple? Aux électeurs de juger en 2012.Le peuple, toujours assez sage dans ses choix, reconnaîtra les siens...

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12/12/2010

Libre choix de son professionnel de santé

La plénière de la Constituante a renvoyé en commission 5 (Rôles et tâches de l'Etat, finances)deux thèses, l'une de majorité, et l'autre de minorité, concernant le libre choix de son médecin pour l'une, le libre choix de son professionnel de santé pour l'autre.

La commission 5 a auditionné sur ce sujet le Professuer Olivier Guillod, de l'Institut du droit de la santé de l'Université de Neuchâtel.

De cette audition, il est ressorti que ces deux thèses avaient une portée plus symbolique et symbolique que juridique. Toutefois, elles constitueraient l'un et l'autre un pouvoir fort dans le contexte de l'évolution actuelle de notre système de santé, ce d'autant que Genève serait le premier canton à introduire une telle disposition dans sa constitution.

J'irai donc dans ce sens, et je développerai mes arguments en plénière en me basant sur la liberté de choix du professionnel de santé, médecin, pharmacien, chiro, dentiste et autres professions paramédicales.

 

 

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06/12/2010

Assistante au suicide...: vers un changement?

Le tribunal correctionnel de Boudry a acquitté ce lundi matin l'ancien médecin madecin cantonal de ce canton, membre d'Exit, qui avait elle - même procédé à un injection létale afin de délivrer une patiente, qui le voulait, des souffrances dues à une maladie incurable.

Arrivée trop tard à son chevet, l'ancienne médecin cantonale avait elle - même enclenché le processus fatal sur un signe du pied de la patiente, seul geste que celle-ci était capable d'accomplir.

En Suisse, l'assistance au suicide n'est possible en principe que si le patient lui-même enclenche la perfusion ou boit le mélange ad hoc. En l'espèce, cette patiente ne pouvait exécuter le geste elle-même, dans la mesure où elle était paralysée par une atteinte grave due à une maladie connue pour être incurable, douloureuse et fatale à terme.

La prévenue a donc procédé à ce qu'on appelle une euthanasie active, interdite par la loi actuellement, celle-ci n'autorisant que l'euthanasie passive, soit le fait de laisser mourir quelqu'un en s'efforçant de diminuer ses douleurs.

La frontière entre ces deux comportements est assez floue, et particulièrement hypocrite. En effet, où se situe la limite entre l'administration massive de morphine dont on connaît l'issue et l'injection létale directe...?

Seule la Hollande autorise l'euthanasie directe et active. La Suisse, pourtant pas trop en retard en la matière, devra certainement changer sa législation, sur la base de cette nouvelle jurisprudence. La volonté affirmée du patient, atteint gravement dans sa santé, et qui a manifesté clairement sa volonté, doit en effet primer sur toutes autres considérations.

La Constituante genevoise n'est pas entrée en matière sur ce point, partant du principe que le droit de mourir dans la dignité - et c est un droit majeur du patient - se rattachait aux droits généraux du patient. Elle l'a fait à juste titre, mais notre législation fédérale doit bientôt ancrer ce principe dans ses textes, et vite, afin de répondre aux souhaits légitimes des patients qui désire s'en aller de façon élégante et douce, conforme à la dignité humaine et à la préservation de ses intérêts légitimes.

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02/11/2010

On est à Genève, non?

Il y a quelques jours, après les abondantes déclarations sur la mort programmée de la Constituante, j ai invité chez moi des anciens constituants vaudois et fribourgeois et leur ai passé quelques extraits de nos débats....

Stupéfaction d 'abord, consternation ensuite...- on se serait cru dans un texte de Souchon...- mais j ai rebondi en leur passant des enregistrements des débats du Grand Conseil et du Municipal de la Ville...

En fait, même si la composition de la Constituante est moins politique et laisse de la place aux milieux associatifs et économiques, selon le souhait du Grand Conseil et du peuple, la mentalité reste la même...

Genève conteste, râle, fait grève, recourt....Pourquoi  attendre de la Constituante une attitude plus sage? A cause de l'âge? vous rigolez...? On est à Genève, non?

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15/10/2010

Droit à la santé

Ce jeudi 21 octobre, après le logement, la plénière de la Constituante devrait traiter de la santé. Quelques précisions à cet égard:

- le droit à la santé, tel que revendiqué par certans milieux, n existe pas et est un leurre...Chacun naît avec un potentiel de santé différent et personne ne peut exiger d'être en bonne santé. C' est pourquoi la droite a estimé que ce droit devait figurer dans les tâches de l'Etat plutôt que dans les droits fondamentaux.

- en revanche, c est le rôle de l'Etat de garantir à chacun, habitants, résidents, clandestins ou autres, d' avoir un accès garanti au système de santé et un droit aux soins, quels qu'ils soient

- c est ce qu a proposé la commission 5 dans son rapport sur la santé, rapport 504

 

Je pense qu' il est important de faire la distinction entre ces deux notions qui n'on tpas les même s conséquences

21:23 Publié dans Constituante | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook