18/05/2015

Les Samaritains recrutent

Les Samaritains attirent davantage de bénévoles

 

SecoursLe 4e Congrès des samaritains genevois confirme leur bonne santé.

 

Jean-Marc Guinchard a été réélu président de l’association. 
G. CABRERA

Jean-Marc Guinchard a été réélu président de l’association. G. CABRERA

 
«Un ancien conseiller d’Etat avait pour habitude de dire que les Samaritains étaient soit des tricoteuses, soit des distributeurs de soupe et de thé chaud à l’arrivée des courses. Ce temps est révolu.» L’intéressé se reconnaîtra. L’anecdote vient de Jean-Marc Guinchard, président de l’Association genevoise des sections de samaritains. Et elle a fait sourire l’assemblée réunie samedi soir au 4e Congrès des samaritains genevois.

Ce temps est révolu en effet. Un seul exemple: l’an passé à l’Escalade, ils ont massé sur place un spectateur victime d’un arrêt cardiaque. Quelque 1394 patients ont été pris en charge lors d’événements majeurs sur le canton l’an passé. Ces secouristes bénévoles sont de plus en plus sollicités par les organisateurs de manifestations sportives ou culturelles. Le nombre d’heures fournies en service sanitaire a ainsi augmenté de 17% avec plus de 8000 heures. Cette présence est indispensable. «Notre mission consiste à éviter un engorgement à l’hôpital. Et cela permet de faire une belle économie pour les assureurs, puisque nous ne facturons rien. Economie que j’évalue à plus de 600 000 francs par an», livre le Genevois.

L’évolution de l’engagement est plutôt réjouissante. Le nombre de membres actifs a augmenté de 12,5% en 2014 par rapport à 2013. La tendance se confirme après la hausse de 20% entre 2013 et 2012. Etonnant à une époque où l’on peine à trouver des volontaires. Les explications sont multiples.

«Nous avons créé les Samas’Kids il y a deux ans. Quelque 70 jeunes de 5 à 16 ans nous ont rejoints, explique le président, en poste depuis quatre ans. Les cours de premiers secours donnés lors du permis de conduire sont aussi un vivier. Et les médias parlent beaucoup de notre travail, ce qui peut jouer sur le recrutement.» Reste qu’un samaritain s’engage pour peu d’années. L’effort de recrutement doit donc se maintenir. (TDG)

(Créé: 17.05.2015, 20h19)

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