01/12/2014

La grève des TPG EST illégale

Nouvelle Constitution genevoise

Art. 36 Liberté syndicale 
1 La liberté syndicale est garantie. 
2 Nul ne doit subir de préjudice du fait de son appartenance ou de son activité syndicale. 
3 L’information syndicale est accessible sur les lieux de travail. 
4 Les conflits sont réglés en priorité par la négociation ou la médiation. 

Il n'y a pas eu, jusqu'à présent, de négociation, pas plus que de médiation. Or, la grève est une "ultima ratio"qui ne doit être utilisée que lorsque toutes les négociations ou une éventuelle médiation ont échoué.

De plus, si une personne syndiquée, ou non, ne souhaite pas se joindre au mouvement, la liberté syndicale implique qu'elle ne soit pas soumise à des pressions de la part des grévistes, ce qui a pourtant bien été le cas lors de la grève des TPG.

Art. 37 Droit de grève 
1 Le droit de grève et le droit de mise à pied collective sont garantis s’ils se rapportent aux relations de travail et sont conformes aux obligations de préserver la paix du travail ou de recourir à une conciliation. 
2 La loi peut interdire le recours à la grève à certaines catégories de personnes ou limiter son emploi afin d’assurer un service minimum. 

Une grève, dite "préventive" ne se rapporte pas aux conditions actuelles de travail, dans ce cas précis, puisqu'elle invoque des licenciements dont personne n'est sûr et, qui plus est, qui interviendraient seulement en 2016. Elle n'est pas, toujours dans le cas des TPG, conforme à l'obligation de préserver la paix du travail.

Cette grève, préventive et sans tentative de négociation entre les syndicats et les TPG, en particulier de sa direction ou de son CA, est donc illégale. De ce fait, les auteurs doivent être sanctionnées.

La prise en otage de la population, de même que les pressions exercées sur les députés, ne feront pas changer d'avis ces derniers.Ce mouvement, en plus d'être illégal, est encore et surtout contre productif...

17:50 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook