14/10/2014

La chienlit....

Je suis pour le moins stupéfait et atterré par la décision du Bureau du Grand Conseil de n'infliger aucune sanction à Eric Stauffer. Ainsi, un députer peut impunément:


- prendre la parole sans la demander
- hurler et invectiver ses collègues depuis sa place de deuxième vice-président du Grand Conseil
- faire étalage de son incivilité et de sa mauvaise éducation
- occuper le centre de la salle de délibérations entouré de sa garde prétorienne
- mépriser les institutions et les fouler au pied
- refuser toutes les injonctions du Président du Grand Conseil
- participer au vote concernant la proposition de sanctions contre lui.


L'UDC a soutenu Stauffer, ce qui ne m'étonne guère, tant il est vrai que je n'attends plus rien de ce parti volage et politiquement adultère, qui se pose pourtant en défenseur de la règle, de la sécurité, du patriotisme et du respect des institutions.


En revanche, j'ai plus de peine à comprendre la position de Ensemble à gauche, dont les députés se font régulièrement maltraités et moqués méchamment par ceux du MCG.
Comprenne qui pourra, mais ce n'est pas ce genre d'exemple qui pourra convaincre des jeunes, notamment, de se lancer en politique et de rejoindre ce marigot agité et peu séduisant...

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11/10/2014

Le déni de démocratie du MCG

Dans un dernier billet sur ce blog, et suite à un article du président du PS C. Levrat, j'avais assimilé le MCG genevois à l'UDC quant à ses méthodes que je qualifiais de "fascisantes".

Cela m'a valu un texte au vitriol du secrétaire général du MCG, nous qualifiant de "Benito Leyvrat - au lieu de Levrat - et d'Adolf Guinchard"....

Ce soir, ou presque cette nuit, le MCG a utilisé toutes les méthodes, démocratiques ou non, pour faire échouer un projet de loi: renvois en commission, amendements et autres.

Puis, violant toutes les règles de bienséance et de politesse, le président d'honneur du MCG est intervenu depuis la tribune présidentielle, sans avoir demandé la parole, hurlant et exigeant une suspension de séance.

Rappel à l'ordre, réunion d'urgence du Bureau et décision d'expulsion du trublion par les forces de police décidée. Heureusement, avec dignité, le Président du CE et son collègue M. Poggia ont convaincu le bouillant député de sortir sans qu'il soit nécessaire de l'expulser par la force.

Tous les députés MCG, sans aucun esprit critique, se sont massés autour de leur "chef" pour le protéger et empêcher la police de l'embarquer.

Culte du chef, protection rapprochée, processus interne de décision autoritaire, blocage des institutions,insultes, menaces de mort et j'en passe...

Cela ne vous rappelle rien?

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