24/08/2014

Caisse publique, que de contre vérités....

Surprenant, de voir la propagande des assureurs maladie militant pour le "Non à la caisse publique" en utilisant, contre l'avis du Conseil fédéral, leurs journaux internes et leur "newsletters" pour convaincre leurs assurés.

Pas si étonnant quand on réalise les enjeux financiers: chasse aux bons risques, peu de contrôle des réserves, technique d'appel en assurance de base afin de vendre des produits d'assurance complémentaire dans tous les secteurs (personnes et choses).

Contrairement à ce qui est affirmé:

OUI, les modèles alternatifs d'assurance (réseaux, médecins de famille etc....) pourront être conservés.

OUI, des économies pourront être réalisées, entre 200 à 300 millions relatifs aux frais administratifs dûs aux changements de caisse chaque année pour environ 1 million d'assurés.

OUI, des économies sont possibles puisque les frais de publicité ne seront plus nécessaires (de 400 à 500 millions).

NON, le libre choix du médecin par l'assuré ne sera pas supprimé.

NON, les primes ne sont pas plus chères, mais elles ne baisseront pas tant que notre démographie continuera d'évoluer  comme maintenant.

OUI,  le choix d'une complémentaire reste acquis, pour chacun comme à l'heure actuelle.

En outre, une autre question se pose: si l'initiative passe le 28 septembre, il est prévu qu'elle soit mise en application en trois ans. L'OFSP sera-t-il apte à contrôler, pendant cette période, l'utilisation des réserves et les flux financiers des assureurs? Ces derniers ont certainement un plan B, et cela devra être strictement contrôlé.

15:27 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

J'apprécie vos points bien précis.
Il y a un élément que je ne vois jamais signalé : la chasse aux bons risques du côté des médecins. Les factures de chaque médecin(on ne dit plus des notes d'honoraires...) font l'objet d'une statistique des coûts directs et indirects financés aux caisses maladie. Ainsi, ceux qui dépassent la moyenne de leur spécialité doivent rembourser les sommes qui seraient indues, selon des calculs des économistes de Santésuisse. Ou alors, les représentants de Santésuisse proposent de supprimer le versement du montant si le médecin renonce à son droit d'être remboursé. C'est là que je vois la notion de chasse aux bons risques.
Ainsi donc, il n'est question que de coûts et non de médecine.
En premier lieu, nullement de la relation entre l'efficacité du traitement et le coût dudit traitement.
En deuxième lieu, en incitant le médecin à sortir du système de remboursement, cela prive la majorité des patients de la continuation des soins par ce médecin. Ainsi, la proposition fait fi du malade et de toute la relation médecin-malade qui est si précieuse dans les démarches thérapeutiques.
Il est regrettable qu'on sépare pareillement les coûts des assurés de la réalité des malades.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 27/08/2014

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