12/01/2014

L'immigration massive selon l'UDC

Le 9 février prochain, nous voterons sur l'initiative de l'UDC "contre l'immigration massive". Au delà du fait que cette initiative contrevient aux accords internationaux signés par la Suisse, notamment ceux concernant la libre circulation des personnes. Celle-ci a notamment pour avantage de permettre à notre pays de bénéficier de compétences intellectuelles dont nous avons besoin. En effet, selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS), la grande majorité des migrants sont titulaires d'un diplôme universitaire.

Les opposants à l'initiative, dont je suis, mettent particulièrement en avant les avantages que procure cette immigration à l'économie de notre pays. Certes, cet élément doit être pris en compte. Mais cette vision purement économiciste est quelque peu réductrice et ne tient pas compte d'autres composantes.

Sur la question de la formation d'abord, l'OFS estime qu'en 2018 la part de la population étrangère diplômée du tertiaire pourrait atteindre 48% contre 46% pour les suisses. Ce chiffre de 48% monte encore si l'on tient compte des suisses d'origine étrangère. Les étrangers sont désormais, en tout cas, aussi bien formés que les suisses. Les écarts risquent même de se creuser si la tendance actuelle se poursuit : actuellement, une forte majorité des nouveaux migrants sont diplômés du tertiaire.

Sur le plan du sport ensuite, on constate que notre équipe de football a été qualifiée pour le Mondial grâce à un entraîneur allemand et des joueurs majoritairement naturalisés. Parlons aussi des Jakub Hlasek et Stan Wawrinka en tennis, sans aborder la longue liste d'autres sportifs. Autre exemple, l'équipe qui a construit Alinghi était constituée de personnes de 17 nationalités.

Sur le plan de la culture enfin, on rappellera entre autres que le seul réalisateur de cinéma suisse nominé trois fois de suite à Cannes est Basil Da Cunha, d'origine portugaise...

Pour toutes ces raisons, et en nous souvenant que dans ce pays nous sommes quasiment tous des étrangers d'origine, cette initiative malsaine doit être refusée.

 

14:06 Publié dans Votations fédérales | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Facebook

Commentaires

Le technocrate égoïste et bien-pensant dans toute sa splendeur.

Vous savez, tout le monde n'a pas la chance de toucher comme vous des mandats de consulting par copinage et de se la couler douce au Grand Conseil. Il y a des gens qui souffrent de ne pas trouver de logement, de travail et qui en ont marre de voir que les bilatérales ne profitent qu'à une élite.

Je ne dis pas que voter oui à l’initiative changera quelque chose, mais si vous pouviez proposer de réelles solutions aux problèmes plutôt que de toujours cracher sur l'UDC ou le MCG, vous perdriez moins en crédibilité.

Msis bon, c'est pas demain la vielle, vous êtes tellement occupé à flinguer les idées des autres que vous n'avez pas le temps d'en avoir. Et comme la majorité des élus de l'Entente, vous passez votre temps à hurler à la bêtise et au fascisme dès que l'UDC fait quelque chose, au lieu de vous poser la question pourquoi ils progressent à chaque élection à votre détriment...tant pis...

Écrit par : Marcel | 12/01/2014

Bonjour Marcel,
J'aurais bien répondu à votre commentaire, mais votre anonymat montre bien votre manque de courage et votre refus d'assumer publiquement vos positions...

Écrit par : Jean-Marc Guinchard | 12/01/2014

Des diplômés et des joueurs de foots, c'est ça l'avenir de la Suisse ? Et les ouvriers qui ne savent pas jouer au foot, croyez vous qu'ils vivent moins biens que "vos" élites?
Tous ce qui brille n'est pas de l'or et les suisses le savent bien. Le bonheur vient de l'équilibre entre l'intérieur et l'extérieur. En Suisse l'extérieur est de plus en plus restreint et l'intérieur de plus en plus artificiel. Ce qui attire les étrangers en Suisse c'est précisément une qualité de vie que leur surnombre met en péril. Si on change de trop la composition d'une bonne bière on en fait soit un alcool fort soit de la flotte, c'est pareil.

Écrit par : norbertmaendly | 12/01/2014

La différence entre vous et moi, cher monsieur, est que je ne suis pas un élu.

Je n'ai pas envie de devoir donner mon nom de famille en public car je souhaite conserver ma sphère privée, je trouve fort de café que vous refusiez de répondre sur le fond à ce seul motif. Mon commentaire n'est pas diffamatoire, il pose des questions. Vous refusez de me répondre sous un faux prétexte et vous montrez bien par là à quel point celui-ci est fondé.

Vous montrez que vous n'avez absolument aucun argument pour me répondre étant donné que vous vous réfugiez derrière une excuse bidon pour ne pas le faire.

Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il à la rage, quand on veut ne pas répondre sur le fond, on prend les gens des hauts en disant qu'on ne s'abaissera pas à leur répondre...votre position montre bien votre manque d'arguments et votre faiblesse idéologique...

Je saurais à l'avenir qu'il faut que je vous envoie copie de ma pièce d'identité ainsi que mon numéro de compte bancaire si je veux obtenir une réponse. Dommage pour quelqu'un qui est membre d'un parti censé défendre la sphère privée...

Écrit par : Marcel | 12/01/2014

@Marcel,

Ces gens -là (PLR/PDC/Gôche..) n'en ont rien à faire de la souffrance du peuple. Que nos jeunes, en particulier, ne trouvent ni travail ni logement ni espace,...leur importe peu . Eux, leurs proches et leurs descendants se sont déjà mis à l'abri de tout cela.

A l'évidence, ils font semblant de ne pas savoir lire ce que propose réellement l'initiative qui est soumise au peuple : LE CONTRÒLE DE L'IMMIGRATION...

Mais, puisque la plupart d'entre eux y trouvent des intérêts économiques voire politiques (certains rêvent de siéger à Bruxelles) alors ils sont pour l'application la plus large possible de la libre circulation.

Peu leur importe que la Suisse devienne invivable pour la majorité de ses citoyens. Il leur suffit de se sentir "caresser" par les commissaires de Bruxelles dont ils ont une crainte certaine...

Écrit par : Exprof | 12/01/2014

Il n'y guère que Pascal D., prétendu journaliste, pour croire à de quelconques chances de cette initiative. Celle-ci ne reflète effectivement que la paranoia et les fanstames anti-européens de ses auteurs.

Écrit par : Déblogueur | 12/01/2014

@ Déblogueur.
Si l'initiative échoue nous aurons tous perdus. L'Europe ne fait envie à personne sauf à ceux qui se disent pro-européens et qui jouissent en Suisse d'une qualité de vie que l'on ne trouve pas en Europe. En d'autres thermes des schisophrènes qui viendront bientôt grossir les bénéficiaires de l'A.I.

Écrit par : norbertmaendly | 12/01/2014

Que l'on dise OUI ou NON à cette initiative, il est un fait incontestable c'est que depuis l'ouverture des frontières le chômage a cru en Suisse et ce surtout dans les cantons frontaliers (GE, VD, JU, TI, BA).
Les travailleurs frontaliers qui étaient de 43.000 fin 2005 à Genève étaient 68.900 au 2ème trimestre 2013.
Et justement c'est le canton de Genève qui a le plus fort taux de chômage.
Bizarre n'est-ce pas.
Malheureusement il n'y a aucune étude statistique des chômeurs et des frontaliers actifs par secteur d'activité. Du moins je n'en ai trouvé aucune. Dommage car une telle étude permettrait de mieux voir là où le bas blesse.

Écrit par : Lambert | 12/01/2014

Malsaine cette initiative ? Oui, effectivement, cela dérange les "élites" et les privilégiés dont vous faites sans doute partie, M. Guinchard, de devoir entendre la grogne des "petites gens", ceux qui n'ont pas les milliards de Bertarelli pour engager des équipiers et ingénieurs "de 17 nationalités", ceux qui n'ont pas pour graal de hurler aux exploits d'une équipe "nationale" entraînée par un allemand et qui sont incapables de prononcer correctement le moindre nom de famille de joueurs opportunément naturalisés...
Comment en vouloir à nos jeunes de perdre espoir face aux difficultés de trouver une place d'apprentissage ou un travail à la fin de leur formation, comment en vouloir aux jeunes familles peu motivées à avoir des enfants quand ils n'arrivent pas à se loger à prix décent et ont la menace de la perte d'emploi en permanence sur la tête car les patrons sont obsédés par la réduction d'une masse salariale et donc sensible à la sous-enchère provoquée par les nouveaux-venus arrivant de l'extérieur ?
"Les étrangers sont aussi bien formés que les suisses". Croyez-vous sincèrement qu'un Bac français soit équivalent à une matu fédérale ? Pourquoi aller se faire soigner chez un médecin (ou un dentiste) formé en Suisse ?
Vos déclarations à l'emporte-pièce me déçoivent et sont une insulte à tous les acteurs de notre système de formation.
Mais, le malheur c'est qu'avec la vue à court-terme qui anime la plupart des dirigeants d'entreprises de notre pays et l'appât du gain rapide, la situation n'est pas prête à changer, à moins qu'un oui franc et massif l'emporte le 9 février.
Avec toute ma considération

Écrit par : A. Piller | 12/01/2014

Pour ceux qui ne lisent pas les blogs 24 heures :
Pierre Dessemontet, PS Yverdon, dans son "Opinion" (le Matin Dimanche) termine ainsi :
"dans une Europe sinistrée par le chômage et la stagnation, il faut quand même une bonne dose de mauvaise foi pour oser affirmer que le problème principal du pays, c'est...un excès de prospérité"
Mauvaise foi ? Où voit-il de la mauvaise foi ? En tout cas, oui, je prétends que le principal problème de ce pays est un excès de prospérité. De prospérité factice basée sur divers éléments :
- racolage pour raisons fiscales de toutes les entreprises du monde qui auraient des problèmes ailleurs : Vale, Glencore, etc...
Ce racolage ne va pas durer longtemps. Les USA ont brisé le secret bancaire comme un fétu de paille malgré le soutien de toutes les autorités de ce pays aux banques. Qui se sont mises elles-mêmes dans le trou en trichant comme des idiots, des débiles mentaux. Le fric facile rend con, les banquiers UBS le prouvent. Les USA maintenant veulent toucher des impôts sur leurs multinationales, ils réussiront sans problème à faire plier la Suisse et les Européens les suivront. La Suisse va donc perdre des milliers et des milliers d'emploi de cette façon. Mais la DDC bassine le monde entier avec sa connerie de développement durable.
Charité bien ordonnée devrait commencer par soi-même...
- surchauffe du bâtiment. Les entrepreneurs se font des couilles en or, mais c'est pas eux qui paieront les infrastructures qui vont avec...
- last but not least : cette prospérité est basée sur le fait que ce n'est pas tellement nous qui sommes bons que les autres qui sont mauvais. Et ils sont mauvais parce qu'ils sont dans l'UE. Notre prospérité est simplement due au fait que nous n'en faisons pas partie. Quand les Européens auront compris cela, ce qui prend du temps mais le processus est bien engagé, les pendules se remettront à l'heure.

Nous allons donc nous retrouver à la fin du jeu de l'avion actuel. Et cela fera beaucoup, beaucoup plus mal que les conséquences d'un OUI le 9 février...

Écrit par : Géo | 12/01/2014

Wouah! Monsieur Guinchard ! Et c'est avec ces arguments que vous pensez convaincre vos concitoyens? ça ne donne même pas envie d'entrer en débat tellement c'est pauvre et pathétique. Je vous enverrai de l'aspirine le 10 février !

Écrit par : Bacchus | 13/01/2014

A propos de pauvre et pathétique :
"le seul réalisateur de cinéma suisse nominé trois fois de suite à Cannes est Basil Da Cunha, d'origine portugaise..."
Cela rappelle ce Béninois naturalisé suisse parce qu'il court vite et qui déclarait 15 jours après sa naturalisation : "Je veux montrer au monde cmment les Suisses sont capables de courir vite..." Et le journaliste de transcrire ces propos sans sourciller. Dans un monde meilleur, le ridicule devrait tuer, je le redis.

Écrit par : Géo | 13/01/2014

@Géo

Vous nous donnez de bonnes idées pour la prochaine coupe du monde :

vite faisons venir quelques footeux de 1er choix, espagnols, portugais et brésiliens et donnons leur le passeport CH...et nous serons champions du monde.
N'est-ce pas merveilleux?!

Écrit par : Exprof | 13/01/2014

Exprof@ Trop tard, les clubs y ont déjà pensé depuis longtemps : Real Madrid, Paris SG, etc...
J'étais en Guinée en 98 : les Africains disaient la même chose que Le Pen : "ce ne sont pas les Français qui ont gagné le Mondial, c'est nous..."

Écrit par : Géo | 13/01/2014

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