03/01/2014

Un service citoyen

http://www.tdg.ch/suisse/Et-si-la-Suisse-instaurait-un-service-citoyen-obligatoire/story/17507449


L'idée fait son chemin, à juste titre. Largement documentée il y a quelques années par Pierre Maudet- qui, en tant qu'officier, savait de quoi il parlait - elle avait été balayée par la droite PLR essentiellement alémanique, alors que les partis bourgeois de Suisse romande y sont de plus en plus favorables.

Un constat: l'obligation de servir actuelle ne touche plus qu'une partie des jeunes, qui va en s'amenuisant, et ne constitue plus depuis longtemps ce fameux "ciment social" dont se gargarisent encore ceux qui croient que l'armée d'aujourd'hui est la mieux à même de gommer, pour tous et pendant la période minimale d'astreinte, les différences sociales, culturelles et linguistiques.

L'idée d'un service obligatoire, civil ET militaire, doit donc être creusée à nouveau, qui permettrait à chaque jeune de donner au maximum un an de sa vie au service des institutions de son pays, qu'elles soient civiles ou militaires. Qui refuserait de le faire, dans la mesure où ce service permettrait, toutes classes sociales confondues, de servir la collectivité? Cela pourrait se faire dans le cadre militaire - pour autant que l'armée redéfinisse ses missions et ne s'en crée pas pour se justifier - ou civil au service des hôpitaux, des EMS, des associations caritatives ou autres.

Cela permettrait aussi, et ce n'est pas le moindre des progrès, de donner l'occasion à des personnes handicapées de rendre service à cette collectivité qui, par manque d'imagination à l'heure actuelle, se contente de leur infliger une taxe militaire injuste et déplacée.

De plus, l'ouverture, ou plutôt l'obligation faite aux étrangers, serait à n'en pas douter un facteur d'intégration non négligeable pour ces derniers, en admettant que cela procure aussi des naturalisations facilitées.

Mais, et on le verra à l'occasion de la votation sur le nouvel avion de combat, l'armée n'est pas prête encore à redéfinir ses missions.

18:23 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Trois remarques :

Pierre Maudet a servi au sein des troupes de sauvetage. Il n'a aucune idée de ce que représente la défense territoriale. Please, il faut arrêter d'en faire un officier représentatif du corps de défense.

Hugues Hiltpold est appointé dans un service qu'il n'a jamais rendu public. J'ignore dès lors tout de son "expérience" militaire. Depuis ses débuts au parlement fédéral, il est toutefois contre le principe d'une défense nationale de milice (même si son discours est changeant). Le député valaisan Buttet a un joli terme pour le désigner, d'ailleurs :)

Mathias Reynard n'a visiblement pas effectué le moindre jour de service.

Vous pouvez critiquer l'armée, vous pouvez démolir notre système de défense, militer pour notre entrée dans l'OTAN, les troupes d'interventions de l'UE, le Pacte de Varsovie ou que sais-je encore ;-o).

Mais, plz, arrêter de faire comme si ces trois personnes étaient des spécialistes de la question militaire. Ils sont seulement mis en avant par la gauche et les médias, car ils représentent (pour l'un c'est normal vu son appartenance au parti socialiste) l'aile anti-militaire du parlement.

Dernière remarque : le parlement fédéral a introduit le libre choix entre le service civil et l'armée. Merci donc de comptabiliser les civilistes dans celles et ceux qui accomplissent leurs obligations vis-à-vis de l'Etat. ça n'a en effet aucun sens d'introduire dans la loi le libre choix, puis de sortir ceux qui font le service civil des statistiques. C'est vulgairement ce que l'on appelle la technique du salami. C'est triste comme argument.

Écrit par : Noé N. | 04/01/2014

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