15/09/2013

"Le spectre de la cohésion nationale hante le débat sur l'armée"

C'est le titre d'une page consacrée à ce thème par le Matin de ce dimanche.

Débat assez intéressant, mais somme toute  - et étonnamment - assez peu critique. A part H.-U. Jost, qui estime que les CFF et La Poste font plus pour la cohésion nationale que l'armée.

Ceux qui rappellent inlassablement ces temps, dans les médias sociaux, dans les médias et dans les assemblées politiques, que l'armée est le ciment de l'unité de notre pays et le garant de notre cohésion nationale estiment que c'est grâce à l'armée que tous les jeunes de notre pays apprennent à se connaître, à échanger par delà les frontières des langues et à découvrit leur pays, sous le même uniforme et sans distinction de classe sociale.

Cette conception s'est révélée vraie, jusque dans les années 90. Mais soyons réalistes, ce n'est plus le cas. Au siècle passé, plus de 80 % des jeunes faisaient leur école de recrues et leurs cours de répétition. Ce taux est tombé à 40 ou 60 % selon les cantons ou les régions. Donc, on ne doit plus parler à cet égard d'instrument de cohésion.

Ceux qui défendent cette option sont des passéistes, ils font un déni grave de la réalité.

Ils esquivent de surcroît l'intelligence des propositions du PLR genevois, soutenues par le PDC, d'ouvrir un nouveau débat sur l'obligation de servir qui, contrairement à l'initiative du GSSA, étendrait cette obligation à tous les jeunes de 18 à 25 ans, soit dans l'armée, dont nous avons besoin, soit dans des domaines communautaires (associations, hôpitaux, EMS, services d'aide à domicile, etc...).

Aucun jeune ne refuserait de donner 9 à 12 mois de sa vie au service de la communauté.

Ce principe de base, dans son application, devrait aussi tenir compte des jeunes qui se consacrent à des activités de volontaires, notamment au sein des pompiers volontaires et/ou des services de secours sanitaires.

De même, les jeunes étrangers qui suivraient cette voie devraient pouvoir bénéficier par ce biais d'une naturalisation facilitée.

Abandonner ce dogme de cohésion nationale par la seule armée est une condition nécessaire pour ouvrir, après le rejet de l'initiative du GSSA, un débat constructif et plus large.

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08/09/2013

"A qui doit appartenir Genève...?"

C'est le titre du texte écrit sur son blog - et relayé dans la version écrite de la TdG de ce samedi - par Patrick Lussi, député UDC au Grand Conseil.

Et de constater que si la situation ne change pas en matière de politique d'immigration, il y aura bientôt plus d'étrangers que de suisses dans notre canton.

La question de l'appartenance - ou de la "propriété"  - de Genève dans ce contexte  est-elle pertinente?

Si oui, il sied de rappeler ici quel le canton "appartient" à sa population, à ceux qui y vivent, qui y travaillent et qui assurent sa prospérité. Et dans ce cas, nous devons à la vérité de dire que les débuts du développement de ce canton datent de la Révocation de l'Edit de Nantes, qui a eu pour effet un afflux de réfugiés français à Genève. Ceux-ci y ont apporté leur savoir faire, en particulier dans le domaine de l'horlogerie.

Depuis, Genève et la Suisse ont été des pays d'immigration, ce qui nous a permis ces dernières années de combler notre déficit de natalité et d'assurer, en passant, le financement de nos assurances sociales.

Faire aujourd'hui des étrangers la cause de tous nos maux (chômage et logement) comme le fait M. Lussi, nie la réalité historique de façon réductrice. Je ne me reconnais pas dans une Genève ou une Suisse de cette sorte, frileuse et xénophobe, je plaide pour l'ouverture et l'accueil.

Et je rappelle que cette immigration a aussi permis au canton du Valais de voir vivre sur son territoire un enseignant, poète et maintenant Conseiller d'Etat, membre de l'UDC. Comme quoi l'immigration peut avoir des effets étonnants...

16:18 Publié dans Elections et motivation | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

05/09/2013

Police et casquettes: un détail?

les journaux l'ont mentionné: Pierre Maudet veut que ses policiers portent la casquette, partie intégrante de leur uniforme et, partant, symbole aussi de l'autorité qu'ils représentent. Mais le hic, c'est que les membres du corps de police trouvent cet accessoire moche, voire ridicule. C'est juste...

Certains en rient, d'autres en profitent pour brocarder le magistrat.

Ne leur en déplaise, il a raison. Dans toutes les professions à qui l'Etat confie une tâche d'autorité (police, protection civile, pompiers,gardiens de prison), le port de l'uniforme, et de la casquette qui lui y est associée, a une valeur symbolique non négligeable, tant pour celui qui les porte que pour les usagers.

Si un uniforme paraît peu seyant, ou rend son porteur ridicule, celui-ci s'en trouve affecté et sa motivation aussi.

Même dans le domaine associatif bénévole qui exige le port d'un uniforme - pour des raisons de visibilité en particulier - un uniforme de qualité est aussi une forme de reconnaissance pour l'activité déployée.

Le problème n'est donc pas aussi anodin, et P. Maudet a raison de s'en soucier.

13:09 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

01/09/2013

Epidémies: les animaux seront mieux protégés...

Nous votons le 22 septembre sur la modification de la loi sur les épidémies. La loi actuelle date de 1970 et, depuis, nous avons connu les crises et les risques d'épidémies et de pandémies liées au SRAS, ainsi qu'aux virus de la grippe H5N1 et H1N1.

Ces crises et leurs gestions, canton par canton, ont montré les limites de la loi actuelle. Le projet soumis en votation donne plus de pouvoir à la Confédération afin d'optimiser une gestion directe et centralisée.

Les épidémies, et leur propagation sont mondiales, et prennent rapidement une dimension internationale qui exige des temps de réaction rapides, peu conciliables avec des compétences laissées à 26 directions de la santé cantonales.

C'est pourquoi je suis surpris de l'affiche électorale du Parti du Travail (PdT), à Genève..."Non à une loi liberticide et répressive!".

Comment peut-on imaginer, au-delà du simple raccourci purement opportuniste, que ces nouvelles dispositions - qui veillent en fait à mieux protéger la population - puissent être liberticides et répressives? Le PdT a toujours milité contre le nucléaire, en particulier contre la centrale proche de Creys Malville, en arguant du fait - à juste titre - que les particules nucléaires ne connaissaient pas les frontières nationales.

Et voilà qu'il tente de nous faire accroire que les virus, eux, connaissent les frontières cantonales et se soumettront sagement aux directives de 26 directions de la santé...

Enfin, la loi sur les épizooties - épidémies animales - acceptée récemment par le peuple, donne justement plus de compétences à la Confédération dans ce domaine.

Devrions-nous dès lors admettre que les animaux soient mieux protégés que les humains face à ces dangers épidémiques...? Répondre, c'est voter oui le 22 septembre...

13:27 Publié dans Elections et motivation | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook