11/05/2013

Joli coup

En nommant Isabelle Chassot à la tête de l'office fédéral de la culture, Alain Berset marque un point. En premier lieu, il étoffe ainsi son état-major en le mâtinant d'un peu de francophilie et place à ce poste stratégique une femme ouverte à la culture et aux arts, charismatique et compétente.

Ensuite, il fait appel à une ancienne conseillère d'Etat et ancienne présidente de la conférence des directeurs de l'instruction publique (CDIP), donc à une femme qui connaît bien les mécanismes des cantons et leurs susceptibilités respectives et fédéralistes face à toute tentative d'intervention de la Confédération.

Sur un sujet aussi sensible que la culture, domaine sur lequel bien des cantons sont chatouilleux et tiennent à garder leurs compétences, l'expertise d'une femme de tête et son sens de la diplomatie ne seront pas de trop pour permettre enfin d'avoir dans ce pays une politique de la culture concertée et cohérente.

On se prendrait à souhaiter une initiative aussi originale dans un autre domaine: le sport. Puissant facteur d'ntégration, canal essentiel de la promotion de la santé et de la prévention des maladies, le sport ne peut que perdre en force s'il est laissé au responsable pâlot du DDPS. 

Il aurait ainsi toute sa place au DFI, sous la houlette d'un ministre qui saurait de quoi il parle et qui pourrait, en créant un secrétariat d'Etat, réunir ainsi la santé et le sport dans une logique sans faille et cohérente.

Mais bon, la cohérence et la politique vont rarement de pair...

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06/05/2013

MCG et récup

Ce matin, lors du débat traditionnel sur RTS 1, il était question de quotas éventuels à imposer dans les classes d'enseignement afin d'viter que la proportion d'élèves non francophones ne soit trop importante, au risque de péjorer les capacités des élèves francophones de suivre normalement l'enseignement dispensé et de retarder ainsi l'acquisition de leurs connaissances.

A cette occasion, Eric Stauffer est notamment intervenu en affirmant - ce qui n'était pas l'objet du débat d'ailleurs - que le MCG, son parti, avait déposé au Grand Conseil un projet de loi imposant la scolarité obligatoire jusqu'à l'âge de 18 ans. C'est sûrement vrai, mais un minimum de correction et d'honnêteté aurait pu lui faire dire que cette disposition avait été adoptée par l'Assemblée Constituante et figure dès lors dans notre Constitution, qui entre en vigueur le 1er juin prochain. 

J'ajoute - parce que lui ne l'a pas fait et ne le fera jamais - que le Conseiller d'Etat Charles Beer a beaucoup plaidé devant la Constituante pour l'introduction de cette disposition, ce qui n'a pas été une partie facile, tant la droite a eu des réticences à cet égard.

Cette attitude - peut-être logique en politique électoraliste et politicienne - me fait penser à celle de cet oiseau qui va pondre ses oeufs dans le nid des autres, le coucou. Et coucou, ce n'est pas loin de coquin...

Donc, rendons à César ce qui appartient à César, et reprenons à Riquet ce qui ne lui appartient pas, tant il est vrai que le MCG, comme on le disait des Japonais dans le temps, copie bien et ne crée pas grand chose.

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