11/05/2013

Joli coup

En nommant Isabelle Chassot à la tête de l'office fédéral de la culture, Alain Berset marque un point. En premier lieu, il étoffe ainsi son état-major en le mâtinant d'un peu de francophilie et place à ce poste stratégique une femme ouverte à la culture et aux arts, charismatique et compétente.

Ensuite, il fait appel à une ancienne conseillère d'Etat et ancienne présidente de la conférence des directeurs de l'instruction publique (CDIP), donc à une femme qui connaît bien les mécanismes des cantons et leurs susceptibilités respectives et fédéralistes face à toute tentative d'intervention de la Confédération.

Sur un sujet aussi sensible que la culture, domaine sur lequel bien des cantons sont chatouilleux et tiennent à garder leurs compétences, l'expertise d'une femme de tête et son sens de la diplomatie ne seront pas de trop pour permettre enfin d'avoir dans ce pays une politique de la culture concertée et cohérente.

On se prendrait à souhaiter une initiative aussi originale dans un autre domaine: le sport. Puissant facteur d'ntégration, canal essentiel de la promotion de la santé et de la prévention des maladies, le sport ne peut que perdre en force s'il est laissé au responsable pâlot du DDPS. 

Il aurait ainsi toute sa place au DFI, sous la houlette d'un ministre qui saurait de quoi il parle et qui pourrait, en créant un secrétariat d'Etat, réunir ainsi la santé et le sport dans une logique sans faille et cohérente.

Mais bon, la cohérence et la politique vont rarement de pair...

16:52 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Faudrait commencer par mettre la pression sur la FIFA puisqu'elle s'oppose à l'utilisation du stade de la Praille par l'équipe de Thonon-Evian.
Non seulement cela nous permettrait de rentabiliser les investissements, mais surtout nous pourrions enfin commencer à nous rapprocher de nos voisins pour espérer une harmonisation de nos relations avant le siècle prochain.
Pour le moment nous sommes mal partis et la situation semble même dégénérer.
A l'époque, nos trams dépassaient largement la frontière. Aujourd'hui, il faut négocier pour arriver à St Genis.

Écrit par : Pierre Jenni | 12/05/2013

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