10/03/2013

Primaires: le PS se dégonfle

Les socialistes, lors de leur Congrès de samedi, ont donc désigné leurs quatre candidats pour la course au Conseil d'Etat. Quatre, et non deux. Quatre, soit tous les candidats à l'interne. Les militants du PS n'ont donc pas eu le courage de faire de réelles primaires à l'interne, préférant laisser le peuple choisir lors du premier tour de cet automne.

En effet, selon la nouvelle constitution, seuls les candidats qui réaliseront plus de 50% des voix - soit une majorité absolue - seront élus. Tous les autres devront se présenter au deuxième tour.

Durant ces trente dernières années, aucun candidat au CE n'aurait pu être élu au premier tour.

Dans l'esprit de l'Assemblée constituante, le choix du scrutin majoritaire à deux tours avait pour objectif de laisser le peuple, au deuxième tour, affiner son choix, voire le corriger. Ce système aurait par exemple permis, à n'en pas douter, d'éviter l'éjection des socialistes et l'instauration d'un gouvernement dit "monocolore" tel que nous l'avons connu au début des années nonante.

Mais l'objectif des constituants n'était en tout cas pas de laisser le peuple organiser des primaires. Celles-ci sont de la responsabilité des partis, qui doivent proposer et assumer un choix décidé à l'interne.

C'est une mauvais interprétation de la Constitution que fait le PS, en évitant lâchement de faire un choix clair. Dommage....

14:11 Publié dans Constituante | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

Il me semble que le PS n'ayant pas réussi l'élection de A. Emery-T. en 2012 ne sait toujours pas quels sont les bons candidats (vis à vis du peuple). Bref R. de Ste-Marie a encore du boulot sur la planche.

Écrit par : Philippe C. | 11/03/2013

N'est-ce pas justement le but des élections à 2 tours introduites dans la nouvelle Constitution que de laisser au Peuple le soin de faire ses "primaires" et non aux marionnettistes des partis de choisir qui le Peuple peut choisir ou non... ?

C'est justement ce qui fâche dans l'attitude du PLR: un non-choix laissé au peuple (seuls les sortants se représentent. pas de choix... c'est se retaper les mêmes ou... rien).

J'ai l'impression que c'est vous qui interpréter mal la nouvelle Constitution (ou en tout cas ce que le Peuple souverain réclame depuis bien trop longtemps: une VRAIE possibilité de choisir, un VRAI choix).

(et pourtant dieu sait que je ne suis pas un pro-PS, mais là pour une fois ils sont dans le juste)

Écrit par : Pierre Roche | 11/03/2013

Je ne partage absolument pas votre analyse du rôle et courage des partis. Je définis leur rôle comme la présentation devant le peuple de candidats éligibles (compétences et absence de "casseroles" rédhibitoires). Le choix appartient par la suite à la population. Pourquoi un quarteron de militants (100 à 300 personnes) seraient abilité à "faire" les conseillers d'Etat à la place des votants ? Pourquoi la population n'est pas en mesure de plébisciter Guy Mettan ?
Pour ma part, je félicite le parti socialiste, son courage de laisser les électeurs s'exprimer sur les personnalités proposées au premier tour et reprendre tous les "pouvoirs" que vous accordez aux partis au second tour. A noter que votre remarque sur l'absence de majorité absolue lors des trente dernières années (qui n'est pas tout à fait juste sauf erreur, mais passons) est un argument de plus pour encourager les partis à cette ouverture qui ne leur "coûte" pas gran chose (il n'y aura pas d'élu au soir du premier tour) mais qui donne auprès d'une majorité de la population une image progressiste et d'ouverture.

Écrit par : Lucie Ferro | 11/03/2013

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