15/01/2013

Santé: DRG et secret médical, patients, dégagez....!

Les DRG (Diagnosis Related Groups) sont la nouvelle façon de rémunérer les prestations des hôpitaux dès le 1er janvier 2012. En pratique, cela signifie qu'on ne rémunère plus en fonction des prestations fournies, mais d'un forfait par cas. Donc, par exemple, une prothèse de hanche "vaut"...disons 10 jours d'hospitalisation. Au delà de ce délai, l'hôpital perd de l'argent si le délai est dépassé, d'où tentation assez forte de "virer" le patient le plus tôt possible.

Deux exemples récents qui ont touché deux de mes proches:

- un ami victime d'une dissection aortique, et qui passe une semaine dans un hôpital universitaire. A la fin de la semaine, on lui propose non pas de passer en institution de réhabilitation, mais de se retrouver en famille pour les fêtes.Ssans lui préciser bien sûr que s'il passe plus de 48 heures chez lui, en ambulatoire, son traitement de réhabilitation ne pourra se faire qu'en ambulatoire, et non plus dans un établissement spécialisé.

- une proche, victime d'une fracture du bassin. Hospitalisation de 7 jours, puis pression pour l'envoyer en réhabilitation . Problème, les places manquent. Donc proposition d'un traiteent ambulatoire à domicile, avec aide familiale, déplacement tous les jours dans un établissement spécialisé.

Dans les deux cas, les assureurs exercent donc une pression inadmissible, par le système des DRG, en imposant aux hôpitaux d'éjecter leurs patients le plus tôt possible, reportant ainsi les coûts - car ceux-ci subsistent - sur d'autres structures. Où donc est l'économie....? Et que penser du patient, pris en otage entre les hôpitaux, soucieux de leurs finances, et les assureurs, soucieux de leurs profits?

Qui plus est, cerise sur le gâteau, tous les renseignements médicaux, même les plus intimes, sont transmis à l'assureur. L'introduction de ces DRG, malgré les promesses faites, met à mort les principes de base du secret médical. 

Voir à ce sujet le Temps Présent de ce prochain temps Présent....Edifiant, mais surtout inquiétant.

14:17 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.