16/12/2012

Non à une armée différente

C'est fait! Cette semaine, le Conseil national a rejeté l'initiative du Groupe pour une suisse  sans armée en refusant également de lui opposer un contre projet.

Près de 50 orateurs se sont succédés à la tribune, sans originalité d'ailleurs. On a constaté les mêmes guerres de tranchées entre les opposants et les partisans d'une armée de milice.

Désolant, car aucun parlementaire n'a osé proposé une solution alternative, telle que, parmi d'autres, celles exposées en un temps récent par Pierre Maudet, dans un raport complet et intelligent. Certes, tout ne plaît pas, en particulier aux collègues PLR zurichois, banquiers et colonels de Pierre Maudet.

Mais cela mérite une réflexion plus approfondie que ce que nous avons entendu cette semaine.

Les mérites de l'armée de milice ont été vantés: mélange de classes sociales, ouverture sur l'autre, sens de la camarederie, découverte du pays. Mais que penser de ces objectifs quand on sait que seuls 50% des suisses font encore leur armée?

Renforcer ce sédiment social, plutilingue et multicurel, passe par une autre voie: celle d'un service communautaire. Obligatoire pour tout jeune de 18 à 25 ans, il impose a tout suisse de donner - et c'est peu de choses - un an de sa vie à son pays et à ses institutions. Un an, en service  militaire et/ou civil selon les choix.

Cette année de service à la communauté remplit les conditions de sa réussite:

- maintien d'une force armée destinée à la protection de la population

- engagement de civilistes en EMS, hôpitaux, institutions sociales et associations sans but lucratif.

Afin de favoriser cette cohésion sociale tant vantée par notre système actuel, le formation doit être précédée par deux mois de formation commune. Les thèmes abordés seraient: organisation politique, système de défense, instruction civique, organisation des systèmes sanitaire et social, techniques de débat, art de parler en public, sport.

Ensuite, pour les dix mois suivants, travail communautaire en service militaire ou civil.

Cette solution permet de mettre en commun les expériences de chaque citoyen et de mieux les faire se connaitre.

Le Conseil des Etats, qui doit se prononcer sur ce point, serait bien inspiré de proposer un contre-projet dans ce sens.

15:03 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Merci pour votre note limpide. Il est regrettable que nos parlementaires aient perdu ce sens des évidences et ne font qu'exprimer des concepts sans connexion avec la réalité globale.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 16/12/2012

Seul 50 pour cent des jeunes suisses font leur armée et il est intéressant de lire certains commentaires sur Manifeste Giardino ou un jeune se plaint de devoir obéir à des gradés dépourvus de sensiblerie,ce qui est normal le temps de la crèche et la maternelle dès 20 ans se doit d'avoir disparu.
Mais les temps changent et plus on offrira de facilités aux jeunes moins ils seront aptes à vouloir obéir à quique ce soit.Par facilité j'entends tout leur accorder comme certains parents divorcés qui pour se racheter achète l'enfant en préférant ne jamais le contrarier par peur de perdre leur amour
C'est tout faux et on peut comprendre leur révolte à devoir obéir à d'autres.
Si on veut un monde qui aille dans le sens des aiguille du jour et non des illusions demandez aux parents de ne plus divorcer pour un oui ou un non .c'est là le début de la décadence actuelle qu'elle soit au niveau de l'Armée ou ailleurs et surtout donnons envie aux enfants de jouer dans les rues ou quartiers sans cette peur institutionnelle secondaire aux superstitions qu'elles soient d'ordre religieux ou familiales ou médiatiques .On jouait dehors ,on se faisait plaies et bosses en jouant avec la garçons entourés de malfrats,la vie s'apprend au contact d'humains et non en pianotant sur une console qui signifie bien ce que cela veut dire
Joyeuses Fêtes de fin d'année pour Vous Monsieur Guinchard

Écrit par : lovsmeralda | 17/12/2012

Mais et je me permets de le rajouter ,il y avait une énorme différence aussi l'Armée était présente 360 jours par année ce qui peut aussi expliquer pourquoi certains parents ou grands parents ne se faisaient pas de soucis pour leur progéniture,le pays était protégé et les gosses avec!

Écrit par : lovsmeralda | 17/12/2012

J'abonde dans votre sens.

Écrit par : Mère-Grand | 17/12/2012

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