17/06/2012

LAMal: suite de cette votation du 17 juin

L'UDC fourbit ses armes suite au scrutin de cette fin de semaine et prépare deux plans. Le plan A, qui a peu de chance d'être suivi par le reste de la droite, vise à supprimer l'obligation de s'assurer contre la maladie, datant de 1996. Cette disposition visait à instituer une solidarité entre jeunes et vieux, malades et bien portants, hommes et femmes. La supprimer, comme le souhaite ce parti rétrograde, revient à écorner gravement un des pans de notre système de sécurité sociale.

Nous ne naissons pas égaux devant la maladie, pour des raisons génétiques notamment, et la reconnaissance de ce fait par la société est hautement éthique. L'UDC, en niant cette réalité, ajoute à sa xénophobie patente et vulgaire la négation du rôle social de l'Etat.

Son plan B, qui pourrait être suivi par le PLR, vise à laisser les assureurs libres de conclure avec les médecins et les hôpitaux de leur choix, en ne tenant compte que des statistiques de coûts, soit en niant la réalité des gravités des pathologies, en particulier des personnes âgées. Son argumentation: le marché -quel vilain terme - de la santé, doit être soumis aux règles de la libre concurrence afin de faire baisser les coûts.

Pourquoi appliquer au domaine de la santé des règles de concurrence inexistantes dans les autres assurances sociales? Parce qu'une bonne partie des députés UDC et PLR sont membres de conseils d'administration de caisses maladie, fonctions fort lucratives, alors qu'être membres de conseils en matière d'AI, de 2ème pilier ou d'assurance accident l'est moins...

La santé n'est pas un marché, et si l'on suivait l'UDC, il faudrait aussi renoncer à l'bligation d'assurance pour les autres assurances sociales, l'instruction publique et, à terme, aux autres prestations de l'Etat.

Quel beau programme...

15:13 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.