29/04/2012

Mensonge d'Etat

"Tout est sous contrôle"...

C'est ce que disaiient les responsables militaires au moment du vote sur l'initiative qui visait à supprimer l'arme au domicile.

On l'apprend aujourd'hui, l'armée suisse a perdu les données concernant l'équipement à retourner de 27.000 anciens soldats. Elle ne sait donc pas si l'arme d'ordonnance a été rendue par ces personnes au terme de leurs obligations.

Depuis la votattion, au moins dix suicides ou crimes avec l'arme de service ont eu lieu.

Les suisses ont donc voté non à cette initiative en étant trompés par la Confédération.

C'est un mensonge d'Etat, une violation manifeste du droit d'information des citoyens.

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25/04/2012

"Merck Salerno...?"

Indépendamment des diverses conjectures relayées par la presse concernant la fermeture du site de Serono à Sécheron, il n'en demeure pas moins que ce sont 1'250 emplois qui seront purement et simplement supprimés à Genève. Certes, l'entreprise "offre" des reclassements à 750 des employés, mais comme l'écrit très justement Thierry Apotheloz sur son mur, ces nouveaux postes se trouvent aux Etats Unis, en Allemagne ou en Chine, ce qui ne facilite guère les choses pour les employés et leurs familles.

Il conclut à juste titre que ce ne sont donc pas "seulement" les 500 employés victimes d'un licenciement sec qui émargeront - au moins pour un temps - au chômage, mais certainement beaucoup plus. Il a raison, et son propos est teinté d'une profonde sympathie et de beaucoup de compréhension.

Sa camarade de parti, la Conseillère administrative Salerno, après des déclarations récentes et dommageables sur les entreprises internationales à Genève, fait montre derechef d'un dogmatisme simplet en déclarant que le sort des employés de Serono lui cause moins de souci que dans le cas de Novartis, dans la mesure où il s'agit de "cols blancs" hautement qualifiés qui n'auront guère de peine à retrouver un emploi.

La définition des cols blancs et des cols bleus est désuète et paratiquement plus utilisée. Le faire de nos jours montre un certain entêtement à conserver une vision manichéenne de la distinction entre employés, vision dépassée et qui date du XXème siècle.

Imaginer que du personnel hautement qualifié - qui va arriver en masse sur le marché du travail, et ce dans les mêmes délais - va retrouver facilement du travail, c'est nier les difficultés des employés âgés de plus de 45 ans, par exemple,  et la réalité de la situation actuelle du marché de l'emploi.

C'est surtout afficher du mépris et fort peu d'empathie à l'égard de personnes dont le seul tort est de se retrouver dans une situation difficile, position qui devrait au moins susciter le respect et l'écoute d'une magistrate de gauche.

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20/04/2012

Quel mépris...

"L'assureur maladie zurichois Sanitas, qui exploite les marques Sanitas, Wincare et Compact, a triplé son bénéfice net à 79,4 millions de francs.

Le volume des primes s’est pour sa part accru de 4,1% au regard de l’année précédente à 2,55 milliards de francs, alors que les dépenses liées aux prestations médicales ont augmenté de 1,9% à 2,32 milliards."

C'est l'information que relaye ce jour la TG sur son site.

Parfait, quelle bonne gestion de Sanitas, on ne peut en être que satisfait. En effet, une augmentation du volume des primes de 4.1 % pour une augmentation des dépenses en assurance de base de seulement 1.9%, voilà qui démontre une rigueur prudente...mais qui illustre bien ce que nous connaissons depuis 1996, à savoir une surestimation des coûts et un surplus de primes facturé aux assurés, ceci pour permettre à certains assureurs de gonfler inutilement leurs réserves, jusqu'à 40% pour certains d'entre eux, alors que le minimum légal est de 10%, voire de 15%.

C'est la situation que connaissent 7 cantons, dont Genève, Zurich et Vaud. Depuis des années, les Conseillers d'Etat Maillard et Unger ont dénoncé cette situation, en rappelant que les assureurs de ces deux cantons romands disposaient de réserves de plus de 500 millions pour chacun d'entre eux. Suite à de nombreuses interventions, l'administration fédérale a enfin décidé de corriger le tir et a proposé des modalités de remboursement du trop perçu auprès des assurés.

Las, il y a quelques jours, on apprenait que la commission de la santé er de la sécurité sociale du Conseil des Etats décidait de repousser cette décision à plus tard, en l'intégrant dans les dispositions de la future loi fédérale sur la surveillance des assureurs maladie. La raison? Lors de la procédure de consultation, 14 cantons ont exprimé leurs réserves quant à ce réajustement. Normal, ce sont pour la plupart des cantons qui connaissent des primes basses, financées en partie par les asurés des 7 cantons cités plus haut.

Cette décision est choquante, car elle montre un mépris affiché pour les assurés qui ont, depuis des années, payé des primes surfaites, ce que tout le monde admet maintenant. Mais quand on sait que la majorité des parlementaires de cette commission des Etats représentent des assureurs, ce n'est guère étonnant...

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12/04/2012

Ecologie et Constituante

Constituante et écologie : un équilibre bien dosé

 

Le lundi 16 avril prochain, les membres de l’assemblée constituante commenceront leur troisième lecture du futur texte fondamental de notre République et Canton.

L’occasion pour chaque groupe, pour chaque parti représentés, de fourbir ses armes et de préparer ses dernières cartouches. C’est certainement le cas de mon contradicteur qui profite de cette occasion, par tactique ou par conviction, de tirer à boulets rouges sur le soi disant « recul écologique inacceptable » de ce projet.

Il sied peut-être de rappeler, en préambule, qu’un texte constitutionnel est et doit rester une norme générale et abstraite, qui permet ensuite au gouvernement ou au Grand Conseil de légiférer au mieux, sur la base de principes généraux.

Les opposants à ce texte – extrême gauche en particulier – ont dit dès le début leur opposition à une nouvelle Constitution. Ils se sont même fait élire sur cette opposition…

Rien d’étonnant donc que certains esprits chagrins ne parviennent pas à imaginer un texte autre que celui de notre charte actuelle, dont le détail et l’avalanche de précisions ne sont pas de rang constitutionnel et ne laissent aucune marge au législateur.

Soyons factuels, le projet actuel pose en son article 10 un principe fondamental et général : » l’activité publique s’inscrit dans le cadre d’un développement équilibré et durable ». Ce principe général est un élément non négligeable, qui enjoint à l’Etat, à ses Institutions et à son administration, de prendre en compte cette notion de durabilité dans toutes leurs actions.

De plus, sans reprendre, il est vrai, toutes les dispositions détaillées actuelles, le projet de Constitution pose les grands principes de gestion de l’Etat en matière de protection de l’environnement, des eaux, du paysage, du climat. Il définit aussi les principes de l’écologie industrielle en privilégiant le traitement des déchets à la source.

Il met également en exergue la primauté accordée aux espaces de proximité et aux quartiers durables.

Qui plus est, il maintient un principe cher au peuple genevois, l’interdiction totale du recours, sur son sol ou à proximité, au nucléaire sous toutes ses formes.

Enfin, notre projet règle les bases de l’exploitation de la géothermie, nouveauté non négligeable.

En conclusion, force est de constater que le projet de Constitution, sur la base de compromis impliquant les forces du centre, prend en compte de façon large et soutenue les aspects écologiques du « vivre ensemble », de façon fondamentale et large, comme il sied à un projet novateur. Le nier revient à se cantonner à des principes réactionnaires et non innovants, peu propices au modernisme d’un texte fondamental.

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