20/04/2012

Quel mépris...

"L'assureur maladie zurichois Sanitas, qui exploite les marques Sanitas, Wincare et Compact, a triplé son bénéfice net à 79,4 millions de francs.

Le volume des primes s’est pour sa part accru de 4,1% au regard de l’année précédente à 2,55 milliards de francs, alors que les dépenses liées aux prestations médicales ont augmenté de 1,9% à 2,32 milliards."

C'est l'information que relaye ce jour la TG sur son site.

Parfait, quelle bonne gestion de Sanitas, on ne peut en être que satisfait. En effet, une augmentation du volume des primes de 4.1 % pour une augmentation des dépenses en assurance de base de seulement 1.9%, voilà qui démontre une rigueur prudente...mais qui illustre bien ce que nous connaissons depuis 1996, à savoir une surestimation des coûts et un surplus de primes facturé aux assurés, ceci pour permettre à certains assureurs de gonfler inutilement leurs réserves, jusqu'à 40% pour certains d'entre eux, alors que le minimum légal est de 10%, voire de 15%.

C'est la situation que connaissent 7 cantons, dont Genève, Zurich et Vaud. Depuis des années, les Conseillers d'Etat Maillard et Unger ont dénoncé cette situation, en rappelant que les assureurs de ces deux cantons romands disposaient de réserves de plus de 500 millions pour chacun d'entre eux. Suite à de nombreuses interventions, l'administration fédérale a enfin décidé de corriger le tir et a proposé des modalités de remboursement du trop perçu auprès des assurés.

Las, il y a quelques jours, on apprenait que la commission de la santé er de la sécurité sociale du Conseil des Etats décidait de repousser cette décision à plus tard, en l'intégrant dans les dispositions de la future loi fédérale sur la surveillance des assureurs maladie. La raison? Lors de la procédure de consultation, 14 cantons ont exprimé leurs réserves quant à ce réajustement. Normal, ce sont pour la plupart des cantons qui connaissent des primes basses, financées en partie par les asurés des 7 cantons cités plus haut.

Cette décision est choquante, car elle montre un mépris affiché pour les assurés qui ont, depuis des années, payé des primes surfaites, ce que tout le monde admet maintenant. Mais quand on sait que la majorité des parlementaires de cette commission des Etats représentent des assureurs, ce n'est guère étonnant...

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Commentaires

Il n'y à jamais eu de concurrence entre les caisses maladies, mais de la connivence et l'état ne réagis pas puisse ce qu'il sont complice. Un peu comme pour l'armée d'ailleur.... Un pour tous , tous pourri.

Écrit par : Michellod | 30/04/2012

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