12/04/2012

Ecologie et Constituante

Constituante et écologie : un équilibre bien dosé

 

Le lundi 16 avril prochain, les membres de l’assemblée constituante commenceront leur troisième lecture du futur texte fondamental de notre République et Canton.

L’occasion pour chaque groupe, pour chaque parti représentés, de fourbir ses armes et de préparer ses dernières cartouches. C’est certainement le cas de mon contradicteur qui profite de cette occasion, par tactique ou par conviction, de tirer à boulets rouges sur le soi disant « recul écologique inacceptable » de ce projet.

Il sied peut-être de rappeler, en préambule, qu’un texte constitutionnel est et doit rester une norme générale et abstraite, qui permet ensuite au gouvernement ou au Grand Conseil de légiférer au mieux, sur la base de principes généraux.

Les opposants à ce texte – extrême gauche en particulier – ont dit dès le début leur opposition à une nouvelle Constitution. Ils se sont même fait élire sur cette opposition…

Rien d’étonnant donc que certains esprits chagrins ne parviennent pas à imaginer un texte autre que celui de notre charte actuelle, dont le détail et l’avalanche de précisions ne sont pas de rang constitutionnel et ne laissent aucune marge au législateur.

Soyons factuels, le projet actuel pose en son article 10 un principe fondamental et général : » l’activité publique s’inscrit dans le cadre d’un développement équilibré et durable ». Ce principe général est un élément non négligeable, qui enjoint à l’Etat, à ses Institutions et à son administration, de prendre en compte cette notion de durabilité dans toutes leurs actions.

De plus, sans reprendre, il est vrai, toutes les dispositions détaillées actuelles, le projet de Constitution pose les grands principes de gestion de l’Etat en matière de protection de l’environnement, des eaux, du paysage, du climat. Il définit aussi les principes de l’écologie industrielle en privilégiant le traitement des déchets à la source.

Il met également en exergue la primauté accordée aux espaces de proximité et aux quartiers durables.

Qui plus est, il maintient un principe cher au peuple genevois, l’interdiction totale du recours, sur son sol ou à proximité, au nucléaire sous toutes ses formes.

Enfin, notre projet règle les bases de l’exploitation de la géothermie, nouveauté non négligeable.

En conclusion, force est de constater que le projet de Constitution, sur la base de compromis impliquant les forces du centre, prend en compte de façon large et soutenue les aspects écologiques du « vivre ensemble », de façon fondamentale et large, comme il sied à un projet novateur. Le nier revient à se cantonner à des principes réactionnaires et non innovants, peu propices au modernisme d’un texte fondamental.

15:03 Publié dans Constituante | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

plus on parle de supprimer le nucléaire plus les pays de l'Est cherchent à constuire des centrales,pour preuve le dernier pays en date,la Tchecoslovaquie

Écrit par : lovsmeralda | 12/04/2012

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