28/02/2012

Caisse maladie EGK: la preuve que cela ne peut marcher

EGK a annoncé l'automne passé des primes fort alléchantes pour 2012, en particulier pour les romands, et surtout pour les vaudois. Résultat, cet assureur, pratiquant une chasse aux assurés en surestimant ses moyens financiers, a attiré plus de 100'000 nouveaux assurés en moins de deux ans.

Or, notre système d'assurance impose aux assureurs de constituer sur la tête de chaque assuré des réserves, prévues par la loi. Première faille du système : l'assuré qui quitte son assureur lui laisse la totalité des réserves que ce dernier a constituées pour lui durant les années de son affiliation. Deuxième faille : l'assureur qui reçoit de nouveaux assurés alléchés par des primes basses doit reconstituer des réserves.

Manifestement, EGK a artificiellement baissé ses primes et, dépassé par la masse de nouveaux assurés, s'est vue contrainte d'annoncer des augmentations de primes passant du simple au double.

La fixation des primes doit être approuvée par l'OFSP, qui aurait dû, dans ce cas, identifier le danger à la seule lecture des comptes d'EGK. Il ne l'a pas fait, il a donc failli à son devoir de surveillance, comme il a failli dans le passé en refusant de reconnaître, pendant des années, que les réserves accumulées par les assureurs vaudois, zurichois et genevois était trop élevées et surestimées.

Cela étant, il sied de rappeler que régulièrement, les gouvernements cantonaux incitent les assurés qu'ils subventionnent à choisir en fin d'année une caisse dont les primes sont les moins chères, ce qui bien entendu alimente de façon perverse cette spirale infernale.

La solution: une meilleure surveillance des caisses, conformément au projet de loi déposé par les services du Conseiller fédéral Alain Berset. Mais ce n'est qu'un premier pas : le deuxième serait que les réserves, logiquement, suivent l'assuré ou qu'elles soient constituées dans un fond fédéral, comme celui gérant la compensation des risques.

Et la troisième, que l'on voit arriver à grands pas, serait l'institution d'une seule caisse publique gérant l'assurance obligatoire de base, les autres assurances complémentaires étant gérées par des caisses privées. Et ce, en dépit des cris d'orfraie poussés par les milieux de droite qui refusent de voir l'évidence d'un système qui a montré ses limites et qui continuent à diaboliser l'étatisation du  système d'assurance maladie, alors que cette même étatisation fonctionne très bien en matière d'accident.

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27/02/2012

Fête de lutte 2016

TRADITION

La Fête fédérale de lutte coûterait cher à Fribourg

Mis à jour à 08h35 3 Commentaires

La candidature d'Estavayer-le-Lac pour l'organisation de la prochaine Fête fédérale de lutte suscite des doutes financiers et de sécurité.

(Archives) La lieu de la prochaine Fête fédérale de lutte de 2016 sera déterminé le 4 mars à Aigle.

(Archives) La lieu de la prochaine Fête fédérale de lutte de 2016 sera déterminé le 4 mars à Aigle.

L'ambition de Fribourg d'accueillir la Fête fédérale de lutte et de jeux alpestres de 2016 conduirait à des dépenses supplémentaires de plusieurs centaines de milliers de francs.

C'est ce qui ressort d'une lettre du Département fédéral de la défense (DDPS) concernant l'utilisation de la place d'aviation militaire de Payerne où il est prévu d'organiser la manifestation, selon Le Matin Dimanche et Der Sonntag.

C'est le 4 mars prochain à Aigle que les délégués de l'Association fédérale de lutte suisse devront décider quel canton accueillera la Fête fédérale 2016: Genève, Neuchâtel ou Fribourg. Si Fribourg l'emporte, c'est Estavayer-le-Lac qui organisera la fête sur la place d'aviation militaire de Payerne (VD).

Ce qui soulève des questions de politique financière et de sécurité. C'est apparemment le conseiller national genevois du PLR Hugues Hiltpold qui a soulevé ce point devant la Commission de politique de sécurité du Conseil national.

Le DDPS a alors répondu dans une lettre que cette fête entraînerait une fermeture de la place d'aviation de Payerne plus longue que prévue. Il serait alors nécessaire d'opérer un court déplacement de l'école de recrues.

Il en résulterait des coûts supplémentaires. «Selon les premières estimations, il faut compter avec des dépenses supplémentaires de plusieurs centaines de milliers de francs», précise la lettre.

D'autres problèmes se dessinent. Jusqu'en janvier dernier, le ministre de la défense Ueli Maurer et le nouveau conseiller fédéral Alain Berset (PS/FR) figuraient encore dans la liste du comité de soutien fribourgeois. Le Fribourgeois s'y trouvait à cause de son ancienne fonction de conseiller aux Etats.

En revanche, l'engagement d'Ueli Maurer est plus contestable. Ceci repose apparemment sur un malentendu, a déclaré à Le Matin Dimanche et Der Sonntag sa porte-parole Silvia Steidle.

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26/02/2012

Fête fédérale de lutte: Genève candidate pour 2016

Mieux vaut des jets de sciure " fair play " que des jets d'eau au Grand Conseil...

Le Matin Dimanche 26.2.2012

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19/02/2012

Fête fédérale de lutte: Genève candidate pour 2016

 

Merci à Pierre Losio pour son soutien, merci à mon comité, au Conseil d'Etat, aux maires et conseillers administratifs des villes de Genève, Lancy et Carouge, à l'Association des communes genevoises, à nos sponsors et partenaires, qi attendent comme moi avec impatience la décision d'attribution de l'organisation de la plus importante fête sportive de Suisse, décision qui tombera le 4 mars...

 

19:21 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

10/02/2012

Genève, ville internationale

Excellent article d'Olivier Francey dans la Julie de ce jour...

Genève est une ville internationale construite par des villageois. Pas tout faux, et c'est à se demander si la maquette de Genève au XVIIIème siècle exposée à la Maison Tavel a beaucoup évolué...

Il y a quelques années, G.-O. Segond, avec qui j'ai rarement été d'accord dans le domaine de la santé, avait lancé le grand projet du RHUSO, collaboration intensifiée entre les HUG et le CHUV, deux hôpitaux universitaires dont le bassin de population ne permettait pas un développement harmonieux à terme. Le projet a , bien entendu, été refusé à Genève, ce qui a permis à GOS de surnommer Genève Carcassone - sur -Arve...Il avait raison, y compris compte tenu des frasques de collégien aviné et attardé d'un Conseiller d'Etat dont toute la presse alémanique se gausse...

Il faut avoir les moyens de ses ambitions...Avouons le, nous ne les avons plus, et nous ne voulons pas, manifestement, les avoir.

 

16:24 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

09/02/2012

Mon assureur bien aimé...


Comme tout le monde, j'aime mon assureur, je lis son journal, je paie ses factures de primes et je remercie le ciel chaque jour d'être en bonne santé en le payant si cher.
Il y a bien longtemps que je ne lui ai pas envoyé de factures, mais ce n'est pas le cas de ma douce tante qui, vu son âge, souffre de quelques problèmes usuels et pas trop graves, mais nécessitant de prendre régulièrement quelques potions et gélules.
Neveu dévoué, je m'occupe de ses soucis administratifs et en particulier de ses relations avec son assureur. Ce dernier lui a fait tout dernièrement une drôle de proposition: en échange d'un bon de 50 CHF (ouahhh la somme! Trop pas croyable, dirait mon petit filleul...), il lui propose de demander à son médecin d'envoyer son ordonnance à une boîte inconnue sise en pays alémanique afin que celle-ci lui fasse parvenir par la poste ses médicaments.
Intrigué, j'appelle le dit assureur - je vous passe les "appuyez sur 1,2, 3, toutes nos collaboratrices sont occupées, la conversation est enregistrée pour des raisons de contrôle de qualité, veuillez patienter, votre appel va être traité, restez en ligne..." tout ça à deux francs la minute - qui me confirme l'offre en m'assurant que la boîte qui livre est une pharmacie dotée de toutes les autorisations nécessaires et très sérieuse.
A ma question de savoir comment sont emballés les médicaments qui doivent être conservés au frais, on me répond que tout est prévu, sans plus de précisions, mais qu'en cas de crainte, il est possible de faire envoyer le colis chez le pharmacien de mon choix qui mettra tout ça au frigo...Ben voyons...On se passe du pharmacien pour acheter le médic, mais on compte sur lui pour le frigo...sympa!
Autre question: la boîte qui livre tout ça est un grossiste, donc sa marge est plus importante que celle du pharmacien, ce rabais est il répercuté sur la facture?
Tût...tût...tût
Moralité: il y a bien assez de pharmaciens en ville pour assurer un service de proximité et de qualité

09:52 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

08/02/2012

Pressions

Un constituant reçoit, quasiment tous les jours, des appels téléphoniques, des lettres, des demandes et des pétitions. Normal. Cela s'accélère ces temps, puisque nous sommes en deuxième lecture et que peu de choses peuvent encore être changées.

Les associations sportives sont intervenues assez massivement, afin de souligner que dans le texte constitutionnel prévu, le sport est crédité de moins d'importance que celui dédié à la culture.

Ces revendications sont justes et méritent l'attention des constituants.

Un bémol quand même: l'importance d'un domaine ou d'un autre ne se juge pas à l'aune du nombre de lignes ou d'articles qui lui sont consacrés. La constitution doit être un texte général, abstrait, qui doit surtout donner au législateur futur les moyens d'agir. Or, le texte consacré au sport, certes court et succinct, laisse au Grand Conseil comme au Conseil d'Etat toute latitude pour agir en faveur du sport, toutes catégories confondues.

Cest cela qu'il faut viser, et je suis convaincu que le DIP, en charge du sport, trouvera son bonheur dans le texte prévu. Dont acte.

19:04 Publié dans Constituante | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

05/02/2012

Les soucis d'un ancien président...

Le Matin Dimanche, seule lecture dominicale imposée aux romands, dans sa rubrique "En coulisses", qui essaiede plagier le "C'est Bob " de la TG et d'épingler nos personnalités, relate une méasaventure arrivée à notre ancien président de la Confédération, Pascal Couchepin...

Selon ce que le "past president" a lui même relaté au Nouvelliste - c'est toujours excitant de faire parler de soi quand on n'est plus sur l'avant-scène...- la caissière d'un musée de Venise lui a refusé l'entrée gratuite normalement concédée aux plus de 65 ans, sous prétexte que la Suisse n'est pas membre de l'UE. Déception de Pascal Couchepin, qui tente en vain de négocier la gratuité de son entrée en arguant du fait que les accord bilatéraux règlent justement ce problème en incluant les citoyens suisses dans ce privilège.

La caissière persiste, insensible aux arguments développés par le grand Pascal.

Le Matin conclut en affirmant que cer évènement a été très diprimant pour notre ancien conseiller fédéral.

Quant à moi, ce qui me déprime, c'est qu'un ancien "Ministre", comme il s'aimait à se nommer, doté d'une solide retraite, pinaille pour quelques Euros pour visiter un musée et, qui plus est, fasse part de cette "dure mésaventure" à son journal local...

On a les soucis qu'on peut...

14:38 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook