27/01/2012

Assurance maladie, ça dérape

Ainsi, les commissions santé et sécurité sociale des deux Chambre fédérales viennent d'adopter, avant que cela ne passe au prochain plenum, une disposition de modification de la LAMal plutôt étonnante, et le mot est faible.

Selon le texte proposé, les assureurs ne rembourseraient plus les coûts engendrés par des interventions motivées par un excès d'alcool ou de stupéfiants.

La diposition a , semble-t-il, pour vocation de limiter le plus possible ces saouleries devenues à la mode, comme le "binge drinking", soit l'activité consistant à boire de l'alcool jusqu'à tomber.

Certes, ces excès ont montré clairement leurs dangers comme en particulier l'augmentation des comas éthyliques, également chez les jeunes. Mais le remède proposé est-il le bon et a-t-on fait suffisamment en matière de prévention? Précisons aussi que les alcooliques et les toxicodépendants ne seraient pas concernés par cette mesure car ils continuent d'être considérés comme des malades nécessitant des soins.

Premier problème: comment le médecin urgentiste aura-t-il la possibilité de faire la distinction nécessaire entre consommation compulsive et massive, et l'état d'un alcoolique régulier qui aurait pris une sacrée cuite?

Deuxième problème: pour que l'assureur puisse exclure le remboursement, il faut qu'il connaisse le dossier. Il devra donc être en possession du dossier médical du patient. Et là encore, après les DRG et le nouveau financement hospitalier, on sabre à nouveau gaiement dans le fondement même du secret médical.

Troisièmement: où s'arrêtera-t-on? la prochaine étape pourrait être la non prise en charge des pneumonies et des bronchites des fumeurs et anciens fumeurs, les affections liées au cholostérol chez les bons vivants, j'en passe et des meilleures...

Le législateur de 1994 nous avait concocté une LAMal, certes imparfaite, mais qui au moins restait une assurance sociale, avec un généreux catalogue de prestations. Ses successeurs, en douce et par la bande, en font un amas de carcans et de contraintes, sans chercher des solutions innovantes et incitatives.

12:29 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook

Commentaires

Si l'on sait le nombre de psychanalystes en augmentation ,de faux psychologues animés de religiosité diverses et soi disant aptes à soigner même de gros cas psychiatriques,il y a crainte à avoir.Les anciens Grands Patrons en milieu médical qu'on les ait aimés ou non faisaient tout de même barrage à ces dérapages comme votre titre l'indique et ce n^est pas fini
Mais vous comme moi avons le vécu du passé comme repère,les jeunes handicapés de demain ,leurs parents décédés en quelles mains tomberont-ils,seront -ils considérés comme humains de seconde zone obligés de ramper et travailler pour d'autres,exercera-t'on sur eux un d'odieux chantages comme celui fait sur des roms par leurs rabatteurs?les génération jusqu'en 70 ont acquis le sens des valeurs ayant connu leurs grands parents pour beaucoup mais dans 10 voire 20 ans qu'en sera-t'il de ceux là même préférant vivre en imaginant un monde virtuel ou tout est gratuit et qui seront peut-être devenus Alzheimer entretemps
Alors oui nous sommes en droit d'avoir des craintes !

Écrit par : lovsmeralda | 28/01/2012

Bonjour aux lecteurs,

Je tiens à dire qu'en Suisse deux éNOORMES problèmes se posent - et à Genève singulièrement.
Le premier concerne les assurances sociales, les second les perceptions fiscales et l'immigration.

I. Je ne comprends ni ne conçois que les prestations de l'Assurance vieillesse (au cas où certains l'ignoreraient) soient versées aux personnes ayant atteint l'âge de la retraite légal et choisissant de travailler encore.
Si tel est leur choix; soit; mais alors qu'elles l'assument et qu'on les aide à l'assumer, supprimer leur assujetissement à contribution ou consentant à ne leur verser qu'une demi-rente. Peut-être qu'ainsi, leurs vélliétés de travailler dans les prolongations s'estomperont et feront place à la jeune génération, qui ne demande qu'à prendre sa place ! ? Peut-être aussi que l'on cessera alors de retirer à l'infirme sa jambe de bois (concerne l'A.I.).

II. Les "Corps Diplomatiques" en Suisse et à Genève en particulier sont un véritable "poids-mort" ! Que rapportent-ils à la société (lambda), outre leurs immunités et autres impunités juridiques, leur non-imposition et leurs revenus démesurés qui font grimper les prix de l'immobilier... de part et d'autre de la frontière !
L'usine-à-gaz qu'ils représentent est un véritable scandale dans les temps que nous traversons et je ne comprends pas que personne ne bouge ! Vraiment, le peuple à tout à y perdre, mais continue à se laisser tondre, docilement, comme un gentil mouton, agacé seulement grâce à M. Stauffer, contre ceux qui ne sont PAS ses "vrais" ennemis !

Écrit par : Petitpierre Denis | 28/01/2012

Entre communistes,gauchistes et j'en passe ,pour ceux et celles ayant vécu le temps des Amishs ,Darbystes et autres interdits voire soumissions cela sent trop le roussi,et le communisme en plus pouah quelle horreur.

Écrit par : lovsmeralda | 29/01/2012

Côté dérapages de l'ass mal, AI, perceptions d'allocations, et plus,

- il y a l'exemple de malades français abusant de l'AI, qui n'est pas le seul que j'aie cotoyé,
(ce français anciennement employé d'une Sté de forages pétrolifères basée à Gve, dont il fut licencié savait, et s'en vantait, comment abuser des tests de l'AI à Bâle, avec un compère; ce français est actuellement 3e adjoint d'une commune frontalière).

Entres autres de ce à quoi j'ai du être confronté, dans mes emplois, & recherches d'emplois.

Écrit par : suisse d'antan | 29/01/2012

payer de tels niveaux de primes d'ass mal
est devenu impossible
pour des suisses femmes célibataires responsables d'un enfant (père dcd) ne trouvant pas de logement, gérant le top du stress, celui de trouver un job

Sinon, trouver un emploi, en tant que CH qualif-dipl-exp pour le job, mais devoir l'accepter pour être payé à -3/4 du standard
n'est qu'une humiliation de plus

et durera au prix de ce que l'humain peut supporter comme injustices, non démocratique, au prix de séances hebdo de kiné pour combattre les effets du stress.

Écrit par : suisse qui peut | 29/01/2012

@Suisse qui peut.Vaste débat mais il faudrait peut-être aussi revoir les priorités.Les anciens avaient un système afin de libérer leur esprit de ces fichus impots et assurances qui ne datent pas d'aujourd'hui.Tout était payé en premier ,loyer compris et ensuite ils pouvaient enfin faire le bilan de leur dépenses.On vivait avec moins qu'aujourd'hui et les gens ne passaient pas leur temps à se plaindre,ils agissaient. Et travaillant énormément ils ne partaient pas si souvent en vacances,la crise on veut bien,on a en a connu plusieurs même et personne ne parlait vacances ,on a tous survécu.On ne peut tout avoir tout le temps et toujours meilleurs marché ,celui-ci on le sait est de l'argent mal placé

Écrit par : lovsmeralda | 29/01/2012

Pour moi si ça ne me convient pas, en terme de service donné par les personnels surtout, j'arrête tout simplement ma participation, je préfère mieux aller chez mon médecin privé. Comme ça il n'y aura pas de problème.

Écrit par : faire-part bapteme | 10/02/2012

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