22/01/2012

Les cantons craignent l'afflux de médecins étrangers

Depuis l'abolition de la "clause du besoin", dès le 1er janvier de cette année, les cantons, et en particulier Genève, craignent un afflux ingérable de médecins européens, avec pour conséquence une augmentation massive des coûts de la santé.

Instituée en 2000, la clause du besoin interdisait aux médecins d'ouvrir un cabinet privé sans qu'un médecin de la même spécialité ne ferme le sien. En bref, il s'agissait de maintenir, par spécialités médicales, le même nombre de praticiens qu'en juillet 2000.

Cette clause du besoin du besoin a été une mesure injuste, scélérate et inéquitable:

- entre le mois de mars et la fin juin 2000, il y a eu, sous un vent de panique, autant d'installations en cabinet privé qu'en trois ans, à Genève

- nombre de jeunes médecins qui avaient des projets pour 2001 ou 2002 les ont vus réduits à néant, en leur cassant toute velléité de réaliser leur rêve

- jsuqu'en 2008, les cliniques, les permanences, les centres médicaux ont pu engager sans inquiétude des médecins suisses ou étrangers, puisque cette mesure ne leur était pas applicable...Donc, inégalité majeure de traitement, à laquelle l'Office fédéral de la santé publique n'a réagi que très tardivement

- cette clause du besoin, on l'oublie trop souvent, a été un gage donné aux associations de médecins par le parlement, en particulier en suisse alémanique, pour les convaincre de ne pas militer contre les accords bilatéraux.

Supprimée en 2012, la clause va bien entendu favoriser l'installation de nombreux médecins suisses, qui attendent ce moment depuis des années, et qui sont particulièrement mal traités dans les hôpitaux publics, certes. Mais elle peut aussi encourager des médecins européens à venir s'installer chez nous.

Ce qui a manqué dans cette procédure, c'est une certaine rigueur de l'OFSP de l'époque Couchepin et Burkhalter, un manque de vision grave et déplorable. En effet, le département de ces deux conseillers fédéraux aurait eu la possibilité de mettre en place des mesures d'accompagnement, ce que font tous les pays européens. Laissons les médecins étarngers s'installer, mais exigeons d'eux un examen sur notre système de santé et sur son organisation. En effet, je vois régulièrement des problèmes assécurologiques provoqués par la méconnaissance de ces médecins quant à notre système d'assurance sociale, et ce au détriment du patient.

L'OFSP pense à ce problème depuis trois ans, et y pense encore....Je crains qu'il ne soit un peu tard...

 

14:25 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Couchepin un grand homme d'état par la taille mais petit par les résultats, on a pas fini de s'en rendre compte.
A part ça il y a des médecin d'origine étrangère à Genève dont je ne connaît pas les compétences qui délivrent à leurs patients qui viennent du même coin des certificats de complaisance afin qu'ils puissent bénéficier des prestation sociales telle que le chômage alors qu'ils n'y auraient pas eu droit autrement puisque la durée de leur activité professionnelle était insuffisante.
Les politiciens passent les maladies restent.

Écrit par : L' Amer Royaume | 22/01/2012

Les commentaires sont fermés.