31/12/2011

Carte de voeux

Chaque fin d'année, le rituel est le même: choisir d'envoyer des cartes de voeux, se contenter de répondre à celles que l'on reçoit, ou ne rien faire du tout. Si l'on décide d'en envoyer, plusieurs choix sont possibles: envoi par Internet, envoi de cartes personnalisées, choix d'une carte d'une association caritative ou achat de cartes classiques dans le commerce.

J'aime Internet et les courriels, mais j'avoue ne guère priser les cartes de voeux envoyées par ce biais. Bientôt, nous risquons de recevoir de la même façon les faire part de mariage, voire de deuil...

Une carte de voeux, c'est une image, un hommage, un remerciement et une reconnaissance. Elle est aussi un symbole de ce que ressent et pense son expéditeur.Elle doit donc avoir une touche personnalisée et montrer que son expéditeur a pris la peine de la choisir, d'y écrire quelques mots. Donc foin de ces cartes pré-imprimées, aux signatures multicopiées et sans âme, aux adresses photocopiées.

Cela étant, chacun sa manière, et surtout chacun ses goûts. Cela va du plus kitsch au plus dépouillé, du plus brillant au plus terne, le choix est vaste, mais parfois assez consternant.

C'est le cas des cartes choisies cette année par l'administration cantonale: deux cartes en couleur, dont le choix est laissé à leurs utilisateurs.

L'une montre deux malheureuses bouées flottant sur l'eau, l'autre un des ces horribles sapin odorant censé cacher les mauvaises odeurs dans une voiture, avec en arrière plan un renne.

C'est quoi, le message? Les bouées pour illustrer le naufrage financier du budget 2012? Le sapin odorant pour camoufler quelque mauvaise odeur?

Bref, ces cartes sont moches, et je connais bien des serviteurs de l'Etat qui sont gênés de les utiliser...Mais qui donc a pu choisir de telles horreurs? Au risque de me montrer irrévérencieux, je dirais que ce doit être les membres de la Commission des monuments et des sites, dont le goût douteux en matière de sauvegarde du patrimoine a déjà été prouvé à réitérées reprises...

 

 

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28/12/2011

Pierre-Yves Maillard et Stéphane Rossini mauvais perdants...?

C'est ce que le lecteur pourrait conclure à la lecture de l'article du Matin de ce jour, page 6, sous le titre "Caisse unique: Berset mal pris".

L'article est consacré au succès incontestable de l'initiative pour une caisse maladie publique - et non "unique" - annonçant la validation, après 11 mois seulement sur les 18 impartis, de 120'000 signatures.

Pierre-Yves Maillard et Stéphane Rossini font pression sur Alain Berset, le rappelant à ses devoirs de socialiste. Réaction de mauvais perdants?Que nenni..., le PS tout entier exercera la même pression sur son Conseiller fédéral, et c'est un jeu normal, même s'il débute quelques jours avant l'entrée en fonction effective du Conseiller fédéral élu.

Les paramètres n'ont jamais été aussi bons: d'abord une initiative bien plus équilibrée que la précédente (qui a essuyé 70 % de refus), et qui a sagement renoncé à fixer des primes, sans plafond, en fonction de la capacité économique des assurés. L'arrivée au DFI d'un socialiste ensuite, aprés l'horrible parenthèse de Pascal Couchepin. Ce dernier, peu subtil, croyait connaître ce domaine sous le seul prétexte d'avoir présidé quelques années le Conseil d'administration du Groupe Mutuel. Bonne initiation, certes, mais néanmoins subjective, univoque et peu critique.

Quelques bémols tout de même:

- la récolte des signatures a été massive en Suisse romande, et l'on connaît la position de nos frères d'outre Sarine vis à vis du rôle de l'Etat et de la responsabilité individuelle. Et c'est bien connu, ces romands s'écoutent trop, se plaignent constamment et courent chez le médecin pour un oui ou pour un non, vu leur tempérament latin et pleurnichard,

- les socialistes sont minoritaires, tant au Conseil fédéral qu'aux Chambres, et ce n'est pas le seul Alain Berset qui va changer, en une séance, l'opinion de ses collègues,

- un conseiller fédéral est membre d'un collège, ce n'est pas un président de parti, encore moins un chef de meute, reproches que les mêmes Maillard et Rossini avaient d'ailleurs adressés à Christophe Blocher, et qui étaient pleinement justifiés.

La caisse publique est une bonne solution, n'en déplaise aux Ruey et Parmelin. Elle ne promet pas de baisse de primes, mais elle assurera à tout le moins la transparence dans la gestion d'une assurance sociale - on l'oublie parfois...- qui est d'ailleurs la  seule à être soumise à des principes de concurrence, ce qui n'est imposé ni à l'AI, ni à l'AVS, ni au chômage.

Le seul levier qu'Alain berset peut utiliser face à ses collègues est lé'laboration rapide d'un contreprojet, direct ou indirect, permettant de régler au moins dans un premier temps les problèmes de la séparation de la gestion des assurances de base et privées, de la chasse aux bons risques, de la disparité entre cantons et régions, de la solidarité entre jeunes et vieux, ainsi que d'une gestion centralisée des réserves, aux mains de la Confédération.

 

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18/12/2011

TPG nouvelle version

Je m'étonne des lettres de lecteurs violentes que j'ai pu lire ces jours au sujet des changements des horaires et des lignes TPG. Comme usager, j'ai plutôt apprécié les nouveautés, même si j'ai dû changer quelques habitudes...En tout cas, pas de quoi hurler à ce point. Je vois enfin des cadences normales, des trams moins bondés et un rythme acceptable.

Mais les genevois râlent pour peu, et sont réticents à tout changement, voilà bien un luxe de riches.

En revanche, parlons plutôt des aménagements: Bel Air, cette place stalinienne et sans âme, après le massacre de la place de la Gare, et après le maintien de la pustule du carrefour de Rive...

Genève, qui se vante tellement d'être ville internationale, ne peut elle pas engager un mec doué de goût artistique et pratique pour ces aménagements...?

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17/12/2011

La patate chaude de Burkhalter à Berset

Didier Burkhalter aura fait à peine deux ans au DFI, sans résultats très probants. Il aura traversé cette période avec la nonchalance froide et altière qu'on lui connaît, peu propice à comprendre les mécanismes sociaux et les attentes d'une population qu'un PLR ne peut pas comprendre...

L'accuser de passer la "patate chaude" à Alain Berset est un peu facile. Ce département est difficile: Flavio Cotti, Ruth Dreifuss, Pascal Couchepin puis Didier Burkhalter s'y sont cassé les dents, chacun avec son style, le plus détestable restant celui de Pascal Couchepin, hautain et méprisant, peu soucieux des intérêts de la population en matière d'assurances sociales.

Alain Berset a deux légitimités pour reprendre ce défi difficile: la fibre sociale et socialiste acquise dans son environnement familial et de par ses études, et sa connaissance approfondie des mécanismes économiques. C'est la première fois depuis longtemps que nous aurons à ce poste un Conseiller fédéral dont la fibre sociale est incontestable et qui a, en même temps, une connaissance fine des mécanismes économiques.

Or, gérer le système de santé, à l'heure actuelle, sans en connaître les mécanismes sociaux et économiques, est un pari impossible.

C'est pourquoi Alain Berset est "the right man at the right place".

 

 

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09/12/2011

Pierre Kunz joue les indignés...

Le journal Le Temps, d'habitude de bonne tenue, publie ce vendredi 9 décembre un billet commis par Pierre Kunz, constituant genevois libéral-radical, dont le contenu et la faiblesse de l'argumentation font pâle figure à côté de l'excellent article de Matthieu Béguelin, sur la même page, intitulé "Occupy Wall Street ou la réapropriation du pouvoir".

Sous le titre "L'indignation ne sert à rien, sinon à nier les réalités d'aujourd'ui", Pierre Kunz accumule les contradictions et les jugements à l'emporte pièce.

Comment en effet peut on notamment affirmer que l'indignation nie les réalités d'aujourd'hui puisque justement ce sont ces mêmes réalités qui provoquent ces mouvements?

Comment peut on critiquer la culture du matérialisme et des loisirs à laquelle Pierre Kunz nous accuse d'avoir cédé alors qu'il a été le directeur - efficace et très entrepreneurial d'ailleurs - d'un centre commercial qui est devenu sous son impulsion active le plus grand centre de Genève, temple de la consommation effrénée et palais des vitrines les plus alléchantes incitant le chaland à consommer vite et tout de suite, à coup de cartes de crédit?

Mépriser l'indignation et ses indignés, c'est mépriser les sentiments, en particulier celui de l'injustice quîls ressentent et qu'ils crient avec leurs moyens. Ou encore, comme le dit Matthieu Béguelin, c'est imiter Louis XVI s'asseyant sur les cahiers de doléances de ses bons et fidèles sujets, pour s'étonner ensuite de finir sur l'échafaud.

L'indignation n'est pas un phénomène nouveau. Faire semblant de le découvrir et s'arrêter uniquement au bouquin de Stéphane Heyssel pour s'offusquer que d'aucuns critiquent le système qui a abouti à la crise que nous connaisons est faire preuve de mépris.

La révolution fazyste qui a fait la Genève moderne a été l'expression d'indignés, comme d'autres avant et après elle, comme Solidarnosc, ou comme plus récemment les printemps arabes.

L'indignation, il faut l'écouter, et l'entendre, elle est un signe avant coureur qui trompe rarement et qui est l'expression d'une blessure vive. Mettre une couverture d'ignorance sur une plaie ouverte, c'est provoquer l'infection, puis la gangrène.

Alors, un peu plus de modestie et d'écoute plutôt que d'agressivité et de dérision.

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05/12/2011

Fête fédérale de lutte genève 2016

Fête fédérale de lutte en 2016 – le comité central de l’Association Fédérale de Lutte Suisse (AFLS) a visité la candidature genevoise

Ce samedi 3 décembre, le comité central de l’Association fédérale de lutte suisse (AFLS) a visité la candidature genevoise à l’organisation de la Fête fédérale de lutte et des jeux alpestres 2016. Il a été reçu au stade de Genève par le comité de candidature et son président, Monsieur Jean-Marc Guinchard ainsi que par les Autorités genevoises représentées par Madame Stéphanie Lammar, Maire de Carouge, Monsieur Sami Kanaan, Conseiller administratif de Genève et Monsieur Charles Beer, Conseiller d'Etat de la République et Canton de Genève. Au programme de la visite, présentation de la candidature genevoise, visite du stade de Genève, déplacement au local de lutte de Carouge et verre de l’amitié à la Place du Marché de Carouge.

La Fête fédérale de lutte et des jeux alpestres a lieu tous les trois ans. Tous les quinze ans, elle est organisée dans la partie francophone du pays. Après Nyon en 2001, la prochaine édition romande aura lieu en 2016. Genève a déposé le 29 septembre dernier son dossier de candidature pour accueillir cet événement qui attire en moyenne 230'000 visiteurs sur un week-end. Ce serait la première fois que Genève aurait l’honneur d’organiser ce qui est la plus grande manifestation sportive du pays.

Les délégués de l’AFLS choisiront le 4 mars prochain lors de leur assemblée entre les trois candidatures en lice, Fribourg (Estavayer-le-Lac), Neuchâtel (Colombier) et Genève.

Le comité de candidature composé de représentant-e-s de la lutte genevoise, de personnes actives dans l'organisation de manifestations et de représentant-e-s de l'Etat de Genève, de la Ville de Genève et des communes de Carouge et Lancy a élaboré un projet urbain, original et innovant. En cas d’obtention de la manifestation, les 26, 27 et 28 août 2016, le stade de Genève se transformera en arène de lutte. Les festivités, tentes et animations, seront implantées le long d’un axe aboutissant à la place du Marché à Carouge, le lancer de la pierre d’Unspunnen aura lieu au parc Cottier, en bordure de la place de Sardaigne, et la compétition de Hornuss au stade de Vessy.

Le comité de candidature table sur un budget de quelque 17 millions de francs.

Il est important de souligner le soutien actif des Autorités cantonales et municipales qui, par les engagements pris, manifestent fortement leur souhait que Genève soit enfin, et pour la première fois, la capitale fédérale de la lutte durant trois jours en 2016.

Pour Charles Beer, Conseiller d'Etat chargé du Département de l'instruction publique, de la culture et du sport, il est primordial de s'assurer que ce projet est porté par l'ensemble des collectivités publiques du canton. "L'Etat de Genève a assuré le comité de candidature de son plein soutien, déjà effectif notamment par la réalisation d'une étude sur les coûts et les bénéfices de la manifestation. Il s'agit maintenant de tout

mettre en œuvre pour remporter l’organisation de cet événement majeur" a-t-il affirmé.

Sami Kanaan, Conseiller administratif de la Ville de Genève en charge du Département de la culture et du sport, insiste par ailleurs sur les opportunités que représenterait l’organisation de cette Fête fédérale de lutte en termes de mise en valeur du sport, de promotion touristique mais aussi de cohésion nationale. «Il serait symbolique à plus d’un titre que Genève accueille cette manifestation en 2016. Cette édition interviendra juste après le 200e anniversaire de l’entrée de notre canton dans la Confédération. Une Fête fédérale de lutte genevoise marquerait de manière forte l’attachement de Genève à la Suisse et favoriserait le nécessaire rapprochement de ses régions. »

Le comité de candidature est certain que l’originalité de son projet, un budget réaliste et l’adhésion des Autorités et de la population sauront convaincre les délégués de la lutte suisse en mars prochain d’accorder l’organisation de la Fête fédérale de lutte et des jeux alpestres 2016 à Genève.

Tous les détails de la candidature genevoise sur www.ffl-geneve2016.ch Contact presse :

Jean-Marc Guinchard
Président du comité de candidature 079 550 16 06

 

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