07/05/2011

La guerre des transports se rallume

Le week-end prochain, nous serons appelés à voter sur l'IN 144, qui inscrit la nécessité de développer les pistes cyclables. Aussitôt, c'est la guerre, la passion, comme d'habitude dans notre république et canton quand on touche à la problématique des transports.

"La mobilité n'est ni de gauche, ni de droite, elle est une question de santé", a déclaré le Pr Morel, député PDC, qui défend l'initiative. J'ajouterais que c'est une question de mentalité.

Je suis assez souvent à Zuerich, Berne, Winterthur ou Bâle. J'y vais en train, j'y utilise les transports publics ou les vélos de la gare.

Dans ces villes, lorsque je pédale sur une artère trop étroite pour permettre à des automobilistes de me dépasser, pas un seul coup de klaxon, l'automobiliste patiente, me respecte.

Dans les bus ou les trams, les passagers souhaitant monter laissent la place libre pour ceux qui souhaitent descendre.

Les piétons n'empiètent pas sur les pistes cyclables et laissent le passage aux cyclistes la possibilité de passer, sachant qu'il est plus difficile de démarrer.

Les pistes cyclables sont sûres, continues et clairement indiquées.

Ici, c'est le contraire, et on ne sait pas pourquoi...

Nos pistes cyclables sont des abris trompeurs, elles s'interrompent sans raison, elles sont à contre sens, peu visibles et dangereuses.

L'IN 144 permettrait de les améliorer et de les sécuriser.Il est faux de prétendre, comme le font des opposants de mauvaise foi, qu'elles vont donner une priorité absolue aux cyclistes, y compris sur les transports publics. C'est une affirmation démagogique et mensongère.

Cela dit, les villes de Copenhague et Amsterdam ont donné la priorité absolue aux cyclistes, y compris envers les piétons, et ce sont des villes agréables à visiter et à parcourir.

Un exemple. Depuis peu, les cyclistes ont la permission d'emprunter les trottoirs du Pont de la Coulouvrenière. Un logo le signale. C'est une hérésie, car cela fait cohabiter sur une même surface les piétons et les cyclistes, sans délimiter clairement la place laissée à chacun.

L'IN 144 a le mérite de donner une vue d'ensemble, une vision gérable. Genève, moins pentue que Lausanne, se prête bien à la circulation cycliste.

L'IN 144 n'est pas une solution miracle, mais elle fera peut être changer ces mentalités. Osons le pari, et votons oui...

 

20:42 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Rien à rajouter si ce n'est que vous avez parfaitement raison!

Écrit par : Sandro Minimo | 08/05/2011

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