27/03/2011

Soigne et tais toi...

Depuis le début de l'année, nombre d'assureurs bloquent les factures des EMS et refusent de les rembourser dans les cantons de Genève, Jura, Vaud et Neuchâtel.. Motif: la  prestation, "communication au sujet du bénéficiaire", ou CSB n'est pas un soin au sens propre du terme.

Cette prestation, calculée en moyenne globale, prend en compte le temps que le personnel passe en contact avec les médecins, physiothérapeutes, ergothérapeutes afin de coordonner la prise en charge du patient et de faciliter le travail d'équipe.

Ce conflit n'est pas le premier dans le secteur de a santé, mais il reste, comme les précédents, emblématique d'un problème récurrent: la prise du patient en otage, qui finalement se trouve au bout de la chaîne et n'a pas les moyens qu'ont les assureurs, ou l'Etat, sur les plans juridique et financier.

Dans ce cas précis, l'assureur ne paie pas, mettant l'EMS en difficulté, ce dernier ne pouvant pas non plus mettre le patient dehors. L'Etat ne veut pas non plus intervenir, estimant que cette prestation n'est pas à sa charge. Et le conflit peut durer des mois, soit le temps nécessaire au Conseil fédéral ou au Tribunal fédéral de trancher au final.

Et pendant ce temps, les réserves des assureurs à Genève se montent toujours à plus de 400 millions de francs, somme qui serait largement suffisante pour prendre cette prestation en charge en attendant une décision de l'administration ou de la justice.

Avantage toutefois de cette situation: cela amène de l'eau au moulin des partisans d'une caisse unique, dont la récolte des signatures va bon train et qui ne manquera pas d'être accélérée. Bel autogoal pour les assureurs...

 

 

20:04 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

400 millions investit en bourse, et comme les gains en bourse ne sont pas taxable et traçable, ne profite qu'aux caisses.Sauf en cas de baisse de la bourse, vous payerez avec vos cotisations.Comme la plupart des élus de la commission de la santé à Berne, sont lobbysé et grassement rémunéré, car siégeant dans les conseils d'administrations des assurances (non cela ne s'appelle pas de la corruption).

Écrit par : mohame Levy | 28/03/2011

Les commentaires sont fermés.