16/01/2011

L'arme à domicile, une question de santé publique

POUR UNE ARMEE DE MILICE COHERENTE, SÛRE ET PROCHE DU CITOYEN

Les officiers de milice qui sont favorables à l’initiative sur l’interdiction des armes de service à domicile ne sont pas des opposants au principe même de l’armée de milice. Logique, puisqu’ils en font partie. Leur position par rapport à l’initiative est dictée par des motifs de sécurité, de santé publique et de cohérence avec les objectifs d’Armée XXI.

Constats

En comparaison des pays européens qui nous entourent, la Suisse est celui qui compte le plus d’armes à feu à domicile. On en dénombre 2.3 millions dans les foyers suisses, dont 200 000 armes de service et 1, 45 millions d’anciennes armes de service. La majorité des armes détenues à domicile est donc constituée d’armes de services, du moins peut on le savoir car dans ce domaine, les chiffres sont vérifiables.

Il n’en va pas de même pour les autres catégories d’armes, puisque l’absence de tout registre rend une comptabilité peu aisée. Mais il serait faux de nier l’importance du nombre d’armes de service et leur possible utilisation en cas de drame familial ou de suicide.

Ajoutons à cela que près de la moitié des suicides par armes à feu sont dus à l’utilisation de l’arme de service. Certes, ce type de suicide n’est plus le premier utilisé selon les statistiques de l’office fédéral de la statistique, et il a même considérablement baissé (près de 40 % environ) depuis l’introduction du concept Armée XXI qui, après Armée 95, a diminué l’effectif des militaires actifs de 350'000 hommes à 120'000 hommes, diminuant dans la même proportion la possession d’une arme de service au foyer. On peut donc dire qu’Armée XXI a été la meilleure action de prévention du suicide prise ces dernières années.

Tradition et sécurité

Le fait que la munition ne soit plus laissée aux militaires à la maison n’est pas un argument non plus : chacun sait – et en tant qu’officiers, nous le savons bien – qu’il est aisé, après un exercice de tir, d’oublier ou de subtiliser des cartouches, et cela se fait couramment. Les contrôles sont dérisoires et notoirement insuffisants en la matière.

L’arme à la maison, héritée et imagée selon la légende de Guillaume Tell, n’a plus cours à ce jour : une nouvelle guerre nous impliquant ne verrait pas des hordes de « rouges » envahir nos cités…La guerre du futur est économique, terroriste ou informatique, donc le paradigme a changé.

Santé publique

Le suicide, ainsi que les problèmes de santé mentale, figure dans la quasi totalité des programmes de prévention et de promotion de la santé des cantons.

En tant qu’ancien directeur de la santé du canton de Genève, j’ai suivi avec attention les études concernant les suicides, et toutes les études montrent que l’accès à une arme est un moyen facilitateur manifeste. Les principales victimes dans ces cas sont les femmes et les enfants, et une seule mort en moins dans ce domaine justifie à elle seule le OUI à l’initiative.

Tirs obligatoires

Les tirs obligatoires pour justifier le maintien de l’arme à domicile sont aussi un leurre : ces tirs ne servent qu’à financer les sociétés de tir, et pourraient parfaitement être accomplis pendant les cours de répétition en lieu et place d’autres activités, ou de non activités et de pertes de temps…

Tradition, confiance te responsabilité civique

Venons en aux aspects plus symboliques des opposants : l’arme à domicile serait selon eux la marque de confiance du pays envers le soldat, une magnifique responsabilisation et la manifestation d’un bel esprit civique…

Au delà du fait que ces éléments ne concernent qu’une partie minoritaire de la population (120'000 hommes sur 7 millions d’habitants…), vous me permettrez de placer mon sens civique et ma responsabilité individuelle ailleurs que dans un placard à balais ou dans une cave avec mon arme de service.

Légitime défense

Enfin, il est utile de parler de l’’auto-défense. Selon O. Freysinger, l’arme à la maison permettrait d’abord de décourager les malfrats, puis d’assurer la sécurité de sa famille.

Les récents cambriolages avec sévices, tortures voire morts d’hommes ont bien montré que les malfrats en question ne se sont guère posé de questions à ce sujet. Qui plus est, si l’on suivait le CN Freysinger, il faudrait alors revenir au Far West et au port d’armes pour chacun.

Conclusion

Soyons réaliste, tout acte qui restreint la disponibilité d’un engin mortel est un acte citoyen et responsable, et il faut le faire. Et cette initiative y contribue grandement.

JM Guinchard, Lieutenant -colonel

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Commentaires

Merci Monsieur le Lieutenant-Colonel pour votre argumentation pertinente pour cette initiative raisonnable et salutaire.

Écrit par : Maurice Gardiol | 16/01/2011

Cette initiative n'est pas que pour mettre l'arme à l'arsenal ...même si c'est vrais que c'est en tête d'affiche ... il y a pleins d'autre choses qui se cache derrière ... des choses qui sont encore plus embêtante pour nous tireurs, chasseurs, collectionneurs ... nous ne disons pas non uniquement à l'arme à l'arsenal ... nous disons non à la mise sous tutelle des citoyens ... oui sous tutelle car il y a une clause du besoin qui est installée ... et quand il y a clause du besoin c'est que c'est des personnes employée par l'état qui vont décidé pour vous si vous avez en effet besoin ou pas d'une arme ... et c'est la porte ouverte à toute les absurdité ... car si les personnes ( vos tuteurs ) décide de dire par exemple : une arme n'est pas un besoin ... avez vous vraiment besoin de tirer ? avez vous vraiment besoin de chasser ? avez vous vraiment besoin de collectionner des armes ?? ... non je ne crois pas ... un besoin c'est manger et s'habiller tout au plus ... le reste n'est que des envies ... donc fini le tir ... fini la chasse, fini les collections ... donc une liberté de moins ... se que veulent en réalité tous ses partisans de gauche ... nous enlever toutes nos liberté et tout contrôlé par l'état ... un jours ils diront qu'il faut interdire les 4X4 par ce que sa pollue ... et eux roulent en Ferrari ... bref… on veux garder nos libertés ... on oblige personne à posséder ou à aimer les armes ... par contre ceux qui ne les aimes pas veulent nous obliger à laisser tombé notre passions .... pas d'accord !!! en plus de sa un loi sur réglementé engendre à coup sur un marché noir ... et franchement c'est pas le meilleure des marché qui vas s'ouvrir en Suisse ... même si aucun marché n'est bon au final ... mais ne plus avoir aucun contrôle sur les armes ... c'est pas bon ... n'importe qui pourra s'en procurer ... et on me dira il y en a déjà ... et je répondrais qu'on en veux pas plus ... cette initiative ne va réglementer que se qui l'es déjà très bien ... et ne rien apporter de bon à la sécurité publique ... bien au contraire ... quand je vois des articles scandaleux qui disent que sans arme à la maison ma X ou y personne serait encore en vie ... sa me fait vomir ... porter la faute sur un objet et juste digne des esprits les plus simpliste qui existe au monde ... alors dans se cas là libérons la personne qui est en prison ... ben oui quoi ... c'est l'arme qui à tué et non l'individu ... c'est une victime qui était sous l'influence qu'il y avais une arme à la maison ... n'importe quoi ... le taux de suicide par armes à feux ... parlons en ... il a été divisé par deux en dix ans alors que le nombre d'armes en possession par là population n'as pas arrêté de grimpé ... encore un argument bidon qui joue sur l'émotionnel ... ils disent aussi que si sa peu sauver une seule vie par an cela vaut la peine de désarmé le peuple et de subir les coût déroutant que propose cette initiative ... c'est ici l'argument le plus basic et le plus bête qu'on puisse sortir ... mais je sais aussi me mettre à leurs niveau ... et je peut également ajouter qui si cela peut sauver une seule vie dans le cadre de la légitime défense ( et non auto défense ) par an, il faut laisser les armes au peuple !!! c'est aussi valable comme argument que le leurs vous trouvé pas ... ??? et je m'en arrête là car si non je n'en fini jamais ... NON le 13.02.2011 !!!!

Écrit par : Ferreira Pedro | 16/01/2011

A vous lire, les jeunes soldats d'aujourd'hui seraient devenu peu sûr voir irresponsables au point qu'il faille leur supprimer l'arme de service ! Grand-parents, parents et moi même avons eu une arme de service sans que celle-ci ne soie employé contre femmes et enfants, notre société est-elle devenu tellement peu sûr ? Non, en fait si la violence augmente, si vous avez peur de transmettre une arme à votre fils qui fera du service militaire c'est que vous n'avez pas remplit votre devoir de parent ! Ce n'est pas l'arme qui est responsable mais "NOUS" "VOUS" !! Cette violence est due à notre laxisme.

En résumé : cette peur est le résultat de l'echec d'une éducation post Mai68, et démontre combien nous sommes devenu faible !

Pas question de baisser les bras ! Je vote NON et j'ai confiance en mon fils !

Écrit par : Jean-Marc D | 17/01/2011

Monsieur,
Je suis assez étonné qu'un homme de votre rang en reste à des arguments rabâchés – et dépendant pour la plupart de données statistiques trafiquées par les initiants. On peut supprimer les tirs obligatoires hors service, on peut ironiser sur le fusil d'Oskar Freysinger (chez moi, c'est un .357 et j'ai la faiblesse de penser savoir m'en servir).
La question est celle d'un type de société: une société de citoyens responsables, unis autour d'un code de valeurs ou une société assujettie, qui délègue sécurité à un système incapable de l'assurer (voir chez nos voisins français, qui appliquent le genre de loi que vous prônez). Vous dite être pour l'arme suisse. A quoi bon ? On pourrait très bien déléguer la sécurité nationale à l'Europe ou à l'OTAN. Ainsi on économiserait plus que les tirs obligatoires… les cours de répétition aussi… et les officiers.
Frank Leutenegger
Compelenaz 16
1608 Oron-le-Châtel
www.swissguns.ch

Écrit par : Frank Leutenegger | 17/01/2011

Sur le fond, je suis d'accord avec vous. Les armes d'ordonannces devraient être entreposées dans les arsenaux. Mais je ne peux m'empêcher de penser que les initiants et autres socialos ont un dessein beaucoup plus sournois, celui de miner le principe même de l'existence de l'armée en Suisse et, d'autre part, d'exercer un contrôle social plus fort encore sur les détenteurs d'armes en général... Qu'en pensez-vous?

Écrit par : Déblogueur | 17/01/2011

Cher Monsieur Guinchard,

Je vous félicite doublement, d’une part, pour avoir l’audace de vous positionner contre la doxa sécuritaire dominante dans le champ militaire – un champ dont vous êtes proche – et dans les formes discursives des partis politiques de droite – des discours dont vous êtes également proches – et, d’autre part, pour ne pas avoir cédé à un argumentaire passionnel dénué de tout intérêt intelligible (cf. le commentaire quasi hiéroglyphique de Ferreira Pedro).

Que nous la partagions ou pas, votre position démontre, pour le moins, une certaine liberté de pensée, détachée, en tout cas pour cette fois, des schèmes de notre politique bipolaire. Enfin, il est plus qu’appréciable que vous vous soyez cantonné à nous exposer quelques raisonnements très concrets plutôt que d’alimenter les opinions populacières, immédiates et maladroites – de droite comme de gauche d’ailleurs – qui fleurissent sur la toile. A ce titre, les commentaires que vous avez reçus sont particulièrement illustratifs : nous avons le citoyen engagé, persuadé que l’OFS est une institution sous contrôle d’une horde de sympathisants de gauche qui falsifient des données statistiques, et le citoyen aux velléités d’explication socio-historique qui, au détour d’une seule phrase, nous enseigne l’origine de toutes nos peurs contemporaines: l’éducation post-68.

Je terminerai simplement par un truisme que l’on peut lire et entendre ici et là, à de très nombreuses reprises : ce n’est pas l’arme qui tue, mais l’homme. Si cette assertion peut effectivement être soutenue, il faut néanmoins considérer « l’homme » dans son sens collectif et le renvoyer ainsi à son acceptation large : la société. Il faut alors se poser la question de savoir si une société qui tue doit être contenue ou laissée à son autorégulation.

Écrit par : Pierre Joye | 18/01/2011

@ Pierre Joye : et vous même, à part vous en prendre à chacun des intervenants en les dénigrants et dénigrant leurs opinions et propos, qu'avez-vous à apporter ?

Déjà, votre français léché n'occulte pas le fait que vous devriez apprendre à lire les commentaires dont vous vous gaussez.

Car je ne vois nulle part ou il est fait mention de l'OFS sous contrôle de hordes de sympathisants de gauche.. L'intervenant parle de données trafiquées par les initiants. Mais trafiquées en aval de leur publication, et non en amont.
Au contraire, l'OFS a publié des chiffres corrects, totalement en contradiction avec la soupe servie par les initiants, qui eux reprennent tous en choeur des chiffres totalement bidonnés par Killias et autre Savary.. Chiffres démentis parfois par ceux-là même qui les ont lancés, le fameux chiffre de 300 de Killias par exemple.

Hélas, ces statistiques de l'OFS sont systématiquement occultées ou retournées dans le sens qui convient aux initiants par tout ceux qui soutiennent l'initiative : initiants, médias, "invités de la semaine", "experts" et j'en passe..

Rarement on aura vu une campagne médiatique aussi abjecte et partiale.

Écrit par : Ivan l'optimiste | 18/01/2011

Monsieur le Lieutenant Colonel, je reste profondément perplexe quant à vos propos..

Vous confondez la légitime défense et l'auto défense (votre dernier paragraphe), deux choses pourtant radicalement différentes, la première étant légale et régie par le Code Pénal Suisse.

On ne peut nier l'efficacité de la légitime défense (et non l'auto défense), par exemple lors du dernier cas de prise d'otage à domicile dans le canton de Genève, à Bernex, lors du Nouvel-An 2009-2010. La présence d'une arme dans le domicile, même face à des criminels armés a été salutaire pour toute la famille.

Dans votre paragraphe "santé publique" vous dites que l'arme est un moyen de faciliteur manifeste. Et vous dites que dans ce cas, les femmes et les enfants sont les principales victimes ?? Les femmes se suicident à l'arme à feu ? Les enfants se suicident à l'arme à feu ??

Par ailleurs, en tant qu'ancien directeur de la santé du canton de Genève, vous ne pouvez ignorer que le processus du suicide se construit sur une longue période, souvent des années, le plus souvent au travers d'un parcours chaotique dans tous les secteurs que comportent la psychiatrie, et que le moyen importera peu. On ne se réveille pas un matin en se disant "tiens aujourd'hui je vais me suicider, voyons ce que j'ai sous la main".

Et toujours en tant qu'ancien directeur de la santé du canton de Genève, le fait de dire que si une seule vie est sauvée grâce à l'initiative il faut la soutenir. Ceux qui tiennent ce discours dans le cadre de cette campagne (les partis politiques et associations derrières les initiants) sont pourtant pour la légalisation de l'euthanasie, légalisation des drogues, refus de renvoyer les criminels étrangers, refus de ficher les pédophiles, etc..

Dans votre paragraphe "Tradition et sécurité" vous ressortez encore une fois le traditionnel "on ne va pas être envahi par des hordes de rouges, la guerre du futur sera économique, terroriste et informatique".
Je vous signale que l'Europe n'est pas une zone stable ad aeternam, qu'elle est relativement stabilisée depuis peu de temps au regard de l'histoire, et que même si elle était totalement sûre politiquement, on n'est pas à l'abri de troubles et de la guérilla dus à une catastrophe (qu'elle soit naturelle ou provoquée).
Il n'y a qu'à se souvenir des scènes de pillage à la Nouvelle Orléans lors de l'ouragan Katrina.
La police a abandonné ses fonctions, et ont tués des civils désarmés. Donc on voit bien que tant les civils (les pillards) que l'Etat sensé protéger les citoyens (la police) peuvent faillir et devenir un danger pour le reste de la population.

Dans votre paragraphe "Tirs obligatoires" vous dites que cela ne sert "qu'à" financer les sociétés de tir. Et bien même si c'était le cas (en l'occurrence ça ne l'est pas), ça serait une très bonne chose. Le tir est un sport apprécié de centaines de milliers de Suisse, et une infrastructure saine servant à pratiquer ce sport dans de bonnes conditions est à vos yeux une mauvaise chose ? Curieuse vision de la part d'un Lieutenant Colonel !

Écrit par : Ivan l'optimiste | 18/01/2011

De la part d'un Lieutenant Colonel, on peut s'attendre a ce que vous vous renseigniez et encore plus en tant qu'ancien responsable de la santé publique. Il serait peut-être temps de regarder ailleur ce qui marche ou pas....
L'Angleterre a céder a une crise d'indignation après une prise d'otages dans une ecole, et a interdit les armes. Je vous invite a allez consulter leurs statistiques officielles et publiées pour revenir nous expliquer pourquoi la criminalité y compris par arme a feu a exploser et pouquoi ilspensent maintenant a faire de meme avec les couteaux car les cas ont explosés. Ce ne vient a l'idée de personne que le moyen n'est pas la cause.
Concernant le suicide, je n'ose penser qu'en temps qu'ancien responable de la santé publique vous ne connaissiez pas les taux de suicides du Japon ou les armes sont interdites et celui des Etats Unis paradis des armes...pour revenir nous expliquer pourquoi la corrélation que vous tirez de ces fameuses études qui voit un taux de 15 pour la Suisse, 25 pour le Japon et 11 pour les USA, sont juste une triste pantalonnade. Rien que ces trois chiffres tous officiels montrent le bidonnage des études.

Enfin je vais vous dire que pour 100% des gens s'étant pendus, la présence de corde a la maison a été un facteur déterminant et déclenchant. Idem pour les lames de rasoirs et pour les médicaments.
A pèartir de la effectivment on peut dire que les armes a la maison favorise aussi le passage a l'acte. De la a reprendre ce genre d'argument, il y a un pas que tout bon scientifique ne fait pas sauf peut-être M Killias.
Si c'est ce genre d'études qui sert a vous conforter dans votre opinion, il est peut-être nécessaire que le bon sens du peuple vous rapelle le 13 février avec un NON que les élites devraient aussi en avoir.

Écrit par : P.Tendon | 18/01/2011

@Ivan l'optimiste
Les femmes et les enfants ne se suicident pas forcément, encore moins avec une arme à feu, Mais je pensais que vous étiez apte à comprendre que les femmes et les enfants se retrouvent veuve et orphelins, dans un cas, ou victimes du forcené qui les abat avant de se donner la mort... Les exemples sont là, et vous ne pouvez les nier

Écrit par : JM Guinchard | 18/01/2011

Mon cher Ivan l’optismite,

Puisque que vous me posez la question de savoir quel est mon apport, je me permets de vous renvoyer à votre formulation ; la réponse s’y trouve : cet apport se limite à des remerciements à l’égard de Monsieur Guinchard et une critique, beaucoup moins dénigrante qu’ironique, des commentaires que j’ai pu lire. Mais peut-être vous attendiez-vous à ce que je m’exprime sur ma position de vote ? Après tout, nous devons tous avoir une opinion pour prétendre disposer de la légitimité de critiquer et de débattre ? Est-ce bien cela ?

Concernant votre remarque sur les chiffres de l’OFS, j’ai mentionné cette institution puisque se sont, entre autres, ses chiffres qui ont été utilisés par les initiants. J’aurai également pu mentionner les diverses études académiques utilisées. Dois-je supposer que celles-ci ont été également modifiées en aval ?

Finalement, puisque vous semblez détenir les chiffres légitimes, j’apprécierai grandement que vous nous apportiez un peu plus d’impartialité en nous éclairant sur les études qui fait l’objet de falsifications statistiques par les initiateurs ? Les voici :http://www.protection-armes.ch/index.php?id=32

Par avance, je vous en remercie.

Écrit par : Pierre Joye | 18/01/2011

@ M. le Lieutenant Colonel :

Les derniers exemples en date parlent d'un homme qui a égorgé sa famille avant de se donner la mort par arme à feu. Pourquoi n'a-t-il pas utilisé la même arme pour tuer ses enfants alors que c'eut été plus rapide et plus "facile" selon vos termes ?
Cela démontre bien que le problème ne vient pas du moyen mais bien de la cause, qui est infiniment plus complexe à appréhender et encore plus à traiter.

L'autre exemple qui me vient en tête est un type qui a fait sauter sa maison pour se suicider. Un cas similaire a eu lieu avec cet agriculteur qui a incendié sa maison avec lui dedans, et en ayant pris soin de condamner les arrivées d'eau pour entraver le travail des secours.

Il y a bien aussi ce suicide récent, ou la personne a sauté d'un bateau CGN..

Je ne sais pas ce que ces événements vous inspirent, mais à moi ils me disent que les initiants se trompent largement de cible.

Et nous ne parlons là que de suicides. Les initiants et partisans de l'initiative se trompent sur toute la ligne sur tous les autres points qu'ils mettent en avant.

Salutations.

Écrit par : Ivan l'optimiste | 18/01/2011

Mesdames et Messieurs, ATTENTION ! Si cette initiative est acceptée, à terme plus personne, à part quelques rares privilégiés, ne pourra détenir (collectionneurs) et utiliser (tireurs) d'armes. Les conditions de détention et d'utilisation deviendront tellement drastiques (on peut faire confiance aux pétitionnaires) que l'amateur de base (vous et moi) devront à terme nous séparer de nos armes. Et comme le marché s'effondrera, il ne nous restera plus qu'à les rendre inutilisables et à les rapporter aux autorités sans aucune compensation financière. Bref, plus de tir en campagne, plus de concours dans les stands pittoresques de nos campagnes, plus d'Abbaye et j'en passe.
Mesdames et Messieurs, réveillons-nous, les bulletins de vote arrivent dans nos boîtes à lettres, c'est le dernier moment pour éviter de passer de l'état de citoyen à l'état de sujet ...

Écrit par : Enclave | 19/01/2011

OUI mais ... Depuis près de 2 ans la munition n'est plus remise aux soldats, on constate que depuis cette mise en application il n'y plus de suicide avec les armes d'ordonnances ni d'assassinat ! Par contre, le taux de suicides et de crimes dans la même périodes n'a pas baissé !! Pourquoi ? Simplement parce que le fait de ne plus disposer de munitions ou même d'armes de service ne changent en rien les pulsions de ceux qui décident de commettre l'irréparable !

Pas de munition ni d'armes militaire ne sauvent pas de vie !

Notre pays est membre de Schengen par conséquent toutes armes privées est enregistrées sur cette base de données, le registre Suisse serait un doublon inutile !

Cette initiative permettra encore l'achat d'armes de tous calibres (pistolets, fusils de chasse, fusils d'assaut étrangers comme les Kalachnikov AK-47) En conséquence les drames avec armes privées vont perdurer !

Les maffias étrangères continueront leurs traffics d'armes sans plus inquiétés que maintenant.

Cette initiative est un leurre !

Petite question pour finir : Pourquoi seul les soldats devront-ils déposer leur arme et pas les chasseurs ?

Écrit par : Fabrice G. | 20/01/2011

M. Guinchard, lieutenant-colonel à la retraite. Vous avez des rondelles de salami devant les yeux. Ignorant de comment la Suisse s'est créée, ignorant des réalités d'aujourd'hui, incapable de voir que la paix dans laquelle nous avons vécu pendant ces 60 dernières années est fragile. Oublieux ou ignorant de la célèbre phrase de nos latin "Si vis pacem, para bellum" (Si tu veux la paix, prépare la guerre). Le GSsA fait fort. Son action de démanteler l'armée des capitalistes et des bourgeois se poursuit et il y a même, maintenant, des gens naïfs et niais qui se font prendre à leur jeu: félicitations Môssieur le Lieutenant-Colonel.
Pour ceux qui ont un peu de lucidité, votez Non à cette initiative.

Écrit par : François | 23/01/2011

Dans quelque pays que ce soit,
les restictions toujours plus importantes sur les armes n’ont en fait qu’un seul but :
Agraver toujours davantage l’autoritarisme des appareils d’Etats et infantiliser toujours davantage les populations ! …
C’est pas nouveau ! …
Plus un Régime se rapproche d’une dictature, et plus il restreint l’accès aux armes à sa population …
Parbleu ! …
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Note à Franck Leutenegger :
Au milieu des années soixante, à la Légion, à Reggane, il y avait dans la même compagnie et même section que moi, un sergent suisse qui s'appelait Leutenegger ...
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Écrit par : Bernard Décombe | 24/01/2011

C'est une observation pertinente que peu de gens perçoivent. En Suisse, du fait que les citoyens soldats possèdent une arme sous leur contrôle (chez eux) fait qu'ils détiennent une parcelle de pouvoir tout comme les élus qui siègent dans les parlements et les conseils. Leur retirer cette arme retire du même coup cette parcelle de pouvoir, les rend dépendants et négligeables. C'est d'ailleurs toute la problématique du registre centralisé car sur décision de l'autorité, en fonction de la situation ce registre lui permettrait de retirer les armes entreposées chez les particuliers. Mais aujourd'hui, l'essentiel et l'important c'est de "sauver" la notion d'armée de milice car un soldat sans son équipement n'est plus un soldat. Et comme chacun devrait le savoir seule l'armée suisse pourra protéger la population en cas de crise, de catastrophe naturelle, d'agression.
Et pour reprendre le libellé d'une affiche parue aux Etats-Unis: "Free poeple own guns, slaves don't".

Écrit par : François | 24/01/2011

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