13/11/2010

La Ville de Genève est-elle soluble dans le Canton ?

D'aucuns, en Assemblée Constituante, souhaitent démembrer, voire carrément supprimer la notion et l'intitution même de la Ville de Genève, invoquant sa trop grande taille, ses finances importantes au regard de son peu de compétences, comme son état de perpétuelle contradiction, voire de rebellion avec l'Etat.

La municipalité de Lausanne, pourtant aussi de gauche, entretient depuis des années des rapports harmonieux avec le Conseil d'Etat, bien ancré à droite. Cette harmonie constructive a permis à Lausanne, souvent brocardée par nos édiles - qualifiée de "rupestre" par un magistrat de la Ville, puis de "village de pêcheurs au bord du Lac de Genève" par un magistrat de notre canton - de mettre à son actif de belles réalisations (le Flon, le M2, l'aménagement des rives du lac (Léman cette fois-ci...) et de faire ouvertement concurrence à Genève pour ses nuits festives.

Pendant ce temps, Genève voit la réalisation du CEVA retardée, la traversée du Lac se transformer en feuilleton sans rebondissements depuis plus de 80 ans, ses rives austères toujours inaccessibles aux baigneurs.

Dernièrement, la gauche du Conseil Municipal de Genève - dont les débats retransmis par Léman Bleu n'encouragent guère des jeunes à se lancer en politique...- a voté un crédit de 145'000 francs en faveur des antinucléaires qui luttent contre la prolongation d'activité octroyée à la centrale de Mühleberg. "Mais de quoi je me mêle...?"

Plus récemment encore, la même gauche, cette fois en commission des finances, rogne les demandes budgétaires de Pierre Maudet en lui "sucrant" 10 postes d'agents de sécurité pour les attribuer au Département de Patrice Mugny - qui, lui, ne demandait rien - au motif de les transformer en "animateurs culturels" (sic) dont les tâches et les objectifs sont plus que flous. Et ce alors que cette même gauche réclame plus de sécurité dans nos rues...

Constat: cette gauche dépensière et peu soucieuse d'un usage rationnel de nos impôts, gouverne à coups de rogne et de vengeance, de façon irrationnelle, pour le seul plaisir des coups d'éclats politiques, faisant fi des intérêts des habitants de cette ville, qui demandent que leur Ville soit belle et sûre.

Le problème n'est donc pas la taille de la Ville, mais sa gestion politique et l'irresponsabilité des ses élus démunis de compétences.

Donc, donnons plus de compétences à la Ville, charge à ses élus de les assumer dans les faits. Et l'on verra si la gauche du Municipal  - ou la droite prochainement, pourquoi pas...? - sera soluble, non pas dans le canton, mais dans la raison...

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