23/08/2015

Congé paternité

Un sondage réalisé en Suisse tout récemment - et rappelé dans le Matin Dimanche -  fait apparaître une forte majorité de partisans d'un congé paternité de deux semaines, tel que demandé par une initiative du Conseiller national martin Candinas (PDC - Grisons). Les sondés répondent très favorablement à cette initiative, à plus de 70 %,  et ce, étonnamment, des deux côtés de la Sarine.

Le Conseiller aux Etats Urs Schwaller, pourtant PDC lui aussi, y est fermement opposé, au prétexte de ne pas créer de nouvelles assurances sociales et de préserver nos rentes vieillesse.

A terme, il est certain que les problèmes de l'AVS et du deuxième pilier vont se poser, et le département d'Alain Berset a préparé toute une série de mesures dans l'optique d'affronter cette échéance dans les meilleures conditions.

D'un autre côté, il serait temps que dans ce pays, on pense un peu plus aux jeunes et à leurs difficultés. Trouver un premier emploi, un appartement pour eux- mêmes, puis pour un couple et enfin une famille, et s'inquiéter - eux aussi - du futur de leurs rentes, voilà l'acuité de certains des problèmes qui se posent aux jeunes de 25 à 35 ans.

Un congé parental de deux semaines serait relativement peu de chose et démontrerait un intérêt marqué pour toute une génération qui a besoin d'être soutenue. En effet, la génération qui maintenant est retraitée vit assez bien, occupe des logements encore abordables et peut bénéficier de soins et de lieux d'accueil en EMS de fort bonne qualité.

L'initiative Candinas est donc un geste qui serait bienvenu, susceptible d'éviter une possible et future guerre des générations.

 

 

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18/05/2015

Les Samaritains recrutent

Les Samaritains attirent davantage de bénévoles

 

SecoursLe 4e Congrès des samaritains genevois confirme leur bonne santé.

 

Jean-Marc Guinchard a été réélu président de l’association. 
G. CABRERA

Jean-Marc Guinchard a été réélu président de l’association. G. CABRERA

 
«Un ancien conseiller d’Etat avait pour habitude de dire que les Samaritains étaient soit des tricoteuses, soit des distributeurs de soupe et de thé chaud à l’arrivée des courses. Ce temps est révolu.» L’intéressé se reconnaîtra. L’anecdote vient de Jean-Marc Guinchard, président de l’Association genevoise des sections de samaritains. Et elle a fait sourire l’assemblée réunie samedi soir au 4e Congrès des samaritains genevois.

Ce temps est révolu en effet. Un seul exemple: l’an passé à l’Escalade, ils ont massé sur place un spectateur victime d’un arrêt cardiaque. Quelque 1394 patients ont été pris en charge lors d’événements majeurs sur le canton l’an passé. Ces secouristes bénévoles sont de plus en plus sollicités par les organisateurs de manifestations sportives ou culturelles. Le nombre d’heures fournies en service sanitaire a ainsi augmenté de 17% avec plus de 8000 heures. Cette présence est indispensable. «Notre mission consiste à éviter un engorgement à l’hôpital. Et cela permet de faire une belle économie pour les assureurs, puisque nous ne facturons rien. Economie que j’évalue à plus de 600 000 francs par an», livre le Genevois.

L’évolution de l’engagement est plutôt réjouissante. Le nombre de membres actifs a augmenté de 12,5% en 2014 par rapport à 2013. La tendance se confirme après la hausse de 20% entre 2013 et 2012. Etonnant à une époque où l’on peine à trouver des volontaires. Les explications sont multiples.

«Nous avons créé les Samas’Kids il y a deux ans. Quelque 70 jeunes de 5 à 16 ans nous ont rejoints, explique le président, en poste depuis quatre ans. Les cours de premiers secours donnés lors du permis de conduire sont aussi un vivier. Et les médias parlent beaucoup de notre travail, ce qui peut jouer sur le recrutement.» Reste qu’un samaritain s’engage pour peu d’années. L’effort de recrutement doit donc se maintenir. (TDG)

(Créé: 17.05.2015, 20h19)

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20/11/2014

Forfaits fiscaux: équité ou égalité?

 


 

 

 

Le parti socialiste prétend que les forfaits fiscaux seraient inégalitaires. Mais aucun système fiscal n’est réellement égalitaire. L’égalité fiscale, c’est le taux unique pour tous et aucune déduction possible pour qui que ce soit. Riches, pauvres, familles, célibataires, locataires, propriétaires : vous serez tous logés à la même enseigne. Vous avez des frais pour loger votre famille ? Tant pis pour vous. Vous souhaitez déduire vos frais de déplacements professionnels car vous habitez loin de votre lieu de travail ? Hors de question, ce n’est pas égalitaire. Après tout, vous n’avez qu’à déménager...
C’est justement parce que notre système fiscal n’est pas égalitaire qu’il est équitable. On a fait des choix de société pour alléger la facture de certaines catégories de contribuables (familles, « pauvres », etc.). A l’inverse, les taux d’imposition ordinaires étant progressifs, les « riches » paient proportionnellement plus que les autres. Le but de la fiscalité doit être d’imposer tout le monde au mieux, pour le bien de la collectivité.
Le lien avec les forfaits ? Ils s’adressent aussi à une catégorie spécifique de
contribuables : ils doivent être étrangers et n’ont pas le droit de travailler en Suisse. La collectivité accepte de les imposer d’une manière spécifique, et en échange, la Suisse reçoit 1 milliard de francs d’impôts par année. C’est un contrat social. Ce n’est pas égalitaire, mais c’est équitable. Tout le monde y gagne. Par contre, si on était égalitaire ces contribuables ne seraient pas en Suisse. Tout le monde y perdrait.
Un dernier détail, et pas des moindres : contrairement aux Suisses, qui y échappent, les
« forfaitaires » sont soumis à un impôt sur les successions. Ça aussi, ce n’est pas égalitaire. Mais c’est équitable. Refusons donc les initiatives pour la suppression des
« forfaits fiscaux ». A force de rechercher l’égalité partout, le PS nous demande de tous nous appauvrir. Ça, ce n’est pas équitable.

 

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14/09/2014

La montée des extrêmes

http://www.tdg.ch/suisse/Pour-Christian-Levrat-l-UDC-est-sur-la-voie-du-fascisme/story/15025417 

Je ne partage que rarement les positions de Monsieur Levrat, mais là, je pense qu'il a raison...

L'UDC est le premier parti de Suisse, et sa légitimité électorale doit être respectée...

L'analyse de C.Levrat est correcte, et il faut l'étendre aux autres partis extrémistes, comme le MCG à Genève.

L'UDC et le MCG sont des partis fascisants, qui drainent leur électorat par leur populisme et leur haine de l'autre. Crainte de l'autre, haine de l'étranger, cela doit être dénoncé.

Quand ces partis se sont attaqués aux accords internationaux, je n'ai rien dit.

Quand ils se sont attaqué aux frontaliers , je me suis tu.

Quand ils m'ont m'ont attaqué , c était trop tard...

Genève, et la Suisse, ont une tradition d'accueil et de réception reconnues sur le plan international. Nous sommes, à Genève, tous des étrangers immigrés.

Le nier est une hérésie. Il faut ostraciser ces partis populistes et xénophobes, il faut expliquer à nos électeurs que la prospérité se construit sur la région et non sur le canton et la préférence cantonale.

 

 

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03/07/2014

Policiers en civil: poulets déplumés?

Le député Boris Calame a exprimé sur son blog ses rêveries, notamment celle de distribuer dans la rue des brassards "Police" à tout un chacun. On apprenait hier, de surcroît, qu'une cliente d'un supermarché avait appelé la centrale d'alarme de la police, paniquée par la présence dans le dit centre d'une femme armée. Vérification faite, la dame armée était bien une policière, armée car en service.

Il y  a un peu plus de deux semaines, je circulais à vélo, dans les rues basses, de Bel Air à Rive. Je me suis fait arrêter au milieu de mon trajet par un mec en polo (douteux, le polo...), short, sandales et ceinture de charge abondamment garnie.

Il me signale que la circulation des cyclistes est prohibée sur ce tronçon, ce à quoi je réponds d'abord qu'elle est tolérée. Que nenni, rétorque le mec, vous êtes amendable. A ce moment, je lui demande de quel droit et à quel titre il m'interpelle. Il me montre un brassard orange, et me dit qu'il est policier.

Pour moi, un brassard ne veut rien dire, on en trouve partout. Je lui alors demandé sa plaque, ou sa carte d'identité. Il a refusé, et je suis parti. Pas de suite...

La grève de l'uniforme des policiers est en train de les dévaloriser à un point qu'ils sous-estiment gravement.

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09/04/2014

Secret médical et détenus: la faute du Conseil d'Etat

Le Conseil d'Etat va soumettre prochainement au Grand Conseil un projet de loi modifiant la loi cantonale d'application du Code pénal suisse (CPS) et visant notamment à libérer du secret médical les professionnels de la santé intervenant en milieu carcéral, dans le contexte de l'évaluation du caractère dangereux d'une personne condamnée.

Ce projet s'inscrit dans la droite ligne des conséquences de l'affaire de la Pâquerette. 

Il sied de rappeler ici en premier lieu que rien, dans le rapport établi à la demande du Conseil d'Etat par Me Ziegler, ne met en exergue une corrélation entre la levée ou le maintien du secret médical et l'horrible meurtre qui s'est produit. Le rapport pointe essentiellement les défauts d'organisation et de fonctionnement qui sont apparus et qui se sont amplifiés depuis des années, teintés d'angélisme coupable considérant les détenus dangereux plus comme des "patients" que comme des personnes incarcérées.

Le secret médical est consacré depuis plus de deux mille ans dans les serments d'Hippocrate et d'Aviscène, puis dès 1949, dans le Serment de Genève, que tous les médecins prêtent au moment soit de l'obtention de leur diplôme, soit de leur adhésion à l'association cantonale.

Le secret protège le patient, au delà de son décès d'ailleurs, et est intangible. Il n'est toutefois pas absolu, puisqu'un professionnel de santé peut demander sa levée dans des cas bien particuliers (danger imminent par exemple). La commission qui donne son accord dans ces cas peut se réunir très rapidement et délibérer au plus vite, dans l'intérêt bien compris du patient et de ses proches.

Le détenu, dangereux ou non, n'est pas un sous-homme et ses droits fondamentaux doivent être respectés. Leur respect constitue la vitrine de l'attention que la société porte à tout être humain, fût il un criminel. Lever le secret automatiquement dans ces cas aura pour conséquence qu'aucun détenu ne se confiera plus à ses thérapeutes et qu'ainsi, aucun thérapeute ne pourra plus se prononcer en connaissance de cause.

D'autre part, les professionnels de santé ont montré leur pugnacité, au moment de l'entrée en vigueur de la LAMal, quant au respect strict du secret, que les assureurs trouvaient lourd à gérer sur le plan administratif. Le moindre coup de canif dans ce domaine suscitera les mêmes réactions et ouvre de surcroît la porte à tous les excès dans des domaines autres que carcéraux.

Enfin, cette disposition légale est clairement contraire au droit fédéral et ne saurait tout simplement pas être applicable.

Le Conseil d'Etat, emmené sur ce dossier par un ancien défenseur des assurés et des patients, partisan acharné du secret médical dans le passé, ne fait pas une simple erreur d'appréciation, il commet une faute, et grave.

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03/01/2014

Un service citoyen

http://www.tdg.ch/suisse/Et-si-la-Suisse-instaurait-un-service-citoyen-obligatoire/story/17507449

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15/09/2013

"Le spectre de la cohésion nationale hante le débat sur l'armée"

C'est le titre d'une page consacrée à ce thème par le Matin de ce dimanche.

Débat assez intéressant, mais somme toute  - et étonnamment - assez peu critique. A part H.-U. Jost, qui estime que les CFF et La Poste font plus pour la cohésion nationale que l'armée.

Ceux qui rappellent inlassablement ces temps, dans les médias sociaux, dans les médias et dans les assemblées politiques, que l'armée est le ciment de l'unité de notre pays et le garant de notre cohésion nationale estiment que c'est grâce à l'armée que tous les jeunes de notre pays apprennent à se connaître, à échanger par delà les frontières des langues et à découvrit leur pays, sous le même uniforme et sans distinction de classe sociale.

Cette conception s'est révélée vraie, jusque dans les années 90. Mais soyons réalistes, ce n'est plus le cas. Au siècle passé, plus de 80 % des jeunes faisaient leur école de recrues et leurs cours de répétition. Ce taux est tombé à 40 ou 60 % selon les cantons ou les régions. Donc, on ne doit plus parler à cet égard d'instrument de cohésion.

Ceux qui défendent cette option sont des passéistes, ils font un déni grave de la réalité.

Ils esquivent de surcroît l'intelligence des propositions du PLR genevois, soutenues par le PDC, d'ouvrir un nouveau débat sur l'obligation de servir qui, contrairement à l'initiative du GSSA, étendrait cette obligation à tous les jeunes de 18 à 25 ans, soit dans l'armée, dont nous avons besoin, soit dans des domaines communautaires (associations, hôpitaux, EMS, services d'aide à domicile, etc...).

Aucun jeune ne refuserait de donner 9 à 12 mois de sa vie au service de la communauté.

Ce principe de base, dans son application, devrait aussi tenir compte des jeunes qui se consacrent à des activités de volontaires, notamment au sein des pompiers volontaires et/ou des services de secours sanitaires.

De même, les jeunes étrangers qui suivraient cette voie devraient pouvoir bénéficier par ce biais d'une naturalisation facilitée.

Abandonner ce dogme de cohésion nationale par la seule armée est une condition nécessaire pour ouvrir, après le rejet de l'initiative du GSSA, un débat constructif et plus large.

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18/08/2013

Epidémies

Nous voterons en septembre sur la modification de la loi sur les épidémies.

Les opposants à cette modification invoquent le risque que la Confédération oblige toute la population à se faire vacciner en cas de pandémie. C'est faux, la vaccination est un acte invasif, et donc il ne peut être imposé à tout un chacun.

Des exceptions s'imposent, notamment pour le personnel soignant. mais ceux qui refuseraient seraient déplacés.

Le but de la loi est aussi de donner plus de compétences à la Confédération. C'est juste, mais nécessaire. pour avoir vécu toutes les mesures de pandémie au moment du H5N1 et H1N1 en sonbtemps, en tant que directeur de la santé de ce canton, j'ai été effaré de constater le manque de coordination entre cantons et le principe d'appliquer 26 fois des mesures différentes.

A l'avenir, des pandémies de ce genre vont se multiplier, et il est indispensable que'un seul organisme, la Confédération en l'état, prenne la direction des affaires sanitaires. il ne s'agit pas d'abandon de souveraineté cantonale, mais de logique et d'efficacité

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18/06/2013

Assurances sociales: un paquet bien ficelé

Alain Berset a donc présenté ses mesures et sa stratégie pour assuer, à terme, la prennité de nos assurances sociales, ces trois piliers que bon nombre de pays nous envient.

Certes, la situation n'est pas catastrophique et les comptes de l'AVS sont même bénéficiaires de deux milliards (dûs en partie, on le rappellera, à un fort taux d'immigration).

Cela dit, les mesures présentées la semaine passée mettent enfin un terme à la tactique qui a a prévalu si longtemps sous Pascal Couchepin.

De mini propositions de ci de là, saupoudrées de mesures propres à plaire à presque tout le monde, pour finalement arriver à ces constats cinglants: les diverses mesures proposées n’ont jamais convaincu. La 11e révision de l’AVS, tout comme un relèvement de la TVA, furent sèchement rejetés en votation populaire en 2004. Et en 2010, c’est l'échec de cette même 11ème révision à qui le Parlement n'a laissé aucune chance. Sans parler du refus massif du peuple de réduire le taux de conversion LPP.

Le projet proposé par le Conseil fédéral cette fois-ci a le mérite de l'ampleur et de la vision à long terme. 

Augmentation de l'âge de la retraite pour les femmes, baisse du taux de conversion, mais aussi flexibilisation de l'âge terme AVS, augmentations successives de la TVA.

Ce projet, équilibré, sensé, tient compte des projections faites pour ces trentes prochaines années, en particulier en matière de démographie et assure, à terme, le financement fiable de nos premier et deuxième piliers sans péjorer la situation matérielle des assurés.Tous éléments fort opportunément rappelés d'ailleurs par les divers intervenants de la 3ème journée de sécurité sociale organisée il y a peu par la FER Genève.

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11/05/2013

Joli coup

En nommant Isabelle Chassot à la tête de l'office fédéral de la culture, Alain Berset marque un point. En premier lieu, il étoffe ainsi son état-major en le mâtinant d'un peu de francophilie et place à ce poste stratégique une femme ouverte à la culture et aux arts, charismatique et compétente.

Ensuite, il fait appel à une ancienne conseillère d'Etat et ancienne présidente de la conférence des directeurs de l'instruction publique (CDIP), donc à une femme qui connaît bien les mécanismes des cantons et leurs susceptibilités respectives et fédéralistes face à toute tentative d'intervention de la Confédération.

Sur un sujet aussi sensible que la culture, domaine sur lequel bien des cantons sont chatouilleux et tiennent à garder leurs compétences, l'expertise d'une femme de tête et son sens de la diplomatie ne seront pas de trop pour permettre enfin d'avoir dans ce pays une politique de la culture concertée et cohérente.

On se prendrait à souhaiter une initiative aussi originale dans un autre domaine: le sport. Puissant facteur d'ntégration, canal essentiel de la promotion de la santé et de la prévention des maladies, le sport ne peut que perdre en force s'il est laissé au responsable pâlot du DDPS. 

Il aurait ainsi toute sa place au DFI, sous la houlette d'un ministre qui saurait de quoi il parle et qui pourrait, en créant un secrétariat d'Etat, réunir ainsi la santé et le sport dans une logique sans faille et cohérente.

Mais bon, la cohérence et la politique vont rarement de pair...

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01/04/2013

Déchets plastiques: et si l'exemple venait d'ailleurs?

Tous ceux d'entre nous qui ont voyagé en Asie - et en particulier les nostalgiques de Katmandu - ont eu l'occasion de voir l'usage immuable de sachets en polyéthylène pour emballer tout achat de souvenirs , de fruits ou de toute autre marchandise.

Ces sacs se retrouvent ensuite dans la nature, dans les lacs et les rivières, puis, si on les récolte, sont brûlés sur des places publiques, dégageant des senteurs toxiques et insupportables.

En Suisse, le Conseil fédéral entend trouver une solution à la prolifération de ces emballages, en proposant que les commerces, les distributeurs, soient chargés de reprendre ces déchets et de les recycler.

Cris d'orfraies de ces distributeurs qui estiment que cette solution est non seulement coûteuse, mais trop compliquée..

Il sied toutefois de rappeler que ces déchets plastiques représentent un tiers des déchets incinérés et que leur récupération ferait baisser ce pourcentage de plus de 20%.

Au Bhoutan, qui applique le principe du BIB (bonheur intérieur brut), tous les sachets ou emballages vendus sont en papier recyclé et, donc, recyclables facilement et à moindres frais.

La Suisse ne serait elle pas capable de montrer l'exemple en la matière? Les consommateurs le souhaitent, et les distributeurs devraient accéder à ce souhait légitime.

Alors foin de tous ces emballages plastiques, les solutions alternatives et pas si chères existent.

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14/03/2013

Naturalisation des étrangers: tour de vis...

Le Conseil national a pris sa décision: PLR, PDC et UDC ont imposé leur loi: durcir les conditions d'octroi de la nationalité aux étarngers, et en particulier aux jeunes dont le comptage à double des années passées en Suisse est simplement supprimé. Une honte pour tous ces jeunes bien intégrés qui représentent notre avenir. Une honte pour un pays qui doit sa richesse à l'immigration. Une honte, à Genève, pour les promesses faites en Assemblée Constituante.

Je regarde ce soir, comme chaque mois, les débats du Grand Conseil. Je souris - une fois n'est pas coutume, rassurez-vous. En effet, au Conseil National, UDC et MCG ont réussi à imposer, avec cette alliance improbable avec le PDC, l'exigence de la langue: "bien communiquer au quotidien dans une langue nationale, à l'oral et à l'écrit."

Les interventions des députés UDC et MCG au Grand Conseil montrent à l'évidence que ce "bien communiquer" n'est guère de mise, à une exception près, que nous ne citerons pas. Pas une phrase cohérente, fautes de français et de syntaxe à chaque phrase, élocution difficile, sans parler de la grossièreté de certains propos. Et, par charité, je ne vous parlerai pas des débats du Conseil Municipal...

L'élu se doit d'être un exemple...Qui avait dit ça...?

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06/01/2013

La vie est belle...

...certes, surtout en ces périodes de fêtes, du moinspour les plus favorisés d'entre nous.

Et la mort est toujours aussi moche, surtout brutale, violente, inattendue et en particulier en ces périodes de fêtes...

La tragédie de Daillon, au centre d el'actualité depuis quelques jours, nous rappelle quelques souvenirs assez récents:

"Tout est sous contrôle, l'Armée sait exactement qui est en possession d'une arme de service..."

"Un registre centralisé de recensement des armes, tel que demandé par l'initiative contre l'arme à la maison, serait trop lourd à gérer. C'est le problème des cantons, et nous promettons de faciliter rapidement les échanges de renseignements entre ces derniers..."

"L'arme est à la maison, mais les soldats n'ont plus leurs cartouches à la maison...."

"Les contrôles effectués à la sortie des stands de tir et à la fin des exercices de tir permettent d'exclure que des cartouches ne soient subtilisées..."

"Les échanges entre la police et l'Armée concernant des individus dangereux sont réguliers et satisfaisants..."

Quelques deux ans après le rejet de la dite initiative - rejet massif en particulier en Valais - et quelques morts supplémentaires plus tard, les Voruz et Perrin, comme d'autres ténors de l'UDC ou de la droite, reconnaissent aujourd'hui - et avec quelle quelle clairvoyance - qu'il y a un problème et qu'il faut le gérer sur le plan fédéral.

En effet, au lendemain de la votation, on apprenait:

- que plusieurs milliers d'armes de sevice se promenaient dans la nature sans contrôle

- que les échanges d'informations entre la police et l'Armée étaient pour le moins lacunaires

- que des individus considérés comme psychologiquement faibles étaient toujours en possession de leur arme de service

- que les cantons n'ont toujours rien fait en matière de coordination de renseignements.

On se souviendra aussi de l'affiche représentant le président des jeunes UDC genevois, nu, avec comme cache sexe - ou substitut - son seul fusil d'assaut... Belle preuve de puissance et de mâle virilité, dont le retour sur image est particulièrement sordide après Daillon.

Ces défenseurs de l'arme à la maison ne sont rien moins que des complices de meurtre, par dol éventuel. Ils savent que la situation actuelle peut favoriser, voire provoquer des meurtres et des suicides, mais ils en prennent leur parti et - considérant que ce n'est pas monnaie courante - admettent que ce soit possible et qu'il faut bien faire avec.

Messieurs, combien vous faut il de morts de plus pour changer d'avis?

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30/09/2012

Ueli Maurer

Pierre Maudet, il y a quelques mois, avait déclaré que le problème de l'Armée, c'était Ueli Maurer... Belle sentence, qui rend encore plus ces jours, après les dossiers du Gripen, des bicyclettes (sic), et des disques durs du Service de renseignement, une saveur consternante de réalisme et de vérité. Président du l'UDC avant son élection au Conseil fédéral, Ueli Maurer nous a donné l'image d'un chef de meute hyperactif, combatif, jouant souvent en fin stratège avec deux coups d'avance sur ses adversaires. Et là, on voit un personnage falot, qui observe et ne dit rien, laisse couler les dossiers et fais le dos rond. Collégialité et respect du consensus? Que nenni, juste la révélation éclatante d'une incapacité de conduire, de prendre des décisions , de trancher, voire de sévir. L'UDC avait qualifié le Conseiller fédéral Schmid de "demi Conseiller fédéral". Formule juste méchante, mais qui a fait mouche et est restée dans les mémoires. Dur à assumer si l'on constate qu'Ueli Maurer est alors, à la même aune, un quart de Conseiller fédéral...

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