27.01.2012

Assurance maladie, ça dérape

Ainsi, les commissions santé et sécurité sociale des deux Chambre fédérales viennent d'adopter, avant que cela ne passe au prochain plenum, une disposition de modification de la LAMal plutôt étonnante, et le mot est faible.

Selon le texte proposé, les assureurs ne rembourseraient plus les coûts engendrés par des interventions motivées par un excès d'alcool ou de stupéfiants.

La diposition a , semble-t-il, pour vocation de limiter le plus possible ces saouleries devenues à la mode, comme le "binge drinking", soit l'activité consistant à boire de l'alcool jusqu'à tomber.

Certes, ces excès ont montré clairement leurs dangers comme en particulier l'augmentation des comas éthyliques, également chez les jeunes. Mais le remède proposé est-il le bon et a-t-on fait suffisamment en matière de prévention? Précisons aussi que les alcooliques et les toxicodépendants ne seraient pas concernés par cette mesure car ils continuent d'être considérés comme des malades nécessitant des soins.

Premier problème: comment le médecin urgentiste aura-t-il la possibilité de faire la distinction nécessaire entre consommation compulsive et massive, et l'état d'un alcoolique régulier qui aurait pris une sacrée cuite?

Deuxième problème: pour que l'assureur puisse exclure le remboursement, il faut qu'il connaisse le dossier. Il devra donc être en possession du dossier médical du patient. Et là encore, après les DRG et le nouveau financement hospitalier, on sabre à nouveau gaiement dans le fondement même du secret médical.

Troisièmement: où s'arrêtera-t-on? la prochaine étape pourrait être la non prise en charge des pneumonies et des bronchites des fumeurs et anciens fumeurs, les affections liées au cholostérol chez les bons vivants, j'en passe et des meilleures...

Le législateur de 1994 nous avait concocté une LAMal, certes imparfaite, mais qui au moins restait une assurance sociale, avec un généreux catalogue de prestations. Ses successeurs, en douce et par la bande, en font un amas de carcans et de contraintes, sans chercher des solutions innovantes et incitatives.

12:29 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

22.01.2012

Droit politique des étrangers

Tout prochainement, la Constituante va traiter de ces droits, en particulier sur le plan communal.

En l'état, le projet accepté en première lecture prévoit le droit de vote sur le plan communal pour les étrangers résidant à Genève depuis 8 ans.

Quant au droit d'éligibilité, la Constituante a botté en touche en prévoyant une disposition transitoire demandant au peuple de se prononcer sur cet objet quelques mois après l'adoption de la nouvelle constitution.

Les constitutions fribourgeoise et vaudoise octroient le droit de vote et d'éligibilité sur le plan communal, respectivement après 5 et 10 ans. Cette disposition n'a pas, jusqu'à présent, posé de problèmes majeurs d'application.

Selon la première lecture de la Constituante, le droit de vote seul serait accordé aux étrangers après 8 ans de résidence.

Pourquoi, à ce stade, différencier le droit de vote et celui d'éligibilité? A mon avis, ces droits sont indissociables. De plus, un étranger qui souhaiterait se présenter à une élection communale devrait faire la preuve de son intégration, seul élément pertinent. La décision reste au peuple.

Ainsi, pas de choix: ou on refuse le droit de vote et d'éligibilité, soit on accepte les deux. Laisser le peuple se prononcer par une disposition transitoire est un abandon de responsabilité, un déni de la mission que le peuple a confié à la Constituante.

Certes, l'UDC et le MCG jouent les gros bras, gesticulent et hurlent: le poids du MCG n'est pas à négliger, mais les genevois sont en général assez sages et votent bien. On peut partir du principe que ce droit d'éligibilité ne va pas les heurter.

Quant à l'UDC, c'est un parti qui décline et qui court à l'inexistence...

En cette année du tricentenaire de Rousseau, au moment où Genève essaie de se réconcilier avec l'auteur de l'Emile et du Contrat social, ne peut imaginer une avancée dans ce domaine, pour un canton qui a tiré toute sa prospérité de l'apport de ses étrangers...?

 

14:52 Publié dans Constituante | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

Les cantons craignent l'afflux de médecins étrangers

Depuis l'abolition de la "clause du besoin", dès le 1er janvier de cette année, les cantons, et en particulier Genève, craignent un afflux ingérable de médecins européens, avec pour conséquence une augmentation massive des coûts de la santé.

Instituée en 2000, la clause du besoin interdisait aux médecins d'ouvrir un cabinet privé sans qu'un médecin de la même spécialité ne ferme le sien. En bref, il s'agissait de maintenir, par spécialités médicales, le même nombre de praticiens qu'en juillet 2000.

Cette clause du besoin du besoin a été une mesure injuste, scélérate et inéquitable:

- entre le mois de mars et la fin juin 2000, il y a eu, sous un vent de panique, autant d'installations en cabinet privé qu'en trois ans, à Genève

- nombre de jeunes médecins qui avaient des projets pour 2001 ou 2002 les ont vus réduits à néant, en leur cassant toute velléité de réaliser leur rêve

- jsuqu'en 2008, les cliniques, les permanences, les centres médicaux ont pu engager sans inquiétude des médecins suisses ou étrangers, puisque cette mesure ne leur était pas applicable...Donc, inégalité majeure de traitement, à laquelle l'Office fédéral de la santé publique n'a réagi que très tardivement

- cette clause du besoin, on l'oublie trop souvent, a été un gage donné aux associations de médecins par le parlement, en particulier en suisse alémanique, pour les convaincre de ne pas militer contre les accords bilatéraux.

Supprimée en 2012, la clause va bien entendu favoriser l'installation de nombreux médecins suisses, qui attendent ce moment depuis des années, et qui sont particulièrement mal traités dans les hôpitaux publics, certes. Mais elle peut aussi encourager des médecins européens à venir s'installer chez nous.

Ce qui a manqué dans cette procédure, c'est une certaine rigueur de l'OFSP de l'époque Couchepin et Burkhalter, un manque de vision grave et déplorable. En effet, le département de ces deux conseillers fédéraux aurait eu la possibilité de mettre en place des mesures d'accompagnement, ce que font tous les pays européens. Laissons les médecins étarngers s'installer, mais exigeons d'eux un examen sur notre système de santé et sur son organisation. En effet, je vois régulièrement des problèmes assécurologiques provoqués par la méconnaissance de ces médecins quant à notre système d'assurance sociale, et ce au détriment du patient.

L'OFSP pense à ce problème depuis trois ans, et y pense encore....Je crains qu'il ne soit un peu tard...

 

14:25 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

15.01.2012

Les experts Genève

Les séries télévisées de ce genre portent sur des affaires criminelles généralement difficiles à résoudre. A Genève, les experts ont planché pendant longtemps sur la réintroduction et l'extension du tram et sa connexion au reste du réseau. Tout alla bien jusqu'à ce fameux 11 décembre, journée pluvieuse et froide de surcroît, où nous avons eu le plaisir de tester le nouveau réseau TPG, dont l'efficacité était vantée depuis de longues semaines. Las, ce fut et c'est encore la gabegie...

Certes, un nouvel horaire et de nouvelles lignes doivent susciter de la part des usagers beaucoup de compréhension, d'autant que des mesures correctrices étaient annoncées, voire un plan B.

Déception, une grosse conférence de presse pour accoucher de trois changements ridicules: réintroduction de deux lignes de bus, la 3 et la 7, pour satisfaire certains usagers, et accélération de la mise en place de la voie réservée aux bus sur le pont du Mont Blanc, mesure juste assez forte pour ne susciter que l'ire des probagnoles du canton.

En fait, si les cadences sont bonnes et les trams moins bondés (positivons...), les trajets sont en moyenne plus longs, et cela est dû principalement aux transbordements. A rive, Plainpalais, Bel-Air ou au PR de Bernex, l'usager doit, en quittant son tram, traverser un carrefour où se croisent au moins une ou deux voies automobiles, avec des passages pour piétons peu régulés par des feux. En descendant de son tram, et en voyant son bus au loin, l'usager se précipite donc sur la chaussée au mépris de toute prudence, sachant bien que le bus n'attend pas...

On nous a vanté le nouveau réseau comme la réplique d'un métro... Quelle superbe...A Londres, Paris ou Moscou, il est vrai que l'usager parcourt un nombre impressionnant de couloirs pour sa correspondance, mais il est protégé, c'est là toute la différence.

Soyons justes: la situation s'est bien améliorée, surtout pendant la semaine du 3 au 9 janvier, soit pendant que cette ville voit la moitié de ses habitants filer en vacances de fin d'année...Un réseau qui fonctionne bien quand personne ne l'utilise, c'est un bel objectif.

On nous promet encore des mesures d'amélioration, sous la conduite d'un comité de pilotage présidé par Mark Müller (!), qui aura certainement bien d'autres soucis en tête.

Mais comment croire ces promesses: les TPG ont augmenté leurs tarifs sans fournir leur équivalent en qualité. Ils ont subrepticement supprimé les bonus des "carta" du même nom. Enfin, ils installent de nouveaux distributeurs qui rendent la monnaie, certes, mais qui refusent les dites cartabonus...! Et ce après avoir gardé des millions de francs de monnaie pendant des années avec les distributeurs qui ne rendent aucune monnaie.

En principe, une régie publique, même autonome, réfléchit en fonction de la satisfaction des usagers. Ce ne semble pas le cas pour les TPG, dont les experts font leurs projections en partant du principe que les trams et bus peuvent se déplacer en ignorant qu'il y a aussi, eh oui, des voitures, des camions, des deux roues, et mêmes des piétons qui se déplacent dans cette ville.

Ou alors, les TPG estiment peut-être que la pluralité des moyens de transport est déjà dépassée.

21:34 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

01.01.2012

La forme et le fond

Marc Bonnant, l'avocat genevois qui fait de l'art oratoire son seul plaisir et sa seule passion, malheureusement peu partagés par les lecteurs, commet ce dimanche dans le matin un nouveau billet intitulé "Alain Berset, le husky perdu et autres insignifiances..."

En fait, sur presque une moitié de page du Matin Dimanche, seul journal romand à paraître en version dominicale, Marc Bonnant livre ses impressions sur la composition du nouveau Conseil fédéral.

Comme d'habitude, on attaque la lecture de l'article avec un dictionnaire à portée de main, ou à tout le moins la souris de notre ordinateur pointée sur "wikipedia", seules sources propres à nous éviter d' achopper sur un mot sur dix.

Que l'on privilégie la forme, le style, le vocabulaire recherché, cela peut e comprendre...Mais que cela soit le seul but d'une chronique, cela devient lassant, et surtout vide de sens.

Un autre vocat genevois, Carlo Poncet, met en exergue dans ses chroniques le fiel et la méchanceté; Marc Bonnant, lui, n'y met que la recherche du style et d'un vocabulaire si compliqué que 95% des lecteurs cessent de le lire dès la troisième ligne, ce qui laisse au message souhaité une durée de vie pour le moins abrégée.

Genevois, il se permet de reléguer le canton d'Alain Berset, Fribourg, au rang de de canton "primitif", montrant ainsi sa faible connaissance de ce qui se passe au-delà de la Versoix, défaut redhibitoire chez nombre de genevois qui, comme lui, font preuve d'un nombrilisme effarant, en ignorant les difficultés financières de leur canton, alors que ses voisins réduisent leurs dettes et assainissent leurs comptes, en ne comptant pas sur des recettes illusoires, mais en gérant leur bien à bon escient et au bénéfice de leurs habitants.

Mais le plus impressionnant, c'est le fond: arrivé au terme de l'article, et en s'infligeant le cas échéant une deuxième lecture - pas une troisième, n'exagerons pas... - la question est posée: qu'a-t-il voulu dire? En fait, on ne sait pas trop..., ou plutôt on le sait de plus en plus. Au fil de ses chroniques, on retient que Marc Bonnant joue avec les mots, choisit son vocabulaire, use et abuse des subjonctifs imparfaits, mais sans rien nous fournir de concret.

Il prend plaisir à le faire, sans se soucier des éventuels dix lecteurs qui le supportent chaque dimanche, et c'est donc un plaisir quasi solitaire que Le Matin lui permet de façon hebdomadaire. C'est de l'onanisme linguistique, dédié au seul plaisir de celui qui le pratique...

18:01 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | |  Facebook

31.12.2011

Carte de voeux

Chaque fin d'année, le rituel est le même: choisir d'envoyer des cartes de voeux, se contenter de répondre à celles que l'on reçoit, ou ne rien faire du tout. Si l'on décide d'en envoyer, plusieurs choix sont possibles: envoi par Internet, envoi de cartes personnalisées, choix d'une carte d'une association caritative ou achat de cartes classiques dans le commerce.

J'aime Internet et les courriels, mais j'avoue ne guère priser les cartes de voeux envoyées par ce biais. Bientôt, nous risquons de recevoir de la même façon les faire part de mariage, voire de deuil...

Une carte de voeux, c'est une image, un hommage, un remerciement et une reconnaissance. Elle est aussi un symbole de ce que ressent et pense son expéditeur.Elle doit donc avoir une touche personnalisée et montrer que son expéditeur a pris la peine de la choisir, d'y écrire quelques mots. Donc foin de ces cartes pré-imprimées, aux signatures multicopiées et sans âme, aux adresses photocopiées.

Cela étant, chacun sa manière, et surtout chacun ses goûts. Cela va du plus kitsch au plus dépouillé, du plus brillant au plus terne, le choix est vaste, mais parfois assez consternant.

C'est le cas des cartes choisies cette année par l'administration cantonale: deux cartes en couleur, dont le choix est laissé à leurs utilisateurs.

L'une montre deux malheureuses bouées flottant sur l'eau, l'autre un des ces horribles sapin odorant censé cacher les mauvaises odeurs dans une voiture, avec en arrière plan un renne.

C'est quoi, le message? Les bouées pour illustrer le naufrage financier du budget 2012? Le sapin odorant pour camoufler quelque mauvaise odeur?

Bref, ces cartes sont moches, et je connais bien des serviteurs de l'Etat qui sont gênés de les utiliser...Mais qui donc a pu choisir de telles horreurs? Au risque de me montrer irrévérencieux, je dirais que ce doit être les membres de la Commission des monuments et des sites, dont le goût douteux en matière de sauvegarde du patrimoine a déjà été prouvé à réitérées reprises...

 

 

12:26 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  Facebook

28.12.2011

Pierre-Yves Maillard et Stéphane Rossini mauvais perdants...?

C'est ce que le lecteur pourrait conclure à la lecture de l'article du Matin de ce jour, page 6, sous le titre "Caisse unique: Berset mal pris".

L'article est consacré au succès incontestable de l'initiative pour une caisse maladie publique - et non "unique" - annonçant la validation, après 11 mois seulement sur les 18 impartis, de 120'000 signatures.

Pierre-Yves Maillard et Stéphane Rossini font pression sur Alain Berset, le rappelant à ses devoirs de socialiste. Réaction de mauvais perdants?Que nenni..., le PS tout entier exercera la même pression sur son Conseiller fédéral, et c'est un jeu normal, même s'il débute quelques jours avant l'entrée en fonction effective du Conseiller fédéral élu.

Les paramètres n'ont jamais été aussi bons: d'abord une initiative bien plus équilibrée que la précédente (qui a essuyé 70 % de refus), et qui a sagement renoncé à fixer des primes, sans plafond, en fonction de la capacité économique des assurés. L'arrivée au DFI d'un socialiste ensuite, aprés l'horrible parenthèse de Pascal Couchepin. Ce dernier, peu subtil, croyait connaître ce domaine sous le seul prétexte d'avoir présidé quelques années le Conseil d'administration du Groupe Mutuel. Bonne initiation, certes, mais néanmoins subjective, univoque et peu critique.

Quelques bémols tout de même:

- la récolte des signatures a été massive en Suisse romande, et l'on connaît la position de nos frères d'outre Sarine vis à vis du rôle de l'Etat et de la responsabilité individuelle. Et c'est bien connu, ces romands s'écoutent trop, se plaignent constamment et courent chez le médecin pour un oui ou pour un non, vu leur tempérament latin et pleurnichard,

- les socialistes sont minoritaires, tant au Conseil fédéral qu'aux Chambres, et ce n'est pas le seul Alain Berset qui va changer, en une séance, l'opinion de ses collègues,

- un conseiller fédéral est membre d'un collège, ce n'est pas un président de parti, encore moins un chef de meute, reproches que les mêmes Maillard et Rossini avaient d'ailleurs adressés à Christophe Blocher, et qui étaient pleinement justifiés.

La caisse publique est une bonne solution, n'en déplaise aux Ruey et Parmelin. Elle ne promet pas de baisse de primes, mais elle assurera à tout le moins la transparence dans la gestion d'une assurance sociale - on l'oublie parfois...- qui est d'ailleurs la  seule à être soumise à des principes de concurrence, ce qui n'est imposé ni à l'AI, ni à l'AVS, ni au chômage.

Le seul levier qu'Alain berset peut utiliser face à ses collègues est lé'laboration rapide d'un contreprojet, direct ou indirect, permettant de régler au moins dans un premier temps les problèmes de la séparation de la gestion des assurances de base et privées, de la chasse aux bons risques, de la disparité entre cantons et régions, de la solidarité entre jeunes et vieux, ainsi que d'une gestion centralisée des réserves, aux mains de la Confédération.

 

16:06 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | |  Facebook

18.12.2011

TPG nouvelle version

Je m'étonne des lettres de lecteurs violentes que j'ai pu lire ces jours au sujet des changements des horaires et des lignes TPG. Comme usager, j'ai plutôt apprécié les nouveautés, même si j'ai dû changer quelques habitudes...En tout cas, pas de quoi hurler à ce point. Je vois enfin des cadences normales, des trams moins bondés et un rythme acceptable.

Mais les genevois râlent pour peu, et sont réticents à tout changement, voilà bien un luxe de riches.

En revanche, parlons plutôt des aménagements: Bel Air, cette place stalinienne et sans âme, après le massacre de la place de la Gare, et après le maintien de la pustule du carrefour de Rive...

Genève, qui se vante tellement d'être ville internationale, ne peut elle pas engager un mec doué de goût artistique et pratique pour ces aménagements...?

15:50 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | |  Facebook

17.12.2011

La patate chaude de Burkhalter à Berset

Didier Burkhalter aura fait à peine deux ans au DFI, sans résultats très probants. Il aura traversé cette période avec la nonchalance froide et altière qu'on lui connaît, peu propice à comprendre les mécanismes sociaux et les attentes d'une population qu'un PLR ne peut pas comprendre...

L'accuser de passer la "patate chaude" à Alain Berset est un peu facile. Ce département est difficile: Flavio Cotti, Ruth Dreifuss, Pascal Couchepin puis Didier Burkhalter s'y sont cassé les dents, chacun avec son style, le plus détestable restant celui de Pascal Couchepin, hautain et méprisant, peu soucieux des intérêts de la population en matière d'assurances sociales.

Alain Berset a deux légitimités pour reprendre ce défi difficile: la fibre sociale et socialiste acquise dans son environnement familial et de par ses études, et sa connaissance approfondie des mécanismes économiques. C'est la première fois depuis longtemps que nous aurons à ce poste un Conseiller fédéral dont la fibre sociale est incontestable et qui a, en même temps, une connaissance fine des mécanismes économiques.

Or, gérer le système de santé, à l'heure actuelle, sans en connaître les mécanismes sociaux et économiques, est un pari impossible.

C'est pourquoi Alain Berset est "the right man at the right place".

 

 

15:24 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  Facebook

09.12.2011

Pierre Kunz joue les indignés...

Le journal Le Temps, d'habitude de bonne tenue, publie ce vendredi 9 décembre un billet commis par Pierre Kunz, constituant genevois libéral-radical, dont le contenu et la faiblesse de l'argumentation font pâle figure à côté de l'excellent article de Matthieu Béguelin, sur la même page, intitulé "Occupy Wall Street ou la réapropriation du pouvoir".

Sous le titre "L'indignation ne sert à rien, sinon à nier les réalités d'aujourd'ui", Pierre Kunz accumule les contradictions et les jugements à l'emporte pièce.

Comment en effet peut on notamment affirmer que l'indignation nie les réalités d'aujourd'hui puisque justement ce sont ces mêmes réalités qui provoquent ces mouvements?

Comment peut on critiquer la culture du matérialisme et des loisirs à laquelle Pierre Kunz nous accuse d'avoir cédé alors qu'il a été le directeur - efficace et très entrepreneurial d'ailleurs - d'un centre commercial qui est devenu sous son impulsion active le plus grand centre de Genève, temple de la consommation effrénée et palais des vitrines les plus alléchantes incitant le chaland à consommer vite et tout de suite, à coup de cartes de crédit?

Mépriser l'indignation et ses indignés, c'est mépriser les sentiments, en particulier celui de l'injustice quîls ressentent et qu'ils crient avec leurs moyens. Ou encore, comme le dit Matthieu Béguelin, c'est imiter Louis XVI s'asseyant sur les cahiers de doléances de ses bons et fidèles sujets, pour s'étonner ensuite de finir sur l'échafaud.

L'indignation n'est pas un phénomène nouveau. Faire semblant de le découvrir et s'arrêter uniquement au bouquin de Stéphane Heyssel pour s'offusquer que d'aucuns critiquent le système qui a abouti à la crise que nous connaisons est faire preuve de mépris.

La révolution fazyste qui a fait la Genève moderne a été l'expression d'indignés, comme d'autres avant et après elle, comme Solidarnosc, ou comme plus récemment les printemps arabes.

L'indignation, il faut l'écouter, et l'entendre, elle est un signe avant coureur qui trompe rarement et qui est l'expression d'une blessure vive. Mettre une couverture d'ignorance sur une plaie ouverte, c'est provoquer l'infection, puis la gangrène.

Alors, un peu plus de modestie et d'écoute plutôt que d'agressivité et de dérision.

15:41 | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | |  Facebook

05.12.2011

Fête fédérale de lutte genève 2016

Fête fédérale de lutte en 2016 – le comité central de l’Association Fédérale de Lutte Suisse (AFLS) a visité la candidature genevoise

Ce samedi 3 décembre, le comité central de l’Association fédérale de lutte suisse (AFLS) a visité la candidature genevoise à l’organisation de la Fête fédérale de lutte et des jeux alpestres 2016. Il a été reçu au stade de Genève par le comité de candidature et son président, Monsieur Jean-Marc Guinchard ainsi que par les Autorités genevoises représentées par Madame Stéphanie Lammar, Maire de Carouge, Monsieur Sami Kanaan, Conseiller administratif de Genève et Monsieur Charles Beer, Conseiller d'Etat de la République et Canton de Genève. Au programme de la visite, présentation de la candidature genevoise, visite du stade de Genève, déplacement au local de lutte de Carouge et verre de l’amitié à la Place du Marché de Carouge.

La Fête fédérale de lutte et des jeux alpestres a lieu tous les trois ans. Tous les quinze ans, elle est organisée dans la partie francophone du pays. Après Nyon en 2001, la prochaine édition romande aura lieu en 2016. Genève a déposé le 29 septembre dernier son dossier de candidature pour accueillir cet événement qui attire en moyenne 230'000 visiteurs sur un week-end. Ce serait la première fois que Genève aurait l’honneur d’organiser ce qui est la plus grande manifestation sportive du pays.

Les délégués de l’AFLS choisiront le 4 mars prochain lors de leur assemblée entre les trois candidatures en lice, Fribourg (Estavayer-le-Lac), Neuchâtel (Colombier) et Genève.

Le comité de candidature composé de représentant-e-s de la lutte genevoise, de personnes actives dans l'organisation de manifestations et de représentant-e-s de l'Etat de Genève, de la Ville de Genève et des communes de Carouge et Lancy a élaboré un projet urbain, original et innovant. En cas d’obtention de la manifestation, les 26, 27 et 28 août 2016, le stade de Genève se transformera en arène de lutte. Les festivités, tentes et animations, seront implantées le long d’un axe aboutissant à la place du Marché à Carouge, le lancer de la pierre d’Unspunnen aura lieu au parc Cottier, en bordure de la place de Sardaigne, et la compétition de Hornuss au stade de Vessy.

Le comité de candidature table sur un budget de quelque 17 millions de francs.

Il est important de souligner le soutien actif des Autorités cantonales et municipales qui, par les engagements pris, manifestent fortement leur souhait que Genève soit enfin, et pour la première fois, la capitale fédérale de la lutte durant trois jours en 2016.

Pour Charles Beer, Conseiller d'Etat chargé du Département de l'instruction publique, de la culture et du sport, il est primordial de s'assurer que ce projet est porté par l'ensemble des collectivités publiques du canton. "L'Etat de Genève a assuré le comité de candidature de son plein soutien, déjà effectif notamment par la réalisation d'une étude sur les coûts et les bénéfices de la manifestation. Il s'agit maintenant de tout

mettre en œuvre pour remporter l’organisation de cet événement majeur" a-t-il affirmé.

Sami Kanaan, Conseiller administratif de la Ville de Genève en charge du Département de la culture et du sport, insiste par ailleurs sur les opportunités que représenterait l’organisation de cette Fête fédérale de lutte en termes de mise en valeur du sport, de promotion touristique mais aussi de cohésion nationale. «Il serait symbolique à plus d’un titre que Genève accueille cette manifestation en 2016. Cette édition interviendra juste après le 200e anniversaire de l’entrée de notre canton dans la Confédération. Une Fête fédérale de lutte genevoise marquerait de manière forte l’attachement de Genève à la Suisse et favoriserait le nécessaire rapprochement de ses régions. »

Le comité de candidature est certain que l’originalité de son projet, un budget réaliste et l’adhésion des Autorités et de la population sauront convaincre les délégués de la lutte suisse en mars prochain d’accorder l’organisation de la Fête fédérale de lutte et des jeux alpestres 2016 à Genève.

Tous les détails de la candidature genevoise sur www.ffl-geneve2016.ch Contact presse :

Jean-Marc Guinchard
Président du comité de candidature 079 550 16 06

 

23:49 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

14.11.2011

Armes de service à domicile

Durant la campagne de votation sur l'initiative visant à supprimer l'arme d'ordonnance à domicile, les militaires et les opposants nous ont dit sur tous les tons que les contrôles mis en place permettaient d'éviter les drames potentiels.

En dix jours, deux homicides par armes d'ordonnance ont eu lieu.

Seule réponse des militaires: il faut mieux communiquer entre les départements de la justice et des affaires militaires.

Certes, bonne initiative, mais dans le cas du meurtre de St Léonard, l'arme était un fusil d'assaut, avec des cartouches volées. Ne nous a -t on pas dit  et redit que les contrôles étaient stricts?

Et même si cette communication se fait mieux entre ces départements, avec toutes les restrictions liées à la protection des données, on ne peut pas éviter les pétages de plomb qui peuvent nous toucher, vous et moi.

Moralité: les autorités et les militaires nous mentent, et la seule solution est bien d'interdire l'arme militaire à la maison.

19:16 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | |  Facebook

18.10.2011

Au delà de la Versoix

http://www.lausanne.ch/homepage/index.php

Sur le site officiel de la ville de Lausanne, qu'un certain édile municipal genevois avait, en son temps, traité de "rupestre" et qu'un magistrat cantonal avait qualifié de "village de pêcheurs au bord du Lac de Genève, il y a une section "grands projets" qui traduit tout le dynamisme de cette ville. Je n'ai pas trouvé cette section sur le site officiel de la ville de Genève. C'est étrange non ? Avec les  moyens financiers de cette ville et de ce canton...

A Lausanne, pendant que nos élus municipaux s'étripent de façon fort peu cultivée sur le budget de la culture, on va créer:


Au niveau de la culture :

- le nouveau musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) (2016)
- le nouveau musée Elysée (musée de la photographie)
- le nouveau musée du design et des arts appliqués contemporains (MUDAC)
- AquaPole, le magnifique musée vivant sur l'eau

Au niveau de l'urbanisme durable :

- le projet Beaulieu 2020
- 3000 logements (pour la seule ville de Lausanne, alors que ce chiffre est la cible - inatteignable en l'état - de tout le canton de Genève)
- l'éco-quartier des Plaines-du-Loup
- la réaménagement de la place de la Sallaz
- le développement du quartier de Malley

Au niveau académique :

- un développement continu du site UNIL/EPFL depuis de nombreuses années

Futur proche :

- la création du projet  M3, après le TSOL et le M2, alors que le CEVA patine lamentablement
- le projet d'agglomération Morges-Lausanne

Alors cessons de considérer nos voisins comme des paysans balourds et dépêchons nous de les imiter.

Vous voulez aussi que je vous donne l'exemple de Fribourg, canton qui n'a plus de dette et qui connaît un développement intéressant...?

"Y en a point comme nous"... certes, mais il y  en a d'autres, différents, et qui réussissent pas mal. Et au delà de la Versoix, il n'y a pas que de la savane...

17:53 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | |  Facebook

10.10.2011

Mensonge populiste

Le MCG s'est vu interdire son affiche électorale - "censurée" selon lui - parce qu'elle parlait, au sujet des assureurs maladie, à une "arnaque" d'Etat. Ce parti a d'ailleurs largement tiré parti de cette interdiction, médiatiquement, comme d'habitude et sûrement avec un certain succès.

Nous avons reçu vendredi, pour la plupart d'entre nous, le matériel électoral nécessaire à l'accomplissement de notre devoir électoral.

La liste du MCG qui présente Poggia et Magnin au Conseil des Etats, intitulée "Défense des assurés", outre le fait qu'elle remet la compresse en parlant d'"escroquerie d'Etat", affiche comme slogan "Pour ne plus payer de primes d'assurance maladie!"

Cette affirmation purement mensongère est non seulement une escroquerie, mais aussi aussi un pur mensonge, une promesse impossible.

Quand on fait la morale aux autres, on essaie à tout le moins de rester dans les limites raisonnables du slogan accrocheur, mais pas de tromper à ce point les électeurs éventuels. C'est d'autant plus condamnable que le candidat poggia ne cesse de se présenter comme le défenseur acharné des assurés.

16:33 Publié dans Elections fédérales | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | |  Facebook

07.10.2011

Fête fédérale de lutte: Genève candidate

Genève veut décrocher l’organisation de la fête fédérale de lutte et des jeux alpestres en 2016. Le comité de candidature propose d’utiliser le Stade de Genève pour installer les sept ronds de sciure où s’affronteront quelque 280 athlètes aux bras noueux.

Estavayer-le-Lac (FR) et Colombier (NE) sont aussi en lice, a indiqué vendredi devant la presse Jean-Marc Guinchard, président du comité de candidature. La Fête fédérale de lutte doit, selon un tournus bien établi, être organisée tous les quinze ans en Suisse romande. Le verdict tombera en mars 2012, suite à un vote de l’assemblée des délégués de l’association fédérale de lutte suisse.

Un concept urbain

Genève n’a encore jamais obtenu l’organisation de ce qui est considéré comme le plus grand événement sportif suisse avec en moyenne plus de 250’000 spectateurs. Pour se démarquer de ses concurrents, le comité genevois mise sur un concept urbain. Du jamais vu pour la Fête fédérale de lutte qui est habituellement organisée en campagne avec une infrastructure créée de toutes pièces.

En utilisant le Stade de Genève, on économise le montage d’une arène, explique Jean-Marc Guinchard. De plus, les lutteurs pourront bénéficier de toutes les installations modernes du Stade. Seul bémol, le stade dispose de 30’000 places assises et 5000 aux abords de la pelouse, c’est-à-dire moins que pour l’édition 2010 à Frauenfled (47’500 places).

Mais Genève met en avant d’autres atouts, comme l’accès direct en train, la proximité immédiate du centre-ville, l’importante offre hôtelière du canton ou encore l’expérience en matière d’organisation de grands événements sportifs.

Sans compter que le comité bénéficie des soutiens politiques du canton et des villes de Carouge et Lancy, les principales concernées.

Du Hornuss à la Fontenette

Coté finance, le budget est estimé à 17,2 millions de francs, dont 600’000 de subventions publiques. Les revenus proviennent principalement des sponsors (6,1 mio), de la billetterie (5,2 mio) et des recettes commerciales (3,5 mio).

La Fête fédérale est prévue sur trois jours, du 26 au 28 août 2016. En plus des passes de lutte, cette manifestation est aussi l’occasion d’assister au lancer de la pierre d’Unspunnen ou à des compétitions de Hornuss. Celles-ci se dérouleraient au Stade de la Fontenette. Et toute la manifestation bénéficierait d’une zone piétonne créée pour l’occasion.

 

ATS 7.10.2011

17:02 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | |  Facebook